‹ Histoire de la révolution de 1848Chapitre 38 sur 70 · II · texte numérisé non relu

II

1*74 Là BÉVOLUTION de FÉYBIEB 1848

parSy mais je ne suis pas vaincu, sachez-le bieni je pars,

mais je ne vous dis pas adieu!

« Non, frères, je ne vous dis pas adieu! Je crois au bon

Xsens du Peuple; j*ai foi dans la sainteté de la cause à la-

^quelle j'ai voué toutes mes facultés intellectuelles; j*ài foi

en la République, parce qu'elle est impérissable comme le

monde. '

« C'est pourquoi je vous dis au revoir, et surtout, union 9tclimence!

« Vive la République ! . , .

« Laqabdb.

« Ex^risiient des délégués du Luxembourg.

f En rade de Brest, ponton la Guerrière (1). »

Voilà ce que Thistoire, Thistoire vraie, dira du peuple de Paris; et elle dira aussi que là même où l'insurrection de juin laissa, ses plus déplorables traces, les actes de générosité abondèrent. Dans le procès d*un chef de barricade^ il est resté constaté, par la déposition d'un maréchal des logis d'artillerie, que les insurgés avaient établi rue Saint- Maur une espèce de prison où furent traités avec la plus grande humanité et même les plus grands égards tous ceux de leurs adversaires qui tombèrent entre leurs mains : gardes nationaux, gardes mobiles, soldats. De la déposition du capitaine Ribot, dans le procès d'un des principaux insurgés, il est résulté que celui-ci sauva deux cents soldats qu'il aurait pu faire fusiller. Sur beaucoup de points, il y eut des actes d'humanité que les passions du parti victorieux ont essayé vainement de condamner à l'oubli et qui ne seront pas perdus pour la postérité.

Cherchons maintenant quelle fut dans cette guerre la part de l'esprit de faction.

Lors du procès de «M. le comte de Fouchécourt, le témoin Guérin déclara qu'au mois de mars il avait vu, sur la place de la Bastille, M. de Fouchécourt embauchant des

(1) Cette lettre fut pabliée par plusieurs journaux, entre autres, par U Ifouveau-MomU^ où on peut la lire dans le numéro du 15 mars 18ôO,

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