LIVRE VIII
idfice , ajontBit la duchesse, de de pds indisposer ceux-ci, cdr si, auK Pay»-fisis, jusqu'à prësaiït, on n'a vu la répétition de ce qui s'est possé en France, c'est quêté peuple n'a pas trauv^^e chefs pour se mettre à sa tête. Quant à ce qui est arrivé danè lâ principauté d'Orange, il serait injuste de l'attribuer au prince ; 21 n'est paS'0iattrè4e tui-fndme ddud cdtte prinléip^aAé; ten gouverneur, SfflhtMAubâin, l'y est pltté que hil. Si te i>rince a toléré que, danS) une ëglise d'Qrange, on ait prêché la nouvelle secte, c'est qu'il û'a pu sY opposer. Je rie vois pas jusqu'ici dans le prince rien qui doive empêcher de le tenir pour très-bon catholique, ot sa femme ne fait pas non plus chose qu'on puisse blâmer; je no crois pas d'ailleurs que le prince le souiTriraiL Ainsi, les témoignages extérieurs étant bons, il serait mal de suspecter les s^aitiments \ »
Les adversaires de Granvelle restaient cependant inébranlables, et leur influence se manifestait surtout dans les états de Erabaot* BëriëymoQt, bien informé, avait dit à la gouvernante que la réstriution de cette assemblée, en ce qui concernait la continuation de l'aide triennale, déjà votée par les atftres provinces, serait traînée en longueur jusqu'à ce qu'on connût la détermination prise par le. roi: relKti^etïient à la lettre que 1^ trois seigfieiirslui avaiem éérltè; il était à craindre encore, ajouta-t-il, qu^on y insérât ïrtie etonise par laquelle on demanderait le renvoi des soldats étmngers, voulant atteindre par là Christophe de Moitdragon,' Lai^Ma^ Cressonnière, et aussi le Portugais Gaspard de Hobles , frère de lait dé Philippe II , capitaines espagnols et bourguignons qui étaient restés dans les places frontières. Quelque temps après , le prince d'Orange et le marquis de Berghes firent perdre à la gouvernante l'espoir que les états de Brabant accorderaient la continuation de l'aide pour les garnisons,, non
> Correspondance de Philippe II, 1. 1^, p. 2Ï8.
par jnauvaUe volonté, disaient ces seigneurs, mais par impossîbilité. La régente ayant fait des objections, le niarqms répliqua que, si l'on assemblait les états généraux., on pourrait tour proposer Timpôt sur le sel et d'autres moyeos que les états de Brabant ne pouvaient adopter, de crainte que le commerce ne passât de leur province; dans la Flandre. MaisiSrànvelie répétait qui! ne pouvait être qqestion de réuair les états à la manière proposée par le marquis de Bergbea» Texemple récent deJ'aide novennale, exemple si préjudiciable à l'autorité du roi, ne devant laisser aucun doute à cet égard ^ .En cet état des choses, une scène assez vive avait eu lieu entre la ducbesse de Parme et le comte d'Egmont. Celui-ci, impatienté des retards du roi, avait dit résolument à la r^ente qu'il était nécessaire ou que le souverain éloignât les seigneurs du gouvernement et y laissât le cardinal, ou qu'il éloignât le cardinal et les y laissât. Aux représentations de la gouvernante sur la prudence et la bienveillance du roi paur les seigneurs^ le comte avait réplii}aé qu'il: était impossible qu'eux et Je cardinal s'entendissent, les choses en étant va:iues au point oii elles étaient '.
La duchesse de Parme, émue sinon décounagée, adressa de nouveau les plus vives instances au monarque pefur qu'il prit une résolution. Elle lui disait que le mécontentement des seigneurs s'était beaucoup accru par le silence qu'ilavait gardé. TûMs étaient résolus de se retirer chez eux, et ils auraient d^^exécuté cette résolutioQ sans l'interven^on du comte d'Egmiont;, inais si le roi tardait encore à répondre et à leur donner quelque/satisfaction^ il ne serait plus à même de les retenir. « .11 est certain^ ajouitait*
» Correspondance de Philippe II, 1. 1»', p. 276. (Lettre de la duchesse au roi, du 14 décembre 1563.)
' Lettres de Granvelle à GoDçalo Ferez, du 3 janvier 1564, ibid., p. 279, et à Philippe II, du 25 février 4564, dans les Papiers d^État, t. VII, p. 372.