‹ Histoire de la révolution de 1848Chapitre 172 sur 243 · CHAPITRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIÈME

la France. Sans elle, l’Alsace et la Lorraine seraient allemandes.

« M. Considérant. 11 faut détruire la concentration et perfectionner la centralisation.

« M. Tocqueville. Il ne s’agit pas de renverser, mais de détruire l’abus : ne donnera l’Etat que oc qui intéresse l’Etal, et donner à la commune, à la personne locale, ce qui est d’un intérêt local. La commune doit pouvoir délibérer sur ses affaires sans que l’Etat intervienne.

a C’est à mes yeux une maxime insolente qucde dire que l’Etat est le tuteur des gouvernés, qu’il a le droit de forcer les particuliers à bien faire leurs affaires.

« Cette maxime , incompatible avec la monarchie constitutionnelle, l’est à bien plus forte raison avec la République; on ne peut pas faire un gouvernement libre avec un peuple de valets.

« Une des conséquences de la Révolution de 1848, c’est de donner plus de liberté aux individus.

« )l . Vivien. D’accord sur les principes, il est difficile d’être d’accord sur l’application. Mais si le système républicain ne conserve pas, n’augmente même pas la centralisation, on nuit à la Fédération.

« M. Dufaure. Revenons au point de départ ; il est inutile de s’occuper d'abord delà commune.

« M. Marrast. Il y a un droit social indépendamment du droit individuel. — La commune n’est pas un droit. — Famille et commune ne sont pas la même chose.

COMMISSION EXÉCUTIVE

« L’unité n’existera plus, si on crée des forces qui peuvent la briser.

« Comment songer à amoindrir la centralisation avec les moyens nouveaux, télégraphes, chemins de fer, qui unissent plus que jamais les Individus?

« .V. Lamennais. Dans l’ordre historique, on n’a pas descendu do l’Ktat à la famille, mais on a monté de la famille à l’Etat.

« M. O. Barrot. Dans l’Etat républicain, on doit surtout protéger l’individu.

a M. Dupin aîné présente un tableau historique saisissant des communes misérables du Bas-Empire, perdues dans l’individualisme, puissantes dans leur groupement.

« La Révolution de 1789 a vaincu par l’unité, en détruisant le servage, et en formant de nouvelles circonscriptions.

« I/Empire a trop attiré à lui.

« La Monarchie de Juillet a trop voulu créer des droits considérables autour d’elle.

« Avec le suffrage universel, on n’a plus la crainte d’être opprimé. — Une bonne loi municipale sera le départ de nouvelles institutions.

« M. G. de Beaumont rappelle les constitutions de 1791, 1793 et de l’an III, qui se sont occupées de l'organisation de la commune.

« M. Martin (de Strasbourg). Avec la prétention d’organiser la commune, on brisera le passé. »

A la suite do cette discussion préliminaire, la corn*

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