‹ Histoire de la révolution de 1848Chapitre 12 sur 243 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

eu» dominait volontairement, ou involontairement, une idée, lien naturel et prédestiné des peuples, celle de la liberté !

La liberté! Là surtout était la force morale de la France : c’était sa révolution qui, de son souffle inspirateur, suscitant les peuples et faisant tomber leurs chaînes, lui conquérait leurs sympathies et arrachait à l’homme d’Etat ce cri dosa conscience : « L’Allemagne reconnaît tout ce qu’elle doit à ce peuple magnanime. »

Aux États-Unis d’Amérique, chez ce peuple qui marche à pas de géant dans le progrès, les sympathies s’étaient manifestées vivement et avaient pris une forme inusitée. Leur ministre, M. Richard Rush, avait présenté ce décret — 22 mai — à la Commission exécutive :

Trentième congrès des États-Unis d'Amérique ( première session ), commencé et tenu dans la ville de Washington , le lundi 6 décembre 1848 .

DÉCRET OFFRANT LES FÉLICITATIONS DU PEUPLE AMÉRICAIN AU PEUPLE FRANÇAIS.

Il a été décrété par le Sénat et par la Chambre des représentants des Etats-Unis d’Amérique, réunis en

COMMISSION EXÉCUTIVE

congrès, qu’au nom du peuple américain, il serait offert des félicitations au peuple français sur le succès de ses récents efforts pour consolider les principes de la liberté sous la forme d’un gouvernement républicain.

Section 2. Et il a été ensuite décidé que le président des Etats-Unis serait chargé de transmettre ce décret au ministre d’Amérique à Paris, avec ordre de le présenter au Gouvernement français.

Robert C. Wixthrop,

President de la Chambre des représentants.

G. M. Dali.us,

Vire- Président des Etats-Unis et président du Sénat.

Approuvé, le 13 avril 1848,

James K. Polk.

Le ministre des affaires étrangères, en Iransmetlant, au nom de la Commission exécutive, ce décret à l’Assemblée constituante, fit observer « que ce fait était tout nouveau dans l’histoire diplomatique des Etats- Unis ‘.jusqu’à présent les communications de cette nature avaient toujours été faites par le pouvoir exécutif seul. Aujourd’hui, c’est le Congrès tout entier, ce sont les représentants de la République américaine qui s’adressent aux représentants de la République française, pour la féliciter sur l'avénement de son gouvernement. »

M. Drouyn de L’huvs lut, le 23, au nom du comité des affaires étrangères, un rapport et un décret.

Dans le rapport, il dit : « Nous nous sommes assurés

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