LA DIPLOMATIE EUROPÉENNE ET L*INVASION DES ÉTATS PONTIFICAUX
Il ne sera pas facile de décrire, et même nos descendants auront peine à imaginer quel frémissement d'indignation fit le tour du monde catholique, à la nouvelle de l'invasion piémontaise dans les Etats de l'Eglise. Les peuples non dissidents condamnèrent bien haut, par la bouche de leurs évêques, cette sacrilège usurpation et accueillirent avec enthousiasme les braves qui avaient combattu en faveur du Souverain Pontife, à Pérouse, à Spolète, à Pesaro, à Castellidardo et à Ancône: partout des services solennels furent célébrés à la mémoire des morts, et d'éloquents orateurs glorifièrent ces nouveaux croisés qui avaient répandu leur sang, sur le champ de bataille, pour la plus juste et la plus sainte des causes.
Le comte de Cavour, bien qu'il n'eût pas deviné le profond et universel sentiment de réprobation que le vol des domaines pontificaux exciterait dans le monde catholique, s'était hâté, dès l'entrée des Piémontais sur le territoire ecclésiastique, d'amuser la diplomatie et de répondre à ses questions par un mémorandum qui est un chef-d'œuvre d'hypocrisie et de mauvaise foi. Eu égard à son importance, nous le reproduisons ici tout entier, en l'accompagnant des notes et des éclaircissements que demande la vérité.
Mémorandum du comte de Cavour aux puissances étrangères,
« La paix de Villafranca, en assurant aux Italiens le droit de disposer de leur sort, a mis les populations de plusieurs provinces du nord et du centre de la Péninsule à même de substituer à des gouvernements soumis à l'influence étrangère le gouvernement national du roi Victor-Emmanuel (i).
« Cette grande transformation s'est opérée avec un ordre admirable, et sans qu'aucun des principes sur lesquels repose Tordre social (2), ait été ébranlé.
« Les événements qui se sont accomplis dans l'Emilie et dans la Toscane, ont prouvé à l'Europe que les Italiens, loin d'être travaillés par des passions anarchiques, ne demandaient qu'à être régis par des institutions libres et nationales (3). Si cette transformation eût pu s'étendre à toute la Péninsule, la question italienne serait, à cette heure, pleinement résolue. Loin d'être pour l'Europe une cause d'appréhension et de dangers, l'Italie serait désormais un élément de paix et de conservation (4). Malheureusement, la paix de Villafranca n'a pu embrasser qu'une partie de
(1) La paix de Villafranca avait établi « que le grand-duc de Toscane et le duc « de Alodène rentreraient dans leurs Etats, en accordant une amnistie générale. » Le traité de Zurich avait décidé que la question de l'Italie centrale serait portée devant un congrès européen. M. de Cavour confond ici la liberté matérielle avec la liberté morale qui, dans le domaine social, est réglée par des contrats et par des droits mutuellement reconnus.
(2) C'est-à-dire en les ébranlant tous, en violant effrontément les traités, on foulant aux pieds le droit des princes légitimes, en violentant les vœux des populations, etc. Nous reviendrons encore sur cette pénible matière.
(3) Et, en outre, d'être rendus à leurs souverains et à leur autonomie pour se voir délivrés d'un parti qui les opprime et les traite en peuples conquis.
(4) La paix est impossible tant que durera la domination des sociétés secrètes par l'appui néfaste de la révolution. Mais les sociétés secrètes, une fois réduites à l'impuissance, l'Italie sera-t-elle plusMne.*
l'Italie. Elle a laissé la Vénétie sous la domination de l'Autriche et elle n'a produit aucun changement dans Tltalie méridionale et dans les provinces restées sous la domination temporelle du Saint-Siège (i).
