‹ Histoire de la révolution de 1848 (volume 2)Chapitre 21 sur 27 · UN DU TOME SECOND · texte numérisé non relu

UN DU TOME SECOND

DOCUMENTS fllSTOniOl FS. :J91

Proclamation de M , Ithnqui,

Au Gouvernement provisoire.

TiCs combattants républicains ont lu avec une douleur pro* fonde la proclamation du Gouvernement provisoire qui rétablit le coq gaulois et le drapeau tricolore.

Le drapeau tricolore, inauguré par Louis XVI, a été illustré par la première République et par TEmpire ; il a été déshonoré par Louis-Philippe.

Nous ne sommes plus, d'ailleurs, ni de TEmpire ni de la première République.

Le peuple a arboré la Couleur Rouge sur les barricades de 1848. Qu'on ne cherche pas à la flétrir.

Elle n'est rouge que du sang généreux versé par le Peuple et la Garde nationale.

Elle flotte étincelante sur Paris, elle doit être maintenue.

Le Peuple X'ittorievx n'amènera pas son pavillon.

3»2 l)Or.l MENTS HISTORiyrKS.

Proclamalion à Varmre,

(îKNiî.UALX, Officiers et Soldats,

Le Pouvoir, par ses nltenlats contre les lil)ertés, le Peuple de Paris, par sa vieloiie, ont amené la chute du gouvernement auquel vous aviez prêté serment. Une fatale collision a ensanglanté la capitale. Le sang de la guerre civile est celui qui répugne le plus à la France. Le Peuple oublie tout en serrant les mains de ses frères qui portent Tépée de la France.

Un Gouvernement provisoire a été créé; il est sorti de Firapérieuse nécessité de préserver la capitale , de rétablir Tordre, et de préparer à la France des institutions populaires analogues à celles sous lesquelles la République a tant grandi la France et son armée.

Vous saluerez , nous u*en doutons pas , ce drapeau d^ la Patrie, remis dans les mains du même Pouvoir qui Tavait arboré le premier. Vous sentirez que les nouvelles et fort^ institutions populaires qui vont émaner de T Assemblée nationale ouvrent à l'armée une carrière de dévouements et de services que la nation , libre , appréciera et récompensera mieux que les rois.

Il faut rétablir l'unité de l'Armée et du Peuple un moment altérée.

Jurez amour au Peuple, où sont vos pères et vos frères. Jurez fidélité à ses nouvelles institutions, et tout sera oublié, excepté votre courage et votre discipline. La liberté ne vous demandera J)lus d'autres services que ceux dont vous aurez à vous réjouir devant elle et à vous glorifier devant ses ennemis !

Les membres du Gouvernement frovisoire^

Garmer-Pagès, Laiu&tine.

Lettre du général Changarnier,

MONSIFXR LE N4NISTRE,

Je prie le gouvernement républicain d'utiliser mon dévouement à la France.

Je sollicite le commandement de la frontière la plus menacée. L'habitude de manier les troupes, la confiance qu'elles m'accordent, une expérience éclairée par des études sérieuses, l'amour passionné de la gloire, la volonté et l'habitude de vaincre, me permettent sans doute de remplir avec succès tous les devoirs qui pourront m'être imposés.

Dans ce que j'ose dire de moi, ne cherchez pas l'expression d'une vanité puérile , mais l'expression du désir ardent de dévouer toutes mes facultés au service de la patrie.

Changarnikr.

394 DOTÎ'MEVTS 1IISTORI0rF.S.

N- ft.

Lettre th M, JjOui^'Napol/on Bonaparte.

Messieurs,

Le peuple de Paris ayant détruit par ^son hérùlsme les derniers vestiges de Tinvasion étrangère, j'accours de l'exil pour me ranger sous le drapeau de la République qu*on vient de proclamer.

Sans autre ambition que celle de seWir mon pays, je viens annoncer mon arrivée aux membres du Gouvernement provisoire, et les assurer de mon dévouement à la cause qu'ils représentent, comme de ma sympathie pour leurs personnes.

