‹ Histoire de la révolution des Pays Bas sous Philippe II (volume 4)Chapitre 84 sur 103 · Tome II · texte numérisé non relu

Tome II

fédérales, commandées par le marquis d'Havre, arrivèrent à Borgerhout. Elles se composaient de vingt et une compagnies de gens de pied, dont sept sous les ordres de Philippe d'Egmont, ot de quatre bandes d'ordonnance, indépendamment des six compagnies de chevau-légers qui obéissaient au S"^ de Bièvre. Le marquis d'Havre était accompagné du S'' de Câpres et du S'" de Goignies, ce dernier faisant l'office de maréchal de camp. 11 eût fallu ouvrir immédiatement les portes d'Anvers à l'armée qui se proposait, bien tardivement déjà, de prévenir une effroyable catastrophe.

Champagney, qui était ^■enu s'aboucher avec le marquis d'Havre, eut des scrupules, en l'absence d'un ordre exprès du conseil d'État. Il engagea toutefois les troupes fédérales à garder les passages hors de la ville, de manière à isoler la citadelle, promettant de leur envoyer tout ce dont elles auraient besoin.

Cependant les chefs espagnols, réunis à la citadelle, n'étaient pas restés inactifs. Dès qu'ils avaient connu l'approche des troupes fédérales, ils avaient envoyé des émissaires porter cette nouvelle à Velecfo des mutmés d'Alost, avec lesquels ils navaient cessé d'ailleurs d'être en communication ; à Julian Romero, qui occupait Lierre, et à don Alonzo de Vargas qui, après avoir laissé à Maestricht une garnison suffisante, se trouvait déjà dans le voisinage de Lierre, à trois lieues d'Anvers, avec une partie de sa cavalerie et les quatre compagnies allemandes' qui, naguère, à Maestricht, avaient abaissé lâchement leurs piques devant les Espagnols.

Champagney parlementait encore avec les chefs des troupes fédérales lorsqu'on lui apporta une lettre interceptée. C'était une missive que Veîecto des mutinés d'Alost adressait à Sancho d'Avilapour l'informer qu'il se mettait en chemin selon son désir*.

Tandis que les troupes fédérales attendaient devant les portes

' Mémoires de Champagney, pp. 413-129.

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