‹ Histoire de la révolution de 1848Chapitre 187 sur 243 · CHAPITRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME

des travaux publics et le directeur des Ateliers nationaux. Ces ateliers étaient l’objet de ses plus vives préoccupations; mais, tandis que certains membres du comité aspiraient à une solution pacifique, MM. Fallouxet Rouhor, soutenus par quelques-uns de leurs collègues, s’attachaient à les dissoudre immédiatement.

Le comité de Injustice, présidé par M. Martin (de Strasbourg), celui de la législation civile et criminelle, présidé parM. Dupont (del’Eure), s’occupaient de la réorganisation des j ustices de paix, des tribunaux etdcs cours d’appel, et des réformes. Ils traitaient, avec une incontestable supériorité de vues, bien des questions spéciales, que, malgré leur importance, je me vois obligé de passer sous silence, ne donnant des nombreuses séances de ces comités que les faits les plus saillants.

Le comité des cultes avait nommé M. Vivien président; l’abbé Parisis, évêque de Langres, vice-président ; M. Jouin et l’abbé Danielo, secrétaires.

La séparation de l’Église et de l’Etat, par suite le traitementdn clergé, sontàl’ordre du jour avant toutes les autres questions.

Les premières pétitions examinées demandent la suppression du budget des cultes. Cette suppression

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provoque des débats immédiats. Tous les orateurs la combattent énergiquement.

L'abbé Fayet, évêque d’Orléans, est amené à proposer de délibérer sur le Concordat et les lois organiques de l’Eglise.

[les opinions diverses sont émises. A M. Lambert, qui renvoie la solution à l’Assemblée, M. Parisis répond que l’Eglise aeu l’initiative du Concordat; qu’elle en a lait elle même les conditions; que le Gouvernement n’a fait que les accepter, et que, par conséquent, l’Assemblée nationale ne peut pas, seule, trancher la question.

Le 5 juin, la discussion sur le Concordat fut reprise avec une plus vive animation.

'< M. Parisis insiste sur son argumentation : contrairement à l’atlirmation deM. Lambert, que le Concordat n’a été le produit que de la puissanse temporelle seule, le Concordat est l’œuvre de deux puissances; et s’il y a lieu de toucher au Concordat, il faut le recours aux deux puissances.

« L'abbé Graverait, évêque de Qnimper : Distinguons entre le citoyen et le croyant. Le croyant est indépendant de la puissance temporelle en tout ce qui se rapporte à sa croyance. Il n’est donc pas vrai de dire que le pouvoir temporel seul peut régler les questions religieuses.

« M. Grandet. Le Concordat est un contrat synallagmatique; on ne peut donc le modifier dans les articles fondamentaux, que par l'accord de l'Eglise et de l’Etat.

« ;W. hambert rappelle les droits de l'Eglise, le

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