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d'Amboise dirigée par les chefs du protestantisme contre l'aalorité presque absolue des Guises, et le prince de Gondé, frère du roi de Navarre, eût sans doute été KTré ati Ixiurreau sans la mort presque sou<iaifiis "du }enrie'Toi, françêis if. Catherine de Médicis s'erap»« alors de la régenoe, an nom de Charles IX, enfant ée^is ans et demi ; «t, fatiguée elIcKméme dei'anrigante domination ties Guises, t!lle pfot^e le prinee' de' GcAidé et se propose, pour assorer ^on propre pouvoir, de lenir la balance ^le entre les deux fadÉons. Mais*ce dessein troOTe «n obstacle inattendu dans laK^aMon qui se foraie'entre le doc de Gvise, le connétable de Montmorency et le maréchal ^e SatHt-Attdré. L'E^)agne .protège ce -triumvirat; qui se voit paiement appuyé par Antoine de JBourbon, rai de Navarre. D'un caradève faîble«et irrésolu, ce dernier s'étaftlaissé^séduire par les offres insidieuses de Thomas de Ghantonay, ambassadeur de Philippe II, et avait abandonné le parti dont le prince de^Hondé, son frère, était le chef. Le massacre des protestarlts de Vassy, autorisé sinon >com mandé par le duc de Guise, donne enfin le sîgnal de la guerre oivile. Catherine de Médicis, effrayée de la puissance cnnssante des triumvirs, appelle le prince de Gondéà son aide : le % avril 4ëtô, les protestants prenneiA les armes «t, en trois semaines, «Is d^iennent maîtres de la moitié des grandes villes du Toyaunie. La duchesse de Parme jugea Décessaîre de prendre des précautions pour le cas où les huguenots français voudraient pénétrer dans les Pays-Bas et se joindre à4eurs coreligionnaires. Elle convoqua, pour le 30 mai, un grand ixms^l auquel elle appela les gouverneurs des protinces et les ohevalier& de JkMtiFedeJa Toison d'or. Ils obéirent à cet appel, Car, indépendamment de Granvcile et de VIglius, on vit à cette réunion le prince d'Orange, le comte d'Egmont, le comte de Homes, le duc d'Arschot, le marquis de Renty, le marquis de Berghes, les comtes d'Arenberg, de Mansfeld, d'Overembde, de Boussu, de Hooghstraeten , de
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l.igne et d&Meghem, ainsi que les seigneurs de Berlaymont , de Hachicourt, de Glayon et de Montigny. Viglius, requis par ia gou* vemarrtë d'exposer l'objiet de la convocation ; dit qu'il cxwivenait en premier Hêo de s'adresserau roî»el désoHicftfTde lui quelques secours, itKrts (^of 'H ne serafft po4»t sage de mettre loute sa oon** fiance eh auti'Bi et que , en conséqu^ce, % pays devait s^aider hii-taéme. Le mcyen le plus efiScaCe d'Ôtèr aux voisiws l'er^vie d^ttaquer les Pa(ys-Ba8 était d'assurer la 'solde régulière des troupes et le bon erftretieri de ^l'artillerie et dés fortifications des plafces'frontières; il importait aussi de ^pourvoir au ^cas d'invasion soudaiine, en tenant en rései^^e quelques resôoupces. Comme le eoiïcoiirs des raàndatmres de la nation pouvait seui procurer -ce résBitîft, VigHus était d'opinion que, sans faire du bruit, on re-» montrât aux états de chaque province, en particulier, les dangers auxquels le pays poifvait se trouver exposé d'un naoment à ratttre ; qu'on leur rendit compte des démftrdhes que |a ré^nte avait faites déjà auprès 'du roi et qutelle aHait venouvJeier j qu'on leur exprimât le désir, qui l'animait, de les préserver 4e 'tout inconvénient, et la conGance où elle^it que les voi^ns renoiiceraient àtleurs projets d*invagion, â'ils en avaient 'conço,. du moment où ils s'apercevraient que le pays était sur ses gardes ; que, en slappuyant de ces. considérations; on demandât aux étals une aide éventuelle qui resterait entre leurs maitis, et dont on ne ferait iisage que dans un besoii) pressant. Viglius préférait ce mode de oommuoication avecles provinces' à une assemblée des* états gënéPôos, cafî, suivantilui, tJonrief: imh tel) retentisseméat à la crainte qute 't'en* avait ties Français ; ce serait los^ ericoa^'ager et excîter aussi ceux^ du pays qui voudraieint les imitei* *. La diiqhésse dC' Parme déclara qu<elie n'avuit dé sa vie entendu m discours plus étoquent. Cependant l'avis de Viglius ne prévailt;(t
» Gachard, Des anciennes assemblées nationales de la Belgique, § II.
point : la convocation des députés des provinceB à Bruxelles fut résolue.
La réunion de$ états généraux était le but vers lequel tendaient les adversaires do cardinal de Granvelle , et surtout le pritice d'Orange; cette question était a^çitéedans les conféraices secrètes deft chevaliers de la Toison d'or, qui ae tenaient chez lui à cette époque. Or, c'était pour déjouer ce projet, autant que pour donner un témoignage de confiance aux principaux personnages de rÉtat, que la régente avait réuni les gouverneurs et les chevaliers de la Toison d'or. Elle dut néanQK)ins se résoudre à convoquer aussi les députés des provinces. Elle donna suite en même temps à une autre Résolution prise ea séanoe du conseil d'État du 7 mai et qui tendait à envoyer un des principaux seigneurs au roi , pour lui exposer la situation des Pays-Bas. La duchesse avait d'abord désigné pour cette commission le comte de Homes, et, à son défaut, le seigneur de Clayon ; mais ceux-ci s'en excusèrent. Alors elle jeta les yeux sur le gouverneur de Tournai, Floris de Montmorency, baron de Leuze et de Montigny, celui que Granvelle appelait le coq des opposants '.
Les députés des états se réunirent à Bruxelles dans les derniers jours du mois de juin. Gomme ils avaient été convoqués uniquement pour voter des subsides, ils ne purent exerœr l'influence qu'auraient voulu leur attribuer les adversaires de Granvelle. La duchesse de Parme appela leur attention sur les troubles qui venaient de naître en. France. La prudenoe, leur disait-elle, ne permettait point de rester indifférent aux nombreuses levées de gens de guerre qui se faisaient éàm ce royaume ; on ignorait les projets de loeu^é^ci; mais on ne voyait que trop que, tous le prétexte de h religion,, plusieurs ne tendaient qu'à saccager les églises, à pilier les dcheS) à enfreindre robétesance
i Le Petit, Uv. IX«. — Stradi, lib, III.