« Nous n'avons pas l'intention de traiter ici la question de la Vénétie. Il nous suffira de rappeler que, tant que cette question ne sera pas résolue, l'Europe ne pourra pas jouir d'une paix soliflc et sincère. Il restera toujours en Ftalie une cause puissante de troubles et de révolutions qui, en dépit des efforts des gouvernements, menacera incessamment de faire éclater, au centre du continent, l'insurrection et la guerre (2). Mais cette solution, il faut savoir l'attendre du temps. Quelle que soit la sympathie qu'inspire à bon droit le sort, chaque jour plus malheureux, des Vénitiens, l'Europe est si préoccupée des conséquences incalculables d'une guerre, elle a un si vif désir, un besoin si irrésistible de la paix, qu'il serait peu sage de ne pas respecter sa volonté (3). Il n'en est pas de même pour les questions relatives au centre et au midi de la Péninsule.
« Attaché à un système traditionnel de politique, qui
(1) La paix de Villafranca, art. 3, et le traité de Zurich, art. 20, avaient fixé le sort de la Vénétie. Napoléon, dans la noie du 9 sept. 1859, avait déclaré que le rétablissement de la liberté de l'Etat vénitien avait été stipulé par l'Autriche sous la condition du retour des ducs. Pour ce qui regarde le royaume de Naples et les Etats du Pape, l'art. 1 de la paix de Villafranca et l'art. £0 du traité de Zurich les avaient admis à faire partie d'une confédération italienne et, aux ternies de ces articles, les deux Empereurs devaient s'employer à obtenir des réformes du Souverain l'ontife et conséquemment du roi de Naples (art. 6). De plus, il avait été réglé par l'art. 19 du traité de Zuiich que le territoire des Etats italiens qui n'avaient point pris part à la guerre, ne serait pas modifié sans le consentement des puissances.
{'2) La faute en est à ceux qui ont violé les traités de Zurich et de Villafranca.
(3) Tant que les ministres du Piémont, aidés des sociétés secrètes, n'auront pas l'éussià organiser la révolution dans l'Empire autrichien et à suborner quelques généraux.
n'a pas été moins fatal à sa famille qu'à son peuple, le jeune roi de Naples s'est mis, dès son avènement au trône, en opposition flagrante avec les sentiments nationaux des Italiens, aussi bien qu'avecles principes qui gouvernent les pays civilisés. Sourd aux conseils de la France et de l'Angleterre, refusant même de suivre les avis qui lui venaient d'un gouvernement dont il ne pouvait mettre en doute ni l'amitié constante et sincère, ni l'attachement au principe de l'autorité, il a repoussé pendant une année tous les eCorts du roi de Sardaigne pour l'amener à un système de politique plus conforme aux sentiments qui dominent le peuple italien (i).
« Ce que la justice et la raison n'ont pu obtenir, une révolution vient de l'accomplir. Révolution prodigieuse, qui a rempli l'Europe d'étonnement par la manière presque providentielle dont elle s'est opérée, et l'a saisi d'admiration pour le guerrier illustre, dont les glorieux exploits rappellent ce que la poésie etThistoire racontentde plus surprenant (2).
« La transformation qui s'est faite dans le royaume de Naples, pour s'être opérée par des moyens moins pacifiques et réguliers, que celle de l'Italie centrale (3), n'en est pas moins légitime. Ses conséquences ne sont pas moins favorables aux véritables intérêts de l'ordre et à la conso-
(1) V. notre réponse au chap VI. M. de Gavour avertissait le roi de Naples, après avoir ruiné son pouvoir: quelle amitié sincère! Les chap. XVIH et XIX ajoutent d'autres preuves à celles-ci.
(2) Prodiges étonnants, nous l'avouons; mais uniquement dus aux trahisons, à l'imposture et à l'or jeté à pleines mains par le Piémont. Nous ne nous opposons pas, du reste, à ce que les exploits de Garibaldi prennent leur place dans le récit de la fable. Rien de plus fabuleux , en effet, dans le sens que nous l'entendons.
