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Lorsque le roi fut parvenu à' la souveraineté des Pays-Bas, il avait désigné le comte 4e Bornes pour le gouvernement du duché de Gueldre et du comté de Zutphen. A la veille de son départ, il ie nomma amiral de Flandre , mais en lui retirant sa chasge de gouverneur, ce qui bleasa-le comte au vif/ Le duché de Gueldre et le comté de Zutphen furent conGés à Charles de Brimeu, comte de Megfaem et S*" d'Humberoourt« desceodanl de llnlortuné ministre de Marie de Bourgogne,
Le roi répartit aussi entre les principaux seigneurs les qiia^ torze compagnies qui formaient les bandes d'ordonnance des Pays-Bas. Elles reçurent pour chefs : le duc d'Aracho^, letprince d'Orange , le comte d'Egmont , le marquis de Berghes, Je comte de Homes, le comte de Boussu, le baron de Berlaymont^Je eomte de Hoogbstraeten, le comte du R(»ulx, le comte d'Arenberg , le comte de Hansfeld, le comte de Heghem, ie baron de Mtotigny
usage ne pouvait isa concilier avec la défiance et les idées monarchiques de Philippe II. Il s'en était préoccupé depuis assez longtemps et avait même consulté Granvelle sur le point de savoir si, conformément à une propositiim qu*il avait entendu faire par la reine de HoDgriCi il n*y aurait pas lieu de rendre les gouvernements temporaires Granvelle avait répondu le 47 décembre 4558 : « Quant à ce que V. M. rapporte du désir manifesté
• ci-devapt par la reine Marie de voir les gouvernements des provinces
• rendus temporaires, le fait est vrai, et je me souviens qu'elle en fit la
• proposition ; mais, après mftr examen , nous avons reconnu les incon-
• véniepts de cette mesure. Les seigneurs, en effet, s*en trouveraient « ofiansés comme d*une marque de défiance et n'accepteraient probable^ « m^nt aucun emploi dans un tel ordre de choses, attendu surtout qu*il « n*est et n'a Jamais été pratiqué dans ^ucun autre pays. » Malgré ces o)^ections, le roi déclara qu'il inclinait toujours pour l'opinion de la reine Marie au sujet des gouvernements temporaires des provinces, ce parti lui sembtant le plus favorable à la bonne administration. Cependant il ne donaa pas suite à ce dessain. Fotries Papier$d*flat du cardinal dfi GranpeUfi, t. V, p. 395 et 401.
et le comte Henri de Bréderode. Ces seigneurs avaient sous eux des lieutenants et autres oflBciers, choisis paiement dans la noblesse K
Granvelle plaça auprès du roi , comme conseiller d'État des Pays-Bas et garde des sceaux , Charles de Tisnacq , une de ses créatures */ Le comte de Homes qui, en sa qualité d'amiral, allait également accompagner le monarque en Espagne , y fut retenu pendant deux ans sous prétexte d'y exercer la charge assez vaine , tout au moins purement honorifique, de mperiniendatU des afifaires des Pays-Bas ^.
Cependant Torganisation ecclésiastique do pays avait été, de la part de Philippe II, l'objet d'une sollicitude plus grande encore.
Les Pays-Bas ne possédaient jusqu'alors que trois évéchés : Tournai, Arras et Utrecht. Dans la plus grande partie du pays, la juridiction ecclésiastique était exercée par des évéques étrangers. Les évéques de Liège et de Cambrai se partageaient l'autorité spirituelle dans le duché de Brabant ; la juridiction du premier s'étendait, en outre, sur le comté de Namur et la presque totalité du duché de Gueidre; celle du second sur la seigneurie de Malines, le comté de Hainaut et quelques lieux de la Flandre. Une partie de cette dernière province dépendait de Tévéché de
' Les bandes d*ordonnanco, disséminées en divers lieax de:; Pays-Bas, formaient un effectif de trois mille cavaliers, les uns armés de tontes pièces comme hommes d^armes, et les autres, les archers, équipés plus légèrement. Ces trois mille cavaliers formaient six cents lances^ car on comptait cinq hommes à cheval pour chaque lance. La compagnie la plus nombreuse était de cinquante lances, et la moindre de trente. rotrL.Gcic:- GiABDiif, fol. 48.
' Granvelle parait avoir choisi Tisnacq « parce que cestoit un homme assez doux et qu*il lui sembloit pouvoir s^assurer qu'il feroit bien sa besogne et Taideroit à maintenir son crédit en toutes occurrences et Tavertissant de toutes choses. » Grande chronique de HoUtuidê, t. H» p. 38.
' Mémonal de Hoppkrls, chap. l.