‹ Histoire de la Révolution de 1848 (volume 5)Chapitre 27 sur 49 · CHAPITRE SIXIKMi:. 2G · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIKMi:. 2G

et l'inarlion. Son ccriir l»;itlait du ili>ir et «le respiMaiice (ie voir la Heli^itjiK' unie a la l'iaiuM'; cl il in^ croyait pas au succès. Du :?(» au 2H, depuis liois jours culicrs, il laissiul stationner la colonne sans oser ni larrètcr ni la laisser passer. Kniin, poussj' à ImuiI par l inccriilude, itîuorant les intentions secrètes du iuiui>(ie de linlérieur, désireux de les connaître, il lui adressi inic dépêche tèléi;raplii(jue (pu demandait un oui ou un non. M. Ledru-Uollin , maîtrisant ses sympathies et lidèle aux décisions du (lonseil, repli(pia par ce seul mot : ?iiun! L'employé du téléiiraphc ne vit là que la répétition des derniers signes cpi'il avait transmis, et ne lit aucune communication au Conunissaire. >I. Delesclu7.e, ne recevant point l'avis (pi'il avait rc'clamé d'une manière si formelle, |)rit le silence |)our un consentement et laissa taire.

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Le 2H, à neuf heures du soir, la colonne belge, composée de I KM» hommes non armés, (juitte Sé(«lin, tourne les lortilications de Lille, arrive à deux Jieures sur le territoire de Bondues, y trouve les chariots, se partage les fusils et les munitions, et se dirige sur Menin, alin d'entrer en Beigi(jue par Bourbec(pie. .Mais, assaillie de soupçons et d'iiKpiiétudes secrètes, elle laisse Menin et Bourbeccjue à gauche, se rabat à travers champs sur Mouscrou , et pénètre au jour sur le territoire belge, débouchant en deux divisions par Neuville. Une avant -garde de vingt liommes est détachée pour fouiller le poste de la douane. N'y trouvant personne,

elle donne le signal de marcher en avant. Les divisions obéissent. Tout à coup, près d'un endroit appelé Risquons-tout, apparaissent les troupes belges.

Le gouvernement belge n'ignorait rien de préparatifs si ostensibles. Après la dispersion du premier convoi, il avait pu surveiller pendant trois jours la colonne belge cantonnée près de la frontière, en connaître le nombre, l'esprit, la mauvaise organisation, et suivre pas à pas ses démarches. Le général Fleury-Duray avait sous ses ordres, à Menin, 400 hommes, et à Courtray, 600 fantassins, 1 00 cavaliers du 2" chasseurs, et 2 pièces d'artillerie. Il se trouvait à Mouscron avec 200 hommes du 5" de ligne, les deux pièces d'artillerie et 25 chasseurs, quand il fut informé de la marche de la colonne belge. Aussitôt il s'était porté au-devant d'elle, en donnant l'ordre à toutes les forces de Courtray et de Menin de venir le joindre.

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