CHAPITRE HUITIEME. 2.j
(le d'Aspre, avait son front de bataille dans la direction de Sandra, San-Giustina, Sona et Somma-Campagna, et coupait ainsi, avec sa droite, la route de Peschiera à \'érone.
L'armée piémontaise commença son mouvement en avant dans la matinée du 26 avril. Le premier corps, par le pont de Goïlo, le second, par les ponts de Monzambano et de Borghetto, défilèrent, la droite en tête, sur la gauche du Mincio. Le premier s'arrêta à Roverbella, le deuxième à Yillafranca, laissant en arrière la quatrième division , qui devait achever le blocus de Peschiera, déjà entrepris, sur la rive droite, par une brigade. Ce mouvement menaçait la gauche de l'ennemi.
Le premier corps de l'armée autrichienne, qui formait le second échelon de la ligne de bataille, se voyant menacé sur sa gauche , fit un mouvement en arrière. Il abandonna les hauteurs et forma, avec les brigades Taxis, Ralh, SchaatTgostche et Lichlenstein, une ligne entre Bussolengo et Santa-Lucia. Le général d'Aspre conserva ses positions.
Le 27, les Piémontais restèrent dans l'inaction. Le 28, la tête de colonne du deuxième corps conversa à gauche et occupa les hauteurs de San-Giustina et de Palazzolo; tandis que le général Bès, avec la quatrième division, pour compléter l'investissement de Peschiera, marchait sur Cola et Pacengo, et venait se heurter contre la gauche de d'Aspre. D'Aspre, se voyant compromis par la présence de l'ennemi à Giustina et à Palazzolo, se serra sur sa droite, se concentrant à Pastrengo.