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CHAPITRE DIXIEME

M. de La Rochejaquelein indique comme moyen une subvention payée à chaque chef d’industrie pour chaque ouvrier employé.

M. Caussidière monte à la tribune et provoque un mouvement général d’attention :

a Nous sommes tous à la recherche d’un remède à la situation : il faut d’abord avoir recours aux moyens pratiques.

« Aujourd’hui qu’arrive-t-il de vos 100,000 hommes de trop-plein dans Paris? Il arrive qu’ils font le club du désespoir tous les soirs sur les boulevards; que l’or de la Russie, de l’Angleterre, vient ameuter quelques hommes qui sont là, qui travaillent au nom de gens qui ne les ont pas vus, je veux le croire.

« Vous avez une permanence dangereuse qui devient immorale ; ils sont là à vous dire par centaines, par milliers : Tâchez donc de nous donner du pain, ou nous prendrons le fusil, nous nous ferons suicider; nous irons nous précipiter au-devant des baïonnettes; nous nous ferons détruire... » (Mouvements divers.)

Il recommande l’exportation et les primes pour la faciliter; c’est attaquer l’Angleterre dans son sein :

« Défrichez, attaquez vos biens communaux, faitesen des propriétés, donnez-les à ceux qui les défrichent, cl prenez sur ces biens un impôt pour relever l’emprunt tous les ans. »

Il termine par cet appel à la concorde :

« Il faut une dernière fois tenter la vérité, lui demander tous ses efforts pour y porter tous nos cœurs, toute notre intelligence, tout notre bon vou-

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loir. Il faut aujourd’hui jeter toutes les divisions dans un sac. .. (Bravo ! bravo! — Applaudissements.)

a Nous sentons-nous capables de cet effort ? (Oui ! oui ! )

« Faisons donc fusion , arrivons des points opposés pour nous rencontrer sur un même terrain. Mais appliquons immédiatement, travaillons; qu’il n’y ait pas le temps de faire du papier seulement, qu’on exécute, tout le monde s’y prêtera. Assez de saturnales, de divisions, de petits amours-propres, de coteries de tous les jours et de tous les pays. (Bravo ! bravo!)

a L’exportation, l'agriculture! Et plus tard nous pourrons tous crier : Plus de prétendants! vive la I lêpublique !»(Bravosctapplaudissemenls prolongés. — Une assez longue agitation succède h ce discours. Le citoyen Gaussidière reçoit de nombreuses félicitations.)

M. Waldeck-Rousseau présente et développe un projet pour encourager l’exportation et ramener le travail dans les établissements et ateliers industriels.

M. Stounn expose le système des prêts directs à l’industrie.

Le ministre des finances démontre par l’expérience de 1830 le peu d’efficacité de ce système, qui nécessiterait plus d’un milliard de subvention, et le compare à l’immense résultat obtenu par les institutions des comptoirs d’escompte, des magasins généraux aidés et soutenus par l’Etat et par la Banque de France, dont l’unité a rendu le crédit à toutes les villes industrielles et commercantes du pays.

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