‹ Histoire de la Révolution de 1848 (volume 3)Chapitre 72 sur 209 · CHAPITRE SEPT II: MIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPT II: MIL

race à race, nationalité à nationalité. Cotte invocation anx rivalités (les peu[)les n'avait pas i)esoin d'ôtie l'aile poni' être sentie. Dés le 27 mars, on lisait dans les journaux et sur les murs de Vienne :

« Debont ! En Italie! Onoi ! nons devrions ahan-

donner non-seulement la Lombaidie, mais encore cette admirable Venise et son immense matériel de guerre ! nous devrions renoncer à frapper un coup dans le l)ut de conserver à la marine de l'Allemagne régénérée cette reine de la mer Adriatique ? Nous qui, après une révolution accomplie par nous-mêmes et par nous seuls, avons olîert aux Vénitiens la liberté et une main fraternelle ! nous, qui leur avons donné, avec confiance, jusqu'à ces armes qu'ils ont aussitôt traîtreusement tournées contre nous, nous devrions nous laisser chasser hors de ce pays, honteusement, sans combat, et stigmatisés comme dos lâches par TEuiope onlièro ! N'écoutons pas V ultra-libéral allemand qui n'a jamais élevé la voix pour dire qu'on reprenne à la France l'Alsace et la Lorraine, ces pro,vinces allemandes...

» Est-ce donc des chaînes que nous apportons à l'Italie? Est-ce (jue le coup qui a frappé .^lelternich n'est pas parti du cœur môme de l'Autriche, d'une main allemande ? Est-ce qu'il n'a pas été frappé pour la liberté des Italiens aussi bien que pour la nôtre?

)) Respect pour la nationalité ! Respect pour la liberté des Italiens! Nous accordons cela du plus î)rolbnd de notre cœur. Mais la séparation violente , totale de la Lombardie et de la Vénétie d'avec l'Autriche serait la ruine de cet empire... »

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