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CHAPITRE SEPTIÈME

dns indices suffisants pour vous demander l’ajournement. Je vous demande de ne pas délibérer sous l’impression de l’indignation qui est en vous tous. Un retard de quelques heures n’est pas dangereux ; je crois qu’il est digne. (Oui! oui!) Pas de colère, messieurs, je vous le demande, ce serait beaucoup trop d’honneur. (Très-bien! — A demain! à demain!)

« Le citoyen président. L’Assemblée veut-elle qu’on remette la lettre et la proclamation entre les mains du ministre de la justice ?

« Le citoyen Pascal Duprat. Citoyens, je ne demande pas qu’on traite aujourd’hui le fond même de la question. Mais à la lettre adressée à l'Assemblée nationale est jointe une adresse aux électeurs. Or, cette adresse est une pensée factieuse qui ne doit pas passer par l’Assemblée. Je demande que l’Assemblée nationale, en réservant dans la sagesse et dans la dignité de ses résolutions le fond du débat pour demain, décide aujourd’hui que cette adresse aux électemrs soit supprimée. (Oui ! oui ! — Non ! non !)

« Le citoyen Francisque Bouvet. Au contraire, il faut la lire, si elle est factieuse. (Longue agitation.)

« Le citoyen Clément Thomas. Citoyens, on vous propose de remettre à demain une discussion; si les renseignements qui me sont parvenus sont exacts, c’est peut-être une bataille que vous aurez demain. (Mouvements en sens divers.)

a Voix diverses. Tant mieux!... Raison de plus pour renvoyer à demain!... Le renvoi à la Commission exé cutive !

COMMISSION EXÉCUTIVE

« Le citoyen de Montrol. Louis Bonaparte n’est plus dangereux après sa lettre.

« Le citoyen Landrin. Oui! oui ! qu’il vienne! nous l’attendons.

« Le citoyen Clément Thomas. Il faut que nous soyons prêts demain, et pour la discussion et pour la bataille. (Nouvelle agitation.) Je demande que, dans tous les cas, vous déclariez à l’unanimité que tout citoyen qui osera prendre les armes pour soutenir la cause d’un prétendant au despotisme soudoyé par l'étranger soit déclaré traître à la patrie (Acclamation.)

« Le citoyen Étienne Arayo, au milieu du bruit. La lettre aux électeurs est affichée dans tout Paris depuis une heure.

« Un membre, bille n’est pas à notre adresse, nous ne devons pas la lire.

« Un autre membre. Il faut une séance ce soir.

« Voix nombreuses. Non ! non ! — A demain ! (Violent tumulte.,)

« (Le citoyen ministre des finances monte à la tribune.)

« Le citoyen président. Au milieu des diverses demandes et propositions qui s’échangent, votre président croit qu’il est de la dignité de cette Assemblée de ne rien changer à l’ordre de ses travaux. (Très-bien ! très-bien!)

« L’Assemblée peut avoir pleine confiance dans les hommes auxquels elle a délégué le soin de veiller à la sûreté publique. (Oui! oui!) Ne donnons pas plus d’importance qu’il n’en faut donner à un incident qui,

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