‹ Histoire de la révolution de 1848Chapitre 169 sur 243 · CHAPITRE HUITIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIEME

« SI . Lamennais. Il y a des principes importants sur lesquels on peut n’ètre pas d'accord, par exemple, la

liberté de penser Ne devrait-on pas interdire au

Pouvoir de s’occuper des matières religieuses ?

« M. de Tocqueville. Il y a des principes sur lesquels on sera d’accord : souveraineté du peuple ; République une et indivisible. Mais il y a des principes nouveaux, plus sociaux que politiques, qu’il convient de mettre en tète de la Constitution, parce qu’il en découle des conséquences méthodiques.

« SI. G. de Beaumont. La Révolution de Février a un sens social qui doit être déterminé en tète de la Constitution même. » — Il cite l’article 22 du projet de Constitution de M. Lamennais : Le droit au travail.

« SI. Considérant. Reconnaître un droit n’est pas admettre sa réalisation immédiate, — tout droit est en quelque sorte un idéal.

a AI. A. Coquerel. Il serait dangereux déplacer en tète de la Constitution des déclarations idéales, dont la réalisation ne serait pas possible.

« AI. Bornés. Dans les prolégomènes, il faut d’abord poser le but à atteindre.

a SI. Lamennais. Ladéclaration des droits n’en oblige pas la réalisation immédiate. Elle empêche do dévier de la règle.

« AI. Slarrasl. Je n’aime pas qu’on pose en tète de la Constitution des maximes théâtrales, ni qu’on ait la prétention de faire à toujours. Posons d’abord le réalisable, la révision suivra. Je ne puis séparer ce qui est

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