CHAPITRE SIXIÈME. IM
tivement à cette double question, et par conséquent la religion du bureau n’a pu être édifiée su rsa solution. Mais, vous le comprenez, il serait tout à fait indigne d’une grande Assemblée, dans les circonstances où nous sommes, au milieu de l’anxiété publique, de s’arrêter à un pareil ajournement, et de ne pas examiner de front la question politique qui a été posée hier par un des membres de la Commission exécutive, par la déclaration qu'il vous a lue.
« Cette question politique, votre commission l’a examinée, et elle l’a résolue dans le sens de l’admission du prince Louis Bonaparte. (Interruption.)
« Plusieurs voix. Il n’y a plus de princes !
« Le citoyen Jules Favre. J’en demande pardon à l’Assemblée ; elle a parfaitement raison de me relever; seulement je crois que ce mot dans ma bouche ne peut avoir aucune espèce de signification fâcheuse.
a Le citoyen Marescal. Il est citoyen, et pas davantage !
« Le citoyen Jules Favre. Le citoyen Louis Bonaparte, dis-je, n’ayant pas fait la double justification dont j’avais l’honneur d’entretenir l’Assemblée, la conclusion du bureau est celle-ci : son admission provisoire, bien entendu, jusqu’à ce qu’il ait fait cette justification.
« J’ai maintenant à rendre compte à l’Assemblée des motifs qui ont déterminé son bureau et à la faire pour ainsi dire assister à la délibération qui s’est élevée dans son sein.
« Le bureau a pensé que la question j>ouvait s’en-