‹ Histoire de la révolution de 1848Chapitre 115 sur 243 · II · texte numérisé non relu

II

COMMISSION EXÉCUTIVE

«c Nous savons pertinemment (et le Gouvernement le sait aussi) que les partis dynastiques comptent sur la manifestation populaire pour provoquer une collision entre les citoyens... Il y a eu de l'argent répandu, des hommes ont été achetés et enrégimentés ; on spécule sur le mécontentement des ouvriers; on pousse le Gouvernement à commettre maladresses sur maladresses afin de le dépopulariser de plus en plus...

« ... Le peuple n‘a rien à gagner à l’émeute et au désordre. Il sait bien que ce n’est pas, dans ce moment, ses affaires qui se décident.

« Il faut conserver la République envers et contre tous; et, pour conserver la République, il faut défendre le Gouvernement actuel. »

Une réunion des délégués des clubs démocratiques et des corporations ouvrières avait également reconnu en principe l’inopportunité du banquet I

Gel avis est suivi de ces mots : « Voilà les fauteurs de guerre civile, les agents de MM. de Bourbon, d’Orléans et de... bien attrapés I

« Il faudra qu’ils cherchent un autre moyen pour faire massacrer le peuple.

a II est vrai qu’il leur reste les attroupements, et ils en useront. »

Le comité fondateur du Banquet annonçait — 10 juin — qu’il avait fait un premier versement à la Banque de onze mille francs, produit des cotisations à 25 centimes.

Le Tocsin des Travailleurs disait — 10 juin : — « On nous donne avis des intrigues qui tâchent à se faufiler

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