IIS
après tout, a peut-être une gravité moindre que celle que tout à l’heure on lui donnait à celte tribune. (Oui! oui !) Je maintiens donc l’ordre du jour pour demain. Ce soir, d'ailleurs, vous savez bien qu’il y a une réunion de famille dans laquelle nous pouvons conférer de ce qui préoccupe l’Assemblée. (Oui! oui!)
« Une voix. Il y a réunion à la présidence.
« Le citoyen Duclerr. J’insiste par un mot sur ce que vient de dire votre président. Je vous demande de renvoyer à demain. Quant à la bataille, soyez sûrs qu’elle ne s’engagera pas ; et si elle s'engage, soyez sûrs qu’elle ne sera pas dangereuse. (Vive la République! vive la République!)
« Le citoyen président. La suite de la discussion est renvoyée à demain.
« (La séance est levée à sept heures moins un quart.) »
La déclaration solennelle de Louis-Napoléon Bonaparte, qui dévoilait son ambition et son arrière-pensée, et la tempête qu’elle avait soulevée dans la Chambre, firent une sensation profonde au dehors. Echo de l’opinion publique, la presse exprima ses émotions. Tous les journaux républicains y voyaient une ample justification de leur polémique. Le prétendant ne se révélaitil pas lorsqu'il disait : a ... Si le peuple m’impose des devoirs, je saurai les remplir...' Mon nom est un symbole d’ordre, de nationalité et de gloire... »
3)« COMMISSION EXÉCUTIVE
Parcourons rapidement quelques-uns de ces journaux :
« La chose est claire maintenant. Républicains ! déjouez cette conspiration qui perdrait la République. » (La Vraie République.)
a Les projets du conspirateur de Strasbourg nous paraissent clairs comme le jour. Il veut la perte de la République. Le laissera- t-on faire impunément? C’est aux vrais républicains à répondre ! Le citoyen Clément Thomas nous Ta déclaré : « C’est peut-être demain qu’il faudra livrer bataille. » Eh bien ! soit, que le peuple tienne sa veillée d’armes ! que la Révolution ne se laisse pas égorger !.. » Le Représentant du peuple.)
« Demain, dans sa sagesse, l’Assemblée jugera la décision qu'elle doit prendre à l’égard d’un collègue qui veut, à toute force, se poser en prétendant. » (Le National.)
L'embarras des journaux monarchistes est extrême. Ils ne savent comment définir des termes dont ils ne peuvent nier la portée. Ils affectent de n’avoir jamais pris au sérieux les prétentions impérialistes du prince Louis Bonaparte :
« L’Empire e<t une chimère, un fantôme; ce serait une honte. Voir dans le neveu l’imitateur do son oncle, c’est hasarder une supposition calomnieuse. » (L'Union.)
a Des représentants voient dans la lettre, non pas une prétention à l’Empire, mais une prétention à la présidence de la République. » (Le Constitutionnel .)
Les journaux bonapartistes reprochent au président