Recevez, Messieurs, l'assurance de ces sentiments.

Louis-Napoléîon Bonaparte.

DOr.rMENTS UISTORIQIEH. 3§5

Teslam^'nf politique du czar Pierre V\

Au nom de la ti^ès sainte et indivisible Trinité, nous, Pierre 1", etc.

A tous nos descendants et successeurs au trône et gouver* nement de la Nation russe,

Le grand Dieu, de qui nous tenons notre existence et notre couronne, nous ayant constamment flairé de ses lumières et soutenu de son divin appui , me permet de regarder le peuple russe appelé, dans l'avenir, à la domination générale (le l'Europe. Je fonde cette pensée sur ce que les nations européennes sont arrivées, pour la plupart , à un état de >ieillesse voisin de la caducité, ou quelles y marchent à «rands pas; il s'ensuit donc qu'elles doivent être facilement et indubitablement conquises par un peuple jeune et neuf, quand ce dernier aura atteint toute sa force et toute sa croissance.

J'ai trouvé la Russie rivière, je la laisse fleuve; mes successeurs en feront mie grande mer, et ses flots déborderont malgré toutes les digues que des mains aflaiblies pourront leur apposer, si mes descendants savent en diriger le cours. C'est pourquoi je leur laisse les enseignements suivants : je les recommande à leur attention et a leur observation constantes.

Entretenir la nation russe dans un état de guerre continuelle, pour tenir le soldat aguerri et toujours en haleine : ne le laisser reposer que pour améliorer les finances de l'État, refaii*e les armées , choisir les moments opportuns pour l'attaque, foire servir la paix à la guerre et la gvene à if

39€ DOCUMENTS fllSTORiyrES.

ilnm rinlénM de raprandissemenl et do la pmsjW'ritê crois-

snnto delà Russie.

Appeler, par lou-i les moyens possibles, de chez les peuples instruits de l'Europe, des capitaines expérimentés.

Prendre pari en toute occasion aux affaires et démêlés quelconques de l'Europe, et surtout à ceux de FAUemagne qui, plus rapprochée, intéresse plus directement.

Diviser la Pologne en y entretenant le trouble et des jalousies conlinuelles, en soutenant les Cosaques zaporogues des provinces du midi de celte république : gagner les puissants à prix d'or , influencer les diètes, les corrompre afin d'awir action sur les élections des rois, y faire nommer ses partisans, les protéger, y faire entrer les troupes moscovites et y séjourner jusqu'à l'occasion d'y demeurer tout à fait. Si les puissances voisines opposent des diilicultés, les apaiser en morcelant le pays conjointement avec elles, jusqu'à ce que l'on puisse reprendre ce qui leur a été momentanément concédé.

Prendre le plus qu'on pourra à la Suède, et savoir se faire attaquer par elle pour avoir prétexte de la subjuguer; pour cela, l'isoler du Danemark et le Danemark de la Suède, et entretenir avec soin leurs rivalités.

Prendre toujours les épouses des princes russes parmi les princesses d'Allemagne, pour multiplier les alliances de famille, rapprocher les intérêts, et unir d'elle-même l'Allemagne à notre cause en y multipliant notre influence.

Rechercher de préférence l'alliance de l'Angleterre pour le commerce, comme étant la puissance la plus faible et quia le plus besoin de nous pour sa marine , et qui peut être la plus utile au développement de la nôtre; échanger nos bois et autres productions contre son or, et établir entre ses marchands, ses matelots et les nôtres des rapports continuels, qui formeront ceux de ce pays à la navigation et au commerce.

S'étendre sans relâche vers le nord, le long de la Baltique, ainsi que vers le sud^ le long de la mer Noire.

i)oi:iMt:>is iHSToaiyiES. so?

