‹ Histoire de la révolution des Pays Bas sous Philippe II (volume 4)Chapitre 27 sur 103 · LIVRE IX (157o · texte numérisé non relu

LIVRE IX (157o

attribuait de nouveau la responsabilité de la rupture au prince d'Orange et aux états de Hollande et de.Zélande. Mais il n'osait dire que cette rupture était définitive : tout en signalant u la malice » et « l'obstination » des « hérétiques et rebelles )> , tout en regardant leurs demandes comme » iniques et exorbitantes » , il exprimait encore l'espoir qu'ils accepteraient les conditions jusqu'alors refusées '.

Mais comment le peuple aurait-il ajouté foi aux protestations de Requesens, puisque les membres du conseil d'État l'accusaient formellement de n'avoir pas voulu la paix? Oui, dans leurs banquets et leurs conversations (c'est Requesens lui-même qui a révélé ces détails), les membres belges du conseil d'État disaient publiquement que la paix était au pouvoir des Espagnols, que c'était leur faute si elle n'avait pas été conclue, et que jamais le grand commandeur n'eut l'intention de la faire. Ils tenaient ce langage (ajoutait Requesens) parce qu'ils trouvaient très-juste la prétention que les Espagnols sortissent du pays et que toutes les afTaires fussent laissées à la détermination des états généraux.

' Correspondance de Philippe II, t. III, pp. 752 el suiv.

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