‹ Histoire de la révolution de 1848Chapitre 51 sur 243 · francs ; canal de l’Aisne à la Marne · texte numérisé non relu

francs ; canal de l’Aisne à la Marne

400.000 francs; reconstruction d’une partie des bâtiments de l’Ecole polytechnique, 350,000 francs; Ateliers nationaux, 2,000,000 de francs. « Personne, dit le ministre à la tribune, ne désire, avec plus d'ardeur que le Gouvernement, la cessation d’un état transitoire. »

Dans les mêmes séances, après un rapport fait par M. Waldeck-Rousseau, au nom du comité du travail, une discussion longuement et consciencieusement suivie s’engage sur un projet de décret tendant à ouvrir une enquête sur la situation du travail dans toute l’étendue de la République, Celte enquête, confiée à des commissions composées de patrons et d’ouvriers en nombre égal et présidées par le juge de paix, aura pour but principal de rechercher : le nombre d’ouvriers employés dans les fabriques, hommes, femmes et enfants; celui des apprentis, garçons et filles; les ressources du travail dans chaque canton ; l’importance des fabriques; l’état des salaires; les conventions usuelles entre patrons et ouvriers des villes et des campagnes ; les effets du marchandage ; la durée moyenne des travaux ; la cause première de la prospérité et de la décadence de chaque industrie; l’existence, les condi-

COMMISSION EXÉCUTIVE

tions ou les résultats de l’association, soit entre les ouvriers, soit entre les patrons; l’influence sur l’industrie des travaux à l’entreprise dans les maisons de détention ; le nombre des institutions de prévoyance, de secours mutuels,etc.; l’état de l'instruction et de l’éducation morale et professionnelle ; les conditions d’existence des ouvriers ; les travaux agricoles ; les moyens d’arrêter l’émigration des ouvriers des campagnes dans les villes, etc.

Cette abondante nomenclature démontre avec quelle sollicitude les comités et l’Assemblée étudiaient les questions sociales, mises à l’ordre du jour par la Révolution. Ce projet d’enquête fut adopté à l’unauimité.

L’Assemblée eut ensuite à s’occuper des conseils de prud’hommes. Elle y consacra de longs et très-sérieux débats ; après la lecture du rapport bien étudié et consciencieux de MM. Leblond et Ferrouillat, l’ensemble et les détails du projet de loi furent discutés et traités avec science et sympathie par des orateurs spéciaux. L’Assemblée vota qu’il y aurait trois assemblées électorales, composées séparément de marchands-fabricants, de chefs d'atelier à la fois salariés et salariants, d’ouvriers — chacune formant une liste de candidats, et les chefs d’atelier choisissant sur ces listes et les prud’hommes ouvriers et les prud’hommes marchandsfabricants. Les prud’hommes chefs d’atelier étaient

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