Approcher le plus possible de Conslanlinople et des Iiides : celui qui y régnera sera le vrai souvei^aiii du monde. En conséquence, susciter des guerres continuelles, tantôt au Tare, tantôt à la Perse ; établir des chantiers sur la mer Noire ; s'emparer peu à peu de cette mer, ainsi que de la Baltique , ce qui est un double point nécessaire à la réussite du projet ; hâter la décadence de la Perse ; pénétrer jusqu'au golfe Persique ; rétablir, si c'est possible , par la Syrie l'ancien commerce du Levant, et avancer jusqu'aux Indes , qui sont l'entrepôt du monde : une fois là, on pourra se passer de l'or de l'Angleterre.

Rechercher et entretenir avec soin l'alliance de la maison d'Autriche ; appuyer en apparence ses idées de souveraineté future sur toute l'Allemagne et exciter contre elle," pat dessous main , la jalousie des princes ; tâcher de faire réclamer des secours de la Russie par les uns et par les autres; e:^ercer sur le pays une espèce de protection qui prépare la domination future.

Intéresser la maison d'Autriche à chasser le Turc de l'Europe, et neutraliser ses jalousies, lors de la conquête de Constantinople, soit en lui suscitant une guerre avec les anciens États de l'Europe, soit en lui donnant une portion de la conquête, qu'on lui reprendra plus tard.

S'attacher et réunir autour de soi tous les Grecs désunis ou schismatiques qui sont répandus, soit dans la Hongrie, soit dans la Turquie, soit dans le midi de la Pologne ; se faire leur centre, leur appui, et établir d'avance une prédominance universelle par une sorte d'autocratie ou de suprématie sacerdotale : ce seront autant d'amis qu'on aura chez chacun de ses ennemis.

La Suède démembrée, la Perse vaincue, la Pologne sul)juguée, la Turquie conquise, nos armées réunies, la mer Noire et la mer Baltique gardées par nos vaisseaux, il faut d'abord proposer séparément et très secrètement, d'abord à la cour de Versailles, puis à celle de Vienne, de partager avec elles

;^M DOCUMI'LNTS HISTURIVI ES.

l*eiii|Hrc de Tuaivers ; si l*uiie des deux accepte, ce qui est imtnaiMiuable eu flaKajit leur ambition et leur amour-propre, se servir d'elle pour écraser Taulre ; puis écraser à son tour celle qui demeurera, en engageant avec elle une lutte qui ne saurait être douteuse , la Russie possédant déjà en propre tout rOrient et une grande partie de l'Europe.

Si, ce qui n'estpas probable, cbacune d'elles refusait Tofire de la Russie, il faudrait savoir leur susciter des querelles et les faire s'épuiser Tune par Tautre ; alors, profitant d*un mo* ment décisif, la Russie ferait fondre ses troupes rassemblées d'avance sur rAllemagne, en même temps que deux Hottes considérables partiraient. Tune de la mer Noire et Vautre de la Baltique , chargées de hordes asiatiques , flottes années s'uvançant jmr la Méditerranée et par l'Océan. Elles inonderaient, d'un coté la France à laquelle on aurait suscité une guerre civile, en soutenant le^ prétentions des princes légitimés, ou de la branche des Bourbons d'Espagne, ou de toute autre ambition i)ersonnelle, tandis quel'Âllemagne leserailde l'autre , et ces deux contrées vaincues, le reste de l'Europe passerait facilement et sans coup férir sous le joug.

Ainsi peut et doit être subjuguée l'Europe !

DOCIMLNIS 1J1ST0U1<..>ILS. 399

Proviamadon c( ordre du jour du duc d'Aumale.

Habitants de l Algérie,

Fidèle a mes devoirs de citoyen et de soldat, je suis resté à mon poste tant que j*ai pu croire ma présence utile au service du pays.

Cette situation n'existe plus. M. le général Cavaignac est nommé gouverneur général de l'Algérie : jusqu'à son arrivée à Alger, les fonctions de gouverneur général par intérim seront remplies par M. le général Cbangarnier.

Soumis à la volonté nationale, je m'éloigne ; mais, du fond de l'exil, tous mes vo&ux seront pour votre prospérité et pour la gloire de la France, que j'aurais voulu servir plus longtemps.

