‹ Histoire de la Révolution de 1848 (volume 3)Chapitre 99 sur 209 · VI · texte numérisé non relu

VI

Le jour même, Bava suivit le mouvement de la troisième division et occupa les hauteurs de Custosa, de Somma-Carapagua et de Sona. La réserve se maintint derrière le centre de la ligne, à Guastalla et Oliosi; la cavalerie campa à San-Giorgio in Salice.

Bès avait accompli l'investissement de Peschiera , et la troisième division s'était déployée jusqu'à Sandra, d'où elle conservait ses communications avec lui.

Le 29 , le général autrichien Taxis attaqua vivement les Piémontais à Sandra, mais, après six heures d'un combat furieux, il fut vigoureusement repoussé.

D'Aspre, concentré à Pastrengo, pesait sur la gauche de l'armée piéraontaise. Le roi se décide à l'attaque. A cet effet, il donne l'ordre à Sonnaz, renforcé par la réserve et la brigade Regina du premier corps, de marcher sur Pastrengo. La troisième division, soutenue par la brigade des Gardes, quitte San-Giustina. Le général Aviernoz , avec les brigades Guneo et Regina , part de Sandra, tandis que Bès, avec la brigade Piemonte, part de Cola. L'armée est en mouvement.

La troisième division s'élance sur l'ennemi, le chasse de colline en colline. La gauche, retardée par des accidents de terrain, arrive au i)ied des collines qui dominent Pastrengo et commence à monter. Les Autrichiens les attendent résolument et les reçoivent avec une décharge à brûle -pourpoint. Les Piémontais vacillent; mais trois escadrons de carabiniers, chargeant opportunément, sont bientôt suivis par toute la ligne, (pii enlève et couronne les hauteurs.

Kadetzki était venu sur les lieux mêmes. Il cherche, pour soutenir d'Aspre, à porter la gauche de sa ligne au secours de sa droite, mais vainement, parce qu'une

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