‹ Histoire de la révolution de 1848Chapitre 213 sur 243 · CHAI’IT UK DIXIÉME · texte numérisé non relu

CHAI’IT UK DIXIÉME

achevé à l’heure qu’il est. Il n’y a pas une notion officielle de plus sur le nombre et sur la qualité des ouvriers. Le recensement a été fait il y a deux jours, vous a-t-on dit; mais le recensement n’est pas entier, et cette opération de contrôle va prendre, à ce qu’il parait, autant de temps que le recensement luimême. Pendant ce temps, vous êtes témoins de l’agitation qui règne dans Paris, vous êtes témoins des éléments de fermentation qui se manifestent de toutes parts, lit cependant rien de tout cela ne bâte ni le contrôle ni les opérations.

« ... Je ne puis nettement caractériser les résistances que nous avons rencontrées chaque fois que, sérieusement, fermement et loyalement, nous avons voulu faire tin pas.

« Ces résistances appartiennent-elles à l’ordre politique ou à l’ordre administratif? Veut -on faire peser la détresse qu’atteste la permanence de 115 à 117,000 hommes dans les Ateliers nationaux... sur le vole de plusieurs grandes, mesures , telles que celles du rachat des chemins de fer? Veut-on ou ne veut-on pas cacher d'autres arrière-pensées? Je déclare que, très-sincèrement, je l'ignore, mais que l’Assemblée ne doit pas l’ignorer. (Très -bien!) Je demande cette science que je ne possède pas à une investigation que je n’ai pas mission de faire.

« J'ai donc du apporter, au nom de la classe ouvrière, que l’on maintient dans une détresse factice... (Rumeurs. — Approbations sur plusieurs bancs.)

« Untnembre. Donnez alors les moyensdelafaire cesser!

il. • 28

COMMISSION BXÈCUTIVK

« Autre membre. Expliquez le mot factice.

« Le citoyen Flocon, ministre de l’agriculture et du commerce. Expliquez l’intention !

a Le citoyen Falloux. J’ai dit factice quant à ceux dont on retarde le travail naturel et normal...

a Plusieurs voix. Le renvoi aux bureaux! »

Sur la demande du président, M. Falloux explique qu'il a parlé, non pas au nom du comité du travail, mais de la sous-commission de trois membres qu’il a citée.

Le ministre des travaux publics ne voulut pas laisser sans réponse ce discours passionné, qui mettait en suspicion non-seulement la capacité, mais les intentions du Gouvernement. Il repoussa avec indignation ces accusations mal fondées... « Mais toute chose est difficile en ce monde, s’écrie-t-il ; il faut, avant de transformer, se préparer par l’étude, le calcul, afin de savoir ce qu’on peut faire pour répartir les ouvriers sur les travaux isolés... Eh bien! nous avons beaucoup préparé... aidez-nous! aidez-nous! et nous serons bientôt en mesure d’atteindre le but désiré... »

M. Uondeau lut, le 17, un rapport, au nom d’une sous- commission du comité des travailleurs et du comité des travaux publics, sur la proposition de M. Léon Faucher, tendant à ouvrir un crédit de dix millions pour de nouveaux ateliers de terrassement sur plusieurs chemins de fer : de Paris à Strasbourg, de

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