(3) Transformation aussi légitime qu'un vol opéré au moyen de la trahison et de l'hypocrisie.*
lidation de Téquilibre européen (i). Une fois que la Sicile et Naples ferontpartie intégrantedela grande famille italienne, les ennemis des trônes n'auront plus aucun puissant argument à faire valoir contre les principes monarchiques (2), les passions révolutionnaires ne trouveront plus un théâtre où les entreprises les plus insensées avaient des chances de réussir, ou du moins d'exciter la sympathie de tous les hommes généreux. —
« On serait donc autorisé à penser que Tltalie pourrait rentrer enfin dans une phase pacifique, de nature à dissiper les préoccupations européennes, si les deux grandes régions du nord et du midi de la Péninsule n*étaient séparées par des provinces qui se trouvent dans un état déplorable (3).
« Le gouvernement romain s'étant refusé à s'associer en quoi que ce soit au grand mouvement national et ayant au contraire continué à le combattre avec le plus regrettable acharnement, s'est mis depuis longtemps en lutte formelle avec les populations qui n'ont pas réussi à se soustraire à sa domination U),
(1) Le désordre n'a jamais été favorable k l'ordre, et le renversement de tous les droits est le comble des désordres. Que serait-ce en y ajoutant la perfidie et la fausseté?
(2) Mazzini a déclaré en face de l'Europe qu'il ne se lasserait jamais de pousser à l'établissement de la république italienne et a traité de despotique le gouvernement constitutionnel. Or, il lui sera plus facile de détrôner un seul roi qu'il ne lui était facile d'en détrôner plusieurs.
(5) Imposture manifeste. L'état déplorable des provinces en question, est celui où les a réduites la politique cavourienne. Nous en parlerons plus longuement; mais nous en avons dit assez en parlant des Roraagnes; les Pepoli et les Valerio ont fait pis encore de l'Ombrie et des Marches.
(4) Le gouvernement pontifical a refusé de s'associer aux principes subversifs de tout ordre social et religieux, et s'est mis en opposition déclarée, non pas avec l'Italie catholique, mais avec l'Italie des sociétés secrètes qui tient opprimée la nation véritable.
« Pour les contenir, pour les empêcher de manifester les sentiments nationaux dont elles sont animées, il a fait usage du pouvoir spirituel que la Providence lui a confié dans un but bien autrement grand que celui assigné au gouvernement politique (i).
« En présentant aux populations catholiques la situation de l'Italie sous des couleurs sombres et fausses, en faisant un appel passionné au sentiment, ou, pour mieux dire, au fanatisme qui exerce encore tant d'empire dans certaines classes peu éclairées de la société (2), il est parvenu à ramasser de l'argent et des hommes de tous les coins de l'Europe et à former une armée composée presque exclusivement d'individus étrangers, non-seulement aux Etats Romains, mais à toute l'Italie (3).
« Il était réservé aux Etats Romains de présenter dans notre siècle l'étrange et douloureux spectacle d'un gouvernement réduit à maintenir son autorité sur ses sujets, au moyen de mercenaires étrangers aveuglés par le fanatisme ou animés par l'appât de promesses qui ne sauraient être
Cl) Le Pape a condamné le vol. et il le devait faire, et, s'il l'a puni de peines ecclésiastiques, c'est parce que ce vol avait pour objet des choses sacrées aux yeux de l'Eglise. Telle a toujours été la conduite des Souverains Pontifes. L'Eglise nationale de M. de Cavour l'entendrait peut-être différemment.
(2) Le Pape a représenté les choses au point de vue qui lui est commun avec tous ceux qui veulent les voir comme elles sont, et il en a justement appelé aux sentiments catholiques Mais pour M. de Cavour et les siens, le catholicisme est le faîiatisme et les catholiques, prêtres ou laïques, ne sont partout que des fanatiques ignorants que la sagesse révolutionnaire devra illuminer. Cœci et duces cœcorum !
