‹ Histoire de la révolution des Pays Bas sous Philippe II (volume 5)Chapitre 108 sur 131 · Tome · texte numérisé non relu

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en avait besoin, un secours de 8,000 reîtres et de 14,000 piétons, tant Wallons qu'Allemands *. Bien que le prince d'Orange ne vît point d'un œil favorable l'avènement de Henri III, et qu'il lui eût préféré le duc d'Alençon, il sut dissimuler son déplaisir. Lorsque le nouveau roi fut entré en France, il