‹ Histoire de la révolution des Pays Bas sous Philippe II (volume 4)Chapitre 67 sur 103 · LIVRE XII · texte numérisé non relu

LIVRE XII

Les états de Brabaril convoquent les états généraux à Bruxelles. — Adhésion du Iloinaut et de la Flandre. — Arrivée des députés de ces provinces. — Coda, menacé d'arrestation à Anvers, se retire à la citadelle et s'arroge l'autorité suprême, au nom du Roi. — Alouzo de Vargns projette de se réunir aux mutins d'AiosI et aux troupes amenées de la Hollande par Fernando de Tolède. — Il est attaqué près de Vissenaeken par les fédérés. — Les mutins d'Alost repoussent les propositions des deux chefs Esjiagiiols. — Le conseil d'État dénonce l'usurpalion de Roda et proscrit les soldats espagnols, comme rebelles, ennemis du Roi et du pays. — Toutes les provinces se prononcent contre la domination étranj:ère. — Indigne conduite du S-" de Billy, gouverneur de la Frise. — Gilles de Berlaymont adhère au parti des états. — Organisation de l'armée fédérale. — Entrée triomphale du comte Philippe d'Egmont à Bruxelles. — Des députés de Namur, de l'Artois, de Tournay, etc., se joignent aux états généraux. — Ambassadeurs envoyés par les étals généraux à l'Empereur, à la reine d'Angleterre et à l'évêque de Liège. — Projet de fédération avec la commune de Liège. — Prise de Maesiricht par les troupes de don Alonzo de Vargas et de Fernando de Tolède. — Le prince d'Orange fait connaître ses intentions par l'entremise de ses agents confidentiels. — Exhortation qu'il adresse au comte du Rœuix et à Jean Hembyze. — Siège du château de Gand. — Les états de Flandre demandent des troupes et de l'artillerie au prince d'Orange. — Arrivée des troupes orangistes à Gand — Habileté du Taciturne. — Les états généraux se prononcent hautement pour une alliance avec la Hollande et la Zélande. — Négociations préliminaires. — Le duc d'Arschot -— Les

ultra-catholiques. — Les étnts généraux désignent des commissaires pour traiter avec les plénipotentiaires du prince d'Orange et les mandataires de la Hollande et de la Zélande. — Arrivée de ces derniers. — Premières conférences tenues à l'hôtel de ville de Gand. — L'inclination du Taciturne pour le protectorat français n'est point généralement approuvée. — Les états généraux sont conjurés par le prince d'Orange de hâter la conclusion de la paix, attendu que les Espagnols menacent Anvers. — Terrible inquiétude parmi les états et leurs adhérents. — Projet de Sancho d'Avila et de ses auxiliaires — Les troupes fédérales marchent au secours d'Anvers. — La Furie espagnole. — Horrible. '^accagement de la métropole commerciale des Pays-Das. — Suite des négociations des états généraux avec le prince d'Orange. — Projet de traité. — Vives discussions sur les articles concernant la question religieuse. — Les ultra-catholiques doivent céder — Le traité, connu sous le nom de Pacification de Gand, est signé. — Les Espagnols sortent du château de Gand. —Union des provinces. — Allégresse générale.

Le 8 septembre, les états de Brabant firent donner lecture, au grand balcon de l'hôtel de ville de Bruxelles, d'une déclaration qui appelait aux armes toutes les autres provinces. Les députés brabançons proclamaient que, dans des conjonctures aussi graves et aussi dangereuses, il n'y avait point de meilleur remède que le maintien de l'union des Pays-Bas accomplie, en 1 548, par l'empereur Charles-Quint. Ils demandaient, en conséquence, une assemblée des gouverneurs et de représentants des états de toutes les provinces, pour continuer, de commun accord, les armements dont ils avaient pris l' initiative.

Au surplus, ils avaient déjà expédié les lettres de convocation ^ Le comte Philippe de Lalaing, grand bailli du Hainaut,

' Actes des états généraux des Paj/s-fias (1576-1580), notice chronologique et analytique, par Gacuard, t. I", p. 2 et 421.

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