CHAPITRE DEUXIEME
prononce sur cette question , et l’on verra si nous ne sommes pas avec le peuple... Il ne faut compter, pour le salut de la France, ni sur Barbés, ni sur Louis Blanc, ni sur Louis Bonaparte, ni sur le prétendant de Juillet, ni même sur M. Lamartine. Pour nous sauver, il faut un miracle : qui le produira ! Un prince qui ne demande rien à la France et qui pourrait seul lui donner tout. » Et dans son extase elle s’écriait : « Oui! l’hérédité proclamée par le peuple sera la poule aux œufs d’or pour la France. »
L’Union, 1 1 juin... « Personne n’écoute avec une plus religieuse attention que M. le duc de Bordeaux... Il n’v a pas un livre d'économie politique qu’il ne connaisse. Il a lu tous les travaux des socialistes, non dans un simple but de curiosité, mais pour y chercher la solution des graves questions aux développements desquelles ils sont consacrés. L’organisation du travail, cette pierre d’achoppement des socialistes, a été l’objet constant de ses études, et j’ose affirmer que personne n’a sur cette matière des notions plus étendues et plus complètes.
« Il en remontrerait probablement, à cet égard, à plus d’un rédacteur de La Démocratie pacifique... »
Dans la critique des actes du Gouvernement comme dans lelogo de Henri V et des conséquences heureuses de son avènement au trône, la presse légitimiste exerçait le droit commun d’émettre ses opinions et de professer scs croyances; mais lorsque certains exaltés du parti circulaient à travers la foule, pour y fomenter le désordre, entretenir l’anarchie, provoquer au lu-
COMMISSION EXÉCUTIVE
milite et distribuer de l’argent 1 au nom du roi de leur affection, ils dépassaient criminellement les limites du droit et se rendaient responsables, vis-à-vis de la France et de la postérité, des guerres civiles qu’ils suscitaient et du sangjqu’ils allaient faire couler.
1 Constitutionnel , 15^ juin.