‹ Histoire de la révolution des Pays Bas sous Philippe II (volume 3)Chapitre 145 sur 177 · VUE VIII · texte numérisé non relu

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aussi bien4|pe ses partisans étaient les seuls qu'on dût. montrer au doigt. Bien flue la gouvernsante. eût 4'abQrd interprété cette invention un peu plus favorablement, elle ne fut pas longtemps néanmoin^isans^'apefcevoir dp fémotionidn public ^ aussi pressât-elle vivement le comte d'Egmont/d'abandonner les nouvelles iivpées,:On:setK)rna. toutefois à ôter des paanches les têtes et les coqueluoboB3 , qui étaient les priAdpaleS: causes dis scandale. Ettitoni ne l©sîe<)leva-t-on paéJsans répugnance; ce ner fut môme qu'aprè&' le déport, du i'C&rdiotal que Jo: comte d'Egmont donna ridéei deimcititre .ça |eur place ua Éiiigceau de flèches, Cet em- Même,, imité dea armes du royaume de Gastille, ét^it un téiqoignageiy pfétendait-i(, de l'union que les; seigneurs avaient jurée dans céqui ae .rapportait h robéissançe due au roi. Il était plus exact d'y. voir. un témoignage de la coalition formée contre. le principal ministre de Philippe II dans Iqs Pays-Bas ', En même temps V des placards Injurieux pour Granvelle et les nouveaux évéques étaient affichés au coin des rues», et des libelles diffamatoires répandus dans le publie. Le oroi ^avait commandé à la régente, depuis les troubles de Valenciennes, de ne. pas souffrir davantage ces<éorits outrageants. Vais à peinq eut-eille commencé la recherche des coupables qu'elle cessa les poursuites, parce

I Granyelle pe se méprit point sur I^iDteDtipD de ses adversaires : « C'est une bien mauvaise affaire, disait-il au roi, que celle de la livrée adoptée par ces seigneurs et leurs adhérents, non pas précisément à cause de Tinvention des marottes et des chaperons , qui est la moindre des cho^s, mais parce que de tels signes extérieurs annoncent une sanction donnée k la ligue, chose que ne doit s^uflfrir à Qucun titre tout prince quelqqe peu, jaloux de son autorité. Joutas le^ dénmrch^s de Son Altesse, pour (aire cesser de pareilles démonstrations sont demeurées inutiles...... Dai^s la vue! d^ ^ déclarer d'une m9nière plus positive» ils ont changé leurs emblèmes, en 3ubst,ituant aux marottes les flèches des réaux de Castilie, lesquelles en faisceau ne peuvent se rompre, mais que Ton brise en les prenant une 9, une..... • Papiers d*Étfit,L\ll,YtA9^. . . .. .,.

qu'elle appréhendait d'en découvrir les auteurs et .de se servir (comme elle le fit savoir au m) d'un remède plus dangereux que le mal '.

Le pape se montrait alors déterminé h Mer fa principauté d'Orange à Guillaume de Nassau, sons prétexte que toi et sa feînme étaient iiérétiques, et qu'il autorisait les prédications huguenotes *. Or, Guillaume ne se doutait pas que Granvelle , à qui il imputait ces desseins hostiles du pape; intercédait alors même en sa bvenr. Informé de la résolution prise à Rome, le cardinal profita d'une occamon qui s'offrait pour écrire immédiatement à l'ambassadeur d'Espagne, puis il pria la duchesse de Parme d'appuyer ses démarches près du pape et près du roi. D'après le témoignage de Granvelle , il ne fit jamais semblant ni au prince d'Orange ni aux siens de l'initiative qu'il avait prise en cette occasion importante '. Du reste, la duchesse de Parme manda au roi que la décision attribuée à Pie IV loi avait paru hors de raison , principalement parce qu'elle serait prise sans avoir entendu le prince dans les explications qu'il aurait à donner. Elle avait donc cru devoir charger le grand eonimandeur de Castiile^ par lettre du 43 décembre, de foire tous les ofiâces nécessaires auprès du pape afin que, sans la volonté expresse du roi , il ne procédât ni contre le prince d'Orange ni contre quelque seigneur que ce fût des Pays-Bas. «« Il est d'une extrême impor-

I 6i«A»i, Hb. IV.

^ Par snite des atantages remportés dans la principauté d^Orange par (es protestants , sous le S* de Crassol , le prince avait donné, le t6 août 4S<3, un édit qui maintenait Texercfce de la religion catholique dans les églises cathédrale^ et autres, mais qui permettait aussi à ceux delà religion réformée de vivre librement en toute la principauté. Archiv€$ de la maison d'Orange-Nassau, 1. 1«, p. 184.

»/6trf, p. 4Î3.

* Don Luis de Reqaeseus y Zuniga, ambassadeur de Philippe II à Rome.

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