‹ Histoire de la révolution des Pays Bas sous Philippe II (volume 3)Chapitre 11 sur 177 · LIVRE IVRBMIBII (1^9). 3i · texte numérisé non relu

LIVRE IVRBMIBII (1^9). 3i

sitmxm&e dénotait àranrt tout la réserve et ta froiâeur. On teasdJtM • quait l'ampleur dé son froht^ ses yeex biens et àësékigràndë,. son nez^bi^ proportioiiûé , majié ànssrla groteeui^ de la Mit^e inf é« rieure, ainsi qlié la barbe courte et pdintnev'draaibiqiid clair.de' mâmeqtie les cheveux. Au premiqr aspect^ onoepètityait méodn* naître son origine flanhande ; mais la sévérité et k roideur de sed manières eurent bientôt glacé les syihpathiès des Bôlgës i6r$qae. Philippe se fut mobtré à eux pour la première fois: f. '

Les députés des diverses ]()rovincés iuietit sucoessireoient^p** pelés pour receivoir'fe éermeni du nouveau' âCHnvèrain et lui jurer' fidélité an nom de leurs comméttaniB. Un audienoter lisait à hatif» et iifteHigible voix la formule du serment qui devait éti^ proifQ(ncé' par le rod \ ceiai<» élevait ensuite la mais et ajoutait de^ài bouche : Ainsi m\rideM JHmtetPous sesèamts ^« Dàtaè ce moment aolen-^ nel, Philippe promettait aux peupleisr belges delëstnaiAleiiiLr ef)^ leurs anciens droitS) privilèges et coutumesy çan^ y. contrevenir ni ^ouffirir qu'il y lAt contrevenu en àuéunemanière. Les députés, après avoir neçu oesetment> promettaient à- leur tour d'étrb fidèles à leur prince. Tel était le contrat Sacré que lesouviecâin defrRâys- Bas ne pouvait rompre sous peiâe de dégager aussi ses sujets. .

Philippe nomma gouverneur 4e^ Pays-Bas et de la* FranohÉH Comté de Bourgogne son cousin Philibert BmmanUel» dUc de Savoiev surnon(>mé Tête de JPer^ chevalier de la ToisônHfOr depuis 4548 et général des troupes impériales au sijége deHet? ?. Msôs 'C'est Granvélle^ évéque d'Arras, q^, dès Favéndmentdtt

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•NéàChambéry, le 8, juillet .4528, il était jais de Charles, III, duc de Savoie, et de Béatrix de Portugal, sœur de la princesse Isabelle, feminè de Charles-Quint. Pour recouvrer ses États, envahis et occupés par les Français, il 8*ôiait mis au'èerviée^de l*Emp6rear et av»(t fait , evoo ane'bt*av6ùre éclatante , les campagnes d'Allemagne 6t de Flandre. '

nouveau souverain, semble le plus en foveuri; Ghdrli^ avait ya&té à sonfils l'habileté de ce ministre et PbUippe.avait reconnu en lui ce penchant pour les idées monarchiques q^'il associait dans .3a pensée à la prédominance du catholicisme. Ce; fut: aussi, aprèà s'être coiœerté avec son père, que Philippe admit dans le conseil d'État des Pays-Bas le comte d'Egmotit, le prince d'Orange, le marquis deBerghes, le comte de Boussa, le. seigneur de Giayon et Simon Renard, ancien lieutenant général an jbajilliage d'Âmoiit en Bourgogne, puis ambassadeur en Angleterre où il avait n^oeié le mariage du prince d'Espagne avec Marie Tudor. > Mais le jour même où le conseil d'État est installé, la jalousie des nobles contre Tévéque d'Arras commence à se révéler: Le 18 novembre, toiis les conseillers, tant nouveaux qu'anciens, à l'exception du prince. d'Orange, retourné à l'armée, prêtèrent serment. A cette ôccâr. sion, qudques signes de mécontentement se manifestèrent parmi les nouveaux élus ; on ne les avait admis au conseil, disaient-ils, que pour la forme et afin de faire retomber sur euîi les ressentiments du peuple, bien qu'ils ne dussent prendre part qu'aux affaires générales ,* or, ils soutenaient que rien ne devait se. traiter dans le conseil sans eux et qu'aucune résolution ne devait être prise relativement aux Pays-Bas, par le roi ou son lieutenant, que d'après leur avis «.

Charles^Quint, cependant, allait achever le isacrifiee de sa puissance. Le 16 janvier 1556, dans la même salle où il avait re-. nbncé à la souveraineté des Pays-Bas, il se dépouilla en fav«ar de son fils des royaumes, des provinces et des îles qui lui appartenaient encore tant dans l'ancien que dans le nouveau monde : les royaumes de Castille, d'Aragon, de Léon, de Grenade, de Sardaigne et de Sicile, en Europe; en Afrique, les îles Canaries^' Tunis

' Leltre.de Tévéqu^ d'Arras à Marie de Hongrie « du 1^ novembre i 555. Documents historiques, t X (Archives du i:oyaume}.

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