(3) Nous avons traité ce point au chap. précédent. Nous rappellerons de nouveau que les bandes de Garibaldi étaient composées d'une manière semblable, sauf la différence des personnes qui n'est pas en leur faveur; et néanmoins elles prétendaient représenter l'Italie. M. de ïhouvenel en est convenu lui-même et s'en est ainsi expliqué à Lord Cowiey. Voyez la dépêche du 12 sept., de Lord Cowlcy à John Russell.
réalisées qu'en jetant dans la détresse des populations entières (i).
« De telsfaitsprovoquentauplus haut degré l'indignation des Italiens qui ont conquis la liberté et Tindépendance. Pleins de sympathie pour leurs frères de l'Ombrie et des Marches, ils manifestent de tous côtés leur désir de concourir à faire cesser un état de choses qui est un outrage aux principes de justice et d'humanité et qui froisse vivement le sentiment national (i).
« Bien qu'il partageât cette douloureuse émotion, le gouvernement du Roi a cru devoir jusqu'à présent empêcher et prévenir toute tentative désordonnée pour délivrer les peuples de l'Ombrie et des Marches du joug qui les opprime (5). Mais il ne saurait se dissimuler que l'irritation croissante des populations ne pourrait être contenue longtemps sans avoir recours à la force et à des mesures violentes. D'ailleurs la révolution ayant triomphé à Naples, pourraiton l'arrêter à la frontière des Etats Romains où l'appellent des abus non moins graves que ceux qui ont entraîné irrésistiblement en Sicile les volontaires de l'Italie.
« Aux cris des insurgés des Marches et de l'Ombrie, l'Italie entière s'est émue (4). Aucune force ne saurait empêcher que du midi et du nord de la Péninsule des milliers d'îta-
(1) Calomnies, à l'usage de M. de Cavour et de ses adhérents, qui, dans le langage moderne, sont appelées du nom de politique.
(2) Quelle hypocrisie et quelle mauvaise foi ! Il faudrait voir maintenant l'état d'oppression oii gémissent ces malheureuses provinces dont le sort attendrissait le cœur de M. de Cavour.
(3) Qui lui en donna le droit contre un Etat pacifique et tranquille, et au mépris de la loi de non-intervention?
(4) Toute l'Italie s'est émue et indignée des artifices diaboliques employés par M. de Cavour pour allumer le feu de la révolte au sein de ces populations, en y jetant des bandes d'assassins et de vils mercenaires.
liens accourent à Taide de leurs frères menacés de désastres semblables à ceux de Pérouse.
« S'il demeurait impassible au milieu de cet entraînement universel, le gouvernement du Roi se mettrait en opposition directe avec la nation (i). L'effervescence généreuse que les événements de Naples et de la Sicile ont produite dans les multitudes dégénérerait aussi en anarchie et en désordre.
« Il serait alors possible et même probable quele mouvement régulier qui s'est opéré jusqu'ici prît tout à coup les caractères de la violence et de la passion. Quelle que soit la puissance des idées d'ordre sur les Italiens, il est des provocations auxquelles les peuples les plus civilisés ne sauraient résister. Certes, ils seraient plus à plaindre qu'à blâmer si, pour la première fois, ils se laissaient entraîner à des réactions violentes qui amèneraient les plus funestes conséquences. L'histoire nous apprend que des peuples qui sont aujourd'hui à la tête de la civilisation ont commis sous l'empire de causes moins graves, les plus déplorables excès,
« En exposant la Péninsule à de pareils dangers, le gouvernement du Roi serait coupable envers l'Italie; il ne léserait pas moins envers l'Europe.
« Il manquerait à ses devoirs envers les Italiens, qui ont toujours écouté les conseils de modération qu'il leur a donnés, et qui lui ont confié la haute mission de diriger le mouvement national (2).
(1) M. de Cavour abuse en vérité de ce faux argument qu'il reçasse jusqu'au ridicule.