Alger, 3 mars 1848.

H. d'Urléaxs.

Kn me séparant d'une armée modèle d'honneur et de courage, dans les rangs de laquelle j'ai passé les plus beaux jours de ma vie, je ne puis que lui souhaiter de nouveaux succès. Une nouvelle carrière va peut-ôtre s'ouvrir à sa valeur ; elle la remplira glorieusement^ j'en ai la ferme croyance.

Oiiiciers, sous-officiers et soldats, j'avais espéré combattre avec vous [)owy la patrie. Cet honneur m'est l'efusé ; mais i du fond de l'exil, mon cœur vous suivra partout et vous rappellera la volonté nationale; il triomphera de vos suc<^ès; tous ses vœux seront toujours la gloire et le bonheur de la France*

iOO IHJCIMKMS IIISTOUIOIES.

Adresse des ouvriers imprimeurs sur étoffe. — Remerciemenli

du Gouvernement provisoire»

au gocvernement provisoire.

Citoyens,

A son appel la France voit mourir ses enfants ; à sa voix luatenielle ses enrants ré|)ondeni par leur amour et leurs syni{>atlnes filiales. Lorsqu'ils la Croient en danger, ils accourent offrir à leur patrie, lète, bras, cœur, biens et courage, car c'est surtout dans les moments difficiles qu'il faut (>tre courageux ; c'est dans les circonstances extrêmes qu'il faut trouver des voies de salut.

Ouvriei*s nous-mêmes, imprimeurs sur étoffes, nous vous offrons notre faible concoui's, nous vous apportons 2000 francs pour aider à la réussite de votre noble création. Le seul regret que nous ayons est de ne pouvoir centupler notre modique offrande, que nous vous donnons avec bonheur.

Pour suppléer à notre impossibilité, nous engageons tous les citoyens qui veulent la prospérité de la République, du commerce, de l'industrie, de la confiance, de Tordre, et qui veulent que les ouvriers aient du travail pour vivre, à nous imiter chacun suivant sa fortune, comme nous imitons ceux qui ont eu l'heureuse idée de nous devancer dans cette voie salutaire.

Par ce moyen, nous rassurerons ces êtres pusillanimes qui se sauvent de la capitale et de la France, emportant avec eux

DOCUMENTS HISTORIQIES. hOi

les valeurs qui sont nécessaires à leur patrie. Qu'ils se rassurent, ces hommes qui peuvent aider à rétablir le crédit et nos finances ! que nos actes de dévouement inspirent des sentiments d'honneur à ceux qui voudraient suivre l'exemple de rémigration, que nous regardons comme une lâcheté ! Qu'ils se rassurent, tous ceux qui pourraient croire au retour des scènes sanglantes qui sont tracées dans notre histoire ! Qu'ils se rassurent! ni la guerre civile, ni la guerre de l'étranger ne viendront déchirer les entraiUes de notre belle France ! Qu'ils se rassurent aussi sur notre Assemblée nationale, car il n'y aura ni Montagnards ni Girondins! Oui, qu'ils se rassurent enfin, et qu'ils aident adonner à l'Europe un coup d'œil magique : qu'ils aident à faire voir à l'univers qu'en France il n'y a pas eu de violence dans la révolution , qu'il n'y a eu qu'un changement de système; que l'honneur a succédé au système de la corruption ; que la souveraineté du peuple et de l'équité a succédé à un despotisme odieux ; qu'à la faiblesse ont succédé la force et l'ordre; qu'aux castes a succédé l'union; qu'à la tyrannie a succédé cette devise sublime: Liberté, Egalité, Fraternité, progrès, civilisation, bonheur pour tous, et tous pour le bonheur.

Nous saisissons cette occasion pour demander au Gouvernement provisoire ou à l'Assemblée nationale, lorsqu'elle sera convoquée, pour tous nos frères de toute la France, que la durée de leur travail soit fixée à dix heures par jour, comme pour nous. Nous le demandons, parce que le mot Egalité se trouve dans la devise républicaine. Puisqu'on a aboli les privilèges, est-il juste qu'il y ait des privilèges dans notre Répur blique?

