LIVRE VIII (i5Ci-1B
côté, qu'il ne les avait pas invités, pour ne pas s'^exposer à un refus'.
L'état delà Franee vint augmenter les préoccupations de la gouvernante 4e& PaysrBas et réclamer tQuîe. la sollicitude d« Philippe II ; car le roi catholique ne pouVaR se dissimufer ta pei^ turbation général qui réânttèrait du trioibphe des huguenots français. ËtiFtànce, comme partout, les dissidesits avaient ptiisé deslMtesnouivelleB dansia persécution. A la mort de François!^; trent©4rois vHtes et dix^sepV provinces étaient i^m plies «de réformés ; en 4564, deux ans aprè9 la' mort de Henri II, leurs élises, soit publiques, soit partletjriières, s'élevaient dJsms tout le royaiune à deux mUle cent cinquante, et ilis avaient, dit-on, pour eux, la. sixième partie de la population ; ils {kmvaient armer deux millions d'àoinmes '. La trahison fit échouer la conjuration
1 Jlf^mona/deHoppERcs, 4« partie, chap. III.
' « Il tfy a pas (te province qui ne soit infectée, disait dans sa rvte-
tron de 4561 Tambassadeur Giovanni Michiel; il yen a où la contagion esl répandue même dans les campagnes, comme la Normandie, la Bretagne presque entière , la Toumîne , te Poitoti, la Gulenne, la Gascogne, une grande partie du Languedoc, du fiuuphiné de la Provence, et dé la Champagne, œ qui feit presque les trois quarts du royaqme. Ëa maint «adroit tes hérétiques tiennent leurs réunion? qu'ils appeltent casemblées, où on lit, on prêche, on vit à la manière de Genève, sans aucun égard pour tes ministres du roi ni pour ses ordres. La contagion s'étend à toutes tes classes, et ( chose étrange 1 ) même aux ecclésiastiques, aux prêtres, aux moines, aux religieuses, aux couvents presque entiers, dont peu sont purs
deeelfte peste; ai|x évêques, «t à beaucoup des principaux prélat Les
nobtesaont sUrUmteootamiiiiés.^i notamment eeax dont Tàge ne d^sse pas quarante ans. Plusieurs d'entre eux vont toujours à I4 messe , et observent tes cérémonies catholiques, mais ce n'est que par peur ; et lorsqu'ils croient pouvoir le faire sans qu'on le sache, ils renoncent à la messe
par-dessus tout, et ils évitent les églises autant qu'ils le peuvent » Bêla-
tiens (tes ambassadeurs vénitiens) publiées par M. N'. Tomrtiàseo, t, I, p. 443.