(2) Ce trait est tout à fait digne de Jlachiavel. Ces motifs de justification reposent sur deux faits imaginés pour le besoin d'une mauvaise cause, à savoir: !<> que l'Etat pontifical était plongé dans le désordre, 2" que le gouvernement de Turin avait le
« II manquerait à ses devoirs envers l'Europe ; car il a contracté à ses yeux l'engagement moral de ne pas laisser le mouvement italien se perdre dans l'anarchie et le désordre.
•« C'est pour remplir ce doubledevoirquelegouvernement du Roi, dès que les populations insurgées de l'Ombrie et des Marches lui ont envoyé des députations pour invoquer sa protection, s'est empressé de la leur accorder (i) En même temps il a expédié à Rome un agent diplomatique pour demander au gouvernement pontifical l'éloignement des légions étrangères, dont il ne pourrait se servir pour comprimer les manifestations des provinces qui touchent à nos frontières, sans nous forcer à intervenir en leur faveur. Sur le refus de la cour de Rome d'obtempérer à cette demande, le Roi à donné l'ordre à ses troupes d'entrer dans l'Ombrie et dans les Marches, avec la mission d'y rétablir l'ordre et de laisser aux populations la liberté de manifester leurs sentiments(2). Les troupes royales doivent respecter scrupuleusement Rome et le territoire qui l'entoure. Elles concourraient, si jamais il en était besoin, à préserver la résidence du Saint-Père de toute attaque et de toute menace; car le gouvernement du Roi saura concilier toujours les grands intérêts de l'Italie avec le respect dû au chef auguste de la religion à laquelle le pays est sincèrement attaché. En agissant
droit d'y intervenir.— Parlons sans voile. Cavour a excité la révolution en Italie pour s'emparer des Etats des princes italiens et, après cela, il prétendit sejustifler par la grande raison de la révolution à comprimer. Quelle logique !
(1) Qui a vu ces députations? Et d'où leur vint l'autorisation de représenter telle ou telle province? Ce n'est assurément pas du peuple, empêché par la force d'exprimer sa volonté, suivant l'assertion de M. de Cavour.
(2) Quel fatras de mensonges et de calomnies! Quiconque aura lu notre précédent chapitre, pourra dire la part que fait à la vériti^ ce fameux Mémorandum.
Où —
ainsi, il a la conviction de ne point froisser les sentiments des catholiques éclairés qui ne confondent pas le pouvoir temporel dont la cour de Rome a été investie pendant une période de son histoire, avec le pouvoir spirituel qui est la base éternelle et inébranlable de son autorité religieuse.
« Mais nos espérances vont plus loin encore: nous avons la confiance que le spectacle de l'ananimitédes sentiments patriotiques qui éclatent aujourd'hui dans toute l'Italie, rappellera au Souverain-Pontife qu'il a été, il y a quelques années, le sublime inspirateur de ce grand mouvement national. Le voile que des conseillers animés par des intérêts mondains avaient mis sur ses yeux, tombera, et alors, reconnaissant que la régénération de l'Italie est dans les desseins de la Providence, il redeviendra le père des Italiens, comme il n'a jamais cessé d'être le père auguste et vénérable de tous les fidèles (i). » Signé: Cavour.
« Turin, le 12 sepicmbre 1860. •
Quand nos descendants liront cette circulaire et d'autres semblables de M. de Cavour, ils s'étonneront que ce ministre ait pu vouloir tromper, par d'aussi pauvres allégations, la diplomatie de l'Europe du XIX'^ siècle; ils se moqueront des applaudissements prodigués aux manœuvres de sa désolante hypocrisie. Or ce mémorandum artiticieux satisfit Lord Russell qui avait tout essayé pour abaisser et détruire le pouvoir temporel du Souverain Pontife. Quand l'expédition de Garibaldi semblait imminente, Lord Russell avait insisté auprès du cabinet des Tuileries pour que le drapeau français cessât de défendre Rome
(1) Hypocrisie affectée et ridicule dans la bouche de M. de Cavour que chaciui savait imbu d'esprit voltairien.