‹ Histoire de la révolution de 1848Chapitre 196 sur 243 · CHAPITRE NEUVIEME. :W · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIEME. :W

lions directes : l’impôt des 45 centimes fut décrété. Il était indispensable. »

Après avoir démontré l’impossibilité défaire le dégrèvement sollicité par l’amendement Lavallée, que le comité des finances repoussait, M. Deslongrais terminait ainsi: a Né de l’urgence et de la nécessité que nous reconnaissons et constatons dans le rapport, cet impôt finit avec elles, puisqu'il n’est décrété que pour 1848. »

Presque tous les orateurs qui parlèrent pour ou contre la proposition Lavallée reconnurent et affirmèrent, comme le rapport, la nécessité de l’impôt et ne différèrent que surle mode d’application.

L’Assemblée rejeta tous les amendements, adopta les conclusions du rapport, et donna par un vole approbatif une éclatante consécration à cet impôt.

Le ministre des finances fit connaître aussitôt — 25 mai — cette décision aux receveurs généraux et particuliers :

« Après avoir successivement rejeté tous les amendements qui tendaient à infirmer et à dénaturer la grande mesure financière commandée par les circonstances et décrétée par l’intérêt de la République, l’Assemblée l’a pleinement et entièrement sanctionnée par un vote solennel et presque unanime....

« Désormais l’hésitation n’est plus permise. Devant cette imposante manifestation de la volonté nationale,

COMMISSION EXÉCUTIVE

tombent les prétextes de la tiédeur et les subterfuges de la malveillance... »

Le ministre recommande une grande circonspection dans le recouvrement de l'impôt :

« La véritable infortune, traitez-la suivant la louable recommandation de mon prédécesseur, avec tous les ménagements, avec tous les égards, avec tout le respect qu’elle mérite.

« Décidez les incertains par de sages conseils ; activez les négligents par des avertissements de plus en plus sévères; monlrez-leur, au besoin, qu’à défaut de patriotisme l’intérêt bien entendu conseille le dévouement.

« Quant aux malveillants, il faut les traiter avec fermeté. »

Le ministre des finances développait peu à peu et appliquait son plan financier, concerté avec M. Garnier-Pagés et approuvé par la Commission exécutive.

Après la présentation des règlements définitifs des budgets de 1846 et 1847, et du budget rectifié de 1848, il soumettait à l’Assemblée nationale un projet de loi sur la réforme postale, qui établissait l’égalité de la taxe des lettres en France et la réduisait à 20 centimes. Ce projet, étudié, préparé avec le directeur des postes, M. Etienne Arago, reçut un accueil favorable des

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