‹ Histoire de la révolution de 1848Chapitre 144 sur 243 · CHAPITRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIÈME

n’en est pas l’âme, il en est le drapeau ; et, comme nous le disions hier, les partisans des deux prétendants de la branche aînée et de la branche cadette ne sont pas les moins ardents à faire les affaires de la maison Bonaparte. Selon leurs profonds calculs, Henri V, ou un d’Orléans, aurait moins de peine à passer dès qu’un descendant du Corse aura fait la planche. »

Quant aux nouvelles feuilles ouvertement napoléoniennes, elles célébraient leurs succès par des éclats de joie et un lyrisme d’enthousiasme. Le triomphe exaltait leur audace. I s ne dissimulaient plus leur but; ils le proclamaient : substituer Bonaparte à la République.

Dans ce tableau complet et impartial des impressions si vives et si franches du lendemain, on voit les journaux reproduire naïvement les sentiments des députés de leur parti, avec lesquels ils étaient en relation intime.

Les feuilles monarchiques des trois dynasties approuvaient toutes l’admission ; les feuilles républicaines la déploraient toutes. David d’Angers, le grand sculpteur, écrivait à La Réforme, et résumait ainsi ce vote : « C'est le premier coup de poignard porté à la République ! »

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