‹ Histoire de la Révolution de 1870-71Chapitre 2 sur 59 · Rapporté parle lieutenant C...., qui l'a entendu · texte numérisé non relu

Rapporté parle lieutenant C...., qui l'a entendu

reine Isabelle ' , l'ancien chef de bureau arabe habitué à ruser avec les Arabes, avait, après avoir fait son devoir en Crimée, à l'Aima et à Inkermann, attaqué le bastion central à Sébastopol et, plus tard, en Italie, montré une énergie singulière à Melegnano et à l'assaut du cimetière de Solferino, s'était fait connaître surtout, à partir de 1862, par les combats livrés au Mexique.

En juillet 1862, il prenait le commandement de la première division d'infanterie du corps expéditionnaire à la Vera-Gruz. C'est lui qui, au siège de Puebla, attaqua le général mexicain Commonfort, retranché à San- Lorenzo et amenant un convoi de vivres aux assiégés. Bazaine le battit. En octobre 1863, le futur commandant en chef de l'armée du Rhin succédait au général Forey dans le commandement en chef de l'armée du Mexique. La prise de Mexico, le siège d'Oajaca, où 7.000 hommes mirent bas les armes devant lui, la poursuite de Juarez, avaient donné au maréchal Bazaine une réputation militaire dont l'avenir nous a cruellement montré l'exagération.

Nous voulons être calme, dans cette histoire. Nous n'écrivons pas un pamphlet, et quoique ces terribles événements soient si rapprochés de nous, nous essayons de les envisager du fond de cette perspective d'où nous regardons le passé. Mais la modération n'exclut ni la douleur patriotique, ni l'implacable vérité. Malgré les aventures de Bazaine au Mexique, malgré les bruits qui chargeaient sa réputation, malgré les accusations portées par ses lieutenants eux-mêmes (M. de Galiffet, entre autres), malgré sa conduite avec ce Maximilien, dont il était chargé de défendre le trône et la vie 2, la France

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