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1*70 LA BBTOLUTION DE FÉVBIBR 1848
tent de les faire revirre, 11 s*est plu à les appuyer sur une autorité respectable; ce qu'il a fait avec son bonheur habituel, a Je demandai à M. Bastide, dit-il, ce qu'il y avait de yrai dans les cruautés qu'on imputait aux insurgés. 11 me répondit g%Cà cet égara, on tC exagérait Heîi (1). » Et, là-dessus. Sa Seigneurie déroule avec complaisance le ta« bleau des prétendues atrocités commises.
La lettre suivante, écrite au Times par M. Bastide, montrera jusqu'où peut aller chez lord Normanby le manque de mémoire :
A M. le rédacteur du TiMfis.
c Paris, le 14 janvier 1858.
« Monsieur, je lis, dans votre numéro du 9 janvier, le passage suivant, contenant des extraits d'une brochure de lord Normanby, brochure que je n'ai pas eu l'occasion de lire :
« I inquired of M. Bastide whether. .
« Permettez-moi d'emprunter la voie de votre honorable journal pour répondre au noble lord qu'il a été mal servi par ses souvenirs en croyant tenir de moi des renseignements qui lui sont sans doute venus d'une toute autre source. J'ai à cœur qu'on nc^ croie pas, que le public anglais surtout ne croie pas que j'aie eu le mauvais goût de faire à son représentant des contes aussi absurdes; ce qui aurait été une mystification indigne de la position que nous occupions l'un et l'autre.
« Tout le monde sait maintenant, en. effet, à quoi s'en tenir sur cette vieille histoire de balles' empoisonnées, qui, après chaque émeute, défraye la conversation de quelques badauds. On sait que, presque toujours, les chirurgiens trouvent des fragments de linge ou de drap dans les blessures ; ces fragments, qui augmentent le danger, ont
(1) A Year of Révolution in Paris , t. II. p. 79.