Nos frères des départements se plaignent de ce que leur •temps est absorbé par le travail, sans cependant qu'il leur soit à charge. Ils voudraient aussi rendre leurs facultés intellectuelles, eu les cultivant, dignes de notre ère nouvelle ; eux aussi ils méritent d'avoir une heure au moins, une heure pour vivre de la vie intelligente et du cœur et de l'àrae.

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A02 ikh:lm>:m:s iiisTohiuti^.

31ais, (lisuns-nous à nos frères, prenons patience, nesK)yoib pas trop CNigeanU à la fois; demandons graduellement, avec prudence, avec ordre, dans toute la voie de la justice et de rhumanité, et nous obtiendrons. Le gouvernement veille sur nous, il se sacriiie pour nous ; on ne peut pas être heureux du jour au lendemain. Nous avons beaucoup souilert sous un deir potisnie cruel ; eh bien ! souffrons encore un peu pour la liberté. Le moment de la récolte n*est pas encore arrivé ; labouroDs k champ de la liberté, semons Tégalité, et nous recueillerons la fraternité, qui nous donnera infailliblement le bonheur intellectuel ou moral. Du courage donc, du courage, de l'énergie, el gardons nos armes. Si toutefois quelques ambitieux voulaieiil tourner la Uévolution à Tégoïsme, nous leur dirions : Il est trop tard; de munie que nous avons dit aux tyrans : Assez! il rst trop lard !

Constituons la République, grande, .pure, forte, dans loule son extension, telle qu elle a été proclamée ; faisons-la digue des hommes actuels et du siècle. L'Europe a les yeux sur nous; elle compte nos mouvements; elle aspire à notre émaocipation ; mais servons de modèle à tous les peuples...

Recevez, citoyens mendjres du Gouvernement provisoire. nos vœux et nos sympathies républicaines, ainsi que nos salutations fraternelles. Vive le Gouvernement provisoire! l'm la République!

Proclamation du Gouvernement provisoire^

Citoyens,

Les dons patriotiques alllucnt à Thôtel de ville. Ciiaqw jour, tons les coips d'état rivalisent d'abnégation et de mt rosité. Des ouvriers qui peuvent à peine, par de trop nr travaux, nourrir leurs familles, savent encore prélever de i

DOCI AIKNTS IIISTOlllQl ES. liQ3

viques offrandes sur un salaire insuflisant. La pauvreté même, oubliant ses besoins, se fait un devoir et un bonheur d'une privation nouvelle, quand il s'agit de subvenir aux besoins de kl République^ notre mère commune.

Vous aurez donné au monde un sublime exemple ! L'hôtel de ville, ce palais du peuple, en est tous les jours le silencieux témoin; mais si votre modestie veut cacher ces héroïques vertus, le Gouvernement provisoire doit les révéler à la F^rance et à l'Europe qui vous contemplent!

La monarchie brisée par vous en Février avait corrompu bien des âmes ; mais le mal n'a point encore pénétré jusqu'au cœur de la nation ; vous le prouvez tous les jours. Il est beau de combattre et de vaincre pour la liberté ; il est encore plus beau de fonder la liberté sur l'inébranlable base d'un désintéressement et d'un patriotisme que ne découragent pomt les épreuves les plus poignantes.

Le Gouvernement provisoire doit le proclamer hautement : la France est fière de voufs ; et la République, appuyée sur des cœurs tels que les vôtres, peut regarder sans crainte son avenir.

Au nom de la patrie, au nom de la France, au nom de l'humanité, le Gouvernement provisoire vous remercie.

80 mars 1848*

m DDCIMENTS lllSTOHimES

No 8.

Considérants sur VahoUtion de la contrainte par corps et de

r exposition publique.

IIÊPUBLIQUE FRANÇAISE.

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