‹ Histoire de la révolution de 1848Chapitre 142 sur 243 · SÎ · texte numérisé non relu

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institutions qu’ils abhorraient; et ils s'en emparaient et ils s’en servaient.

Les quelques députés, sincèrement démocrates, qui validèrent l’élection, niaient l’influence du nom ; et, sans en prévoir les redoutables conséquences, ils fermaient les yeux sur les manifestations et sur les manœuvres qui les enveloppaient.

On pénètre dans la pensée intime des partis en constatant simplement l’accueil fait dès le lendemain, par leurs journaux, à celte décision de l’Assemblée.

« Aujourd’hui, — dit Le Constitutionnel — après un examen plus attentif des faits et après une discussion approfondie, l’Assemblée s’est prononcée dans un sens absolument contraire (à celui de la veille), et nous croyons qu’elle a fait sagement... »

Le Siècle: « Si nos vœux intimes se rattachaient à l'absurde chimère d’une parodie de l’Empire, au lieu de nous réjouir de la résolution de l’Assemblée, nous nous associerions aux regrets et au dépit que semblaient éprouver un certain nombre des républicains de la veille, car nous sommes profondément convaincu qu’un prétendant ne saurait vivre et respirer longtemps dans l'atmosphère de la représentation nationale et en face la tribune. — Selon nous, l'Assemblée a fait acte de sagesse et de déférence bien avisée pour la souveraineté nationale exprimée par le libre suffrage des électeurs... »

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