CHAPITRE SEPTIÈME
générale. — (Oui! oui ! — Très-bien! très-bien!)
a Ix citoyen Glais-Bhoin. Qu’il vienne ici! il faut qu’il vienne!
« Le citoyen Raynal. Il faut qu’il vienne !
a Le citoyen de Montrai. C’est lui-même qui s’exclut; il a répondu à l’Assemblée en prétendant.
« Le citoyen Antony Thouret. Citoyens représentants, par l’émotion qui nous anime tous, il est démontré que dans cette enceinte il n’y a que des défenseurs de la République. (Très-bien! très-bien !)
« Je demande à vous signaler une phrase décisive dans la lettre de Louis-Bonaparte. . .
« Plusieurs voix. Nous la connaissons.
a Autres voix. Laissez parler !
« Le citoyen Antony Thouret... à qui nous avons fait l’honneur de confirmer le mandat de représentant du peuple.
« Cette phrase est celle-ci :
a Si le peuple m’impose des devoirs, je saurai les remplir. »
a Le citoyen Vieillard. Le peuple lui a imposé les devoirs de représentant du peuple.
a Le citoyen Antony Thouret. Eh bien, citoyens, le devoir que lui a imposé le peuple, c’était le devoir de représentant du peuple. Or, je considère celte phrase comme un appel à la révolte (oui! oui!) contre la République française.
« En conséquence, je demande qu’il soit décrété à l’instant que Louis Bonaparte est traitre à la patrie. (Oui ! oui ! — Non ! non ! )
COMMISSION EXECUTIVE
a (Le citoyen Piétri s'élance à la tribune, mais cède ensuite sa place au citoyen Flocon).
a Le citoyen Flocon , ministre de l’agriculture et du commerce. Citoyens, je ne prendrai pas la parole avant que chacun de vous ait repris sa place.
a Je ne comprends pas l’agilation de l’Assemblée en présence d’un individu, lorsqu’elle a montré tant de calme au 15 mai.
« Le citoyen Etienne Arago. Il s'agit du salut de la patrie, il s’agit du salut de tous.
« Le citoyen président, au milieu du bruit. Ecoutez donc, on menace votre président. (Vive agitation.)
« Messieurs, écoutez... Pendantque nousdiscutions, quand j’ai annoncé qu’avec la lettre était jointe une copie des remercîments adressés aux électeurs, quand j’avais à me demander si la discussion qui s’engageait ne nécessitait pas de ma part la lecture, et quand j’en conférais avec plusieurs de nos collègues, j’ai reçu une menace. . . (Mouvement) dont je veux connaître l’auteur.
« Qu’à l’instant même on le garde et on le retienne. Il saura ce que c’est qu’une menace au président de l’Assemblée nationale.
a Le citoyen Landrin. Il est là, je viens de le faire remettre entre des mains sûres. C’est un nommé Blurn, chef d’atelier au Luxembourg.
« Le citoyen président. J’invite l’Assemblée à un religieux silence. L’indignation se traduit ici parla dignité et le calme.
« On m’écrit, citoyens :