‹ Histoire de la révolution de 1848Chapitre 107 sur 243 · CHAPITRE CINQUIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIEME

républicaine des institutions et la paix publique, s’il manquait au premier de ses devoirs, en n’exécutant pas une loi existante justifiée plus que jamais, pendant un temps indéterminé, par la raison d’Etat et le salut public,

« Déclare qu’il fera exécuter ce qui concerne Louis Bonaparte dans la loi de 1832, jusqu’au jour où l’Assemblée nationale en aura autrement décidé. »

(Bravo! bravo! Applaudissements redoublés. — Toute l’Assemblée se lève comme un seul homme en agitaut les mains et en criant : Vive la République !)

« ... . Nous défendrons la République de tous les périls qui pourraient lui être suscités. Voilà le sens de la déclaration, voilà le sens de tous les actes qui sui vront, pour prévenir, non-seulement cette faction, s’il en existait une sous ce nom, mais toutes factions qui couvriraient mémo du nom abusif des libertés les pluï légitimes du peuple.

« ... . La première constitution, c’est le bonheur du peuple! La première politique, ce sont des lois populaires et pratiques. Nous vous en avons apporté, nous vous en apporterons tous les jours encore, votre sage initiative en augmentera le nombre; nous comblerons avec des lois d'utilité populaire, avec des lois de travail, avec des lois émancipatrices du prolétariat, avec des lois de propriété multipliée, croissante dans les mains de tous, nous comblerons de vérités et de bienfaits cet abîme que certaines utopies ont comblé, dans son imagination, de fallacieuses promesses, de mensonges et d’erreurs. (Très bien ! très- bien !)

COMMISSION EXÉCUTIVE

« Maintenant je termine par un mot qui m'est personnel .

« Les accusations se multiplient, non pas ici seulement, mais partout ailleurs, sous toutes les formes. Ainsi non-seulement nous sommes divisés entre nous, mais nous nous sommes unis aux conspirateurs, nous avons touché la main des hommes qui sont venus violer la légitimité nationale dans cette enceinte. Moi, par exemple, je me vois tous les jours accusé d’avoir conspiré avec ceux que vous aurez bientôt à juger pour le crime du 15 mai. Je conspire avec Sobrier, je conspire avec Blanqui. (Interruptions. — Non! — Oui! oui ! On l’a dit, — vous avez raison.)

« Messieurs, que les honorables interrupteurs me permettent de leur dire que la meilleure réponse aux calomnies de la presse, qui les fait circuler de main en main sans qu’on puisse les repousser, c’est la tribune; ainsi laissez-moi achever ce que j’ai à dire à cet égard, afin, si je puis, de ne pas perdre le temps de la République à réfuter ces calomnies; du moins, du haut de cette tribune et par occasion, en passant, que je les confonde de mon mépris et, je l’espère, du mépris de l’Assemblée nationale. (Vives marques d’assentiment.) On dit, je le répète, que j’ai touché la main aux hommes dangereux, que j’ai conspiré avec eux; je ne sais quel misérable plan de faction dont j’aurais été, non-seulement la première victime, mais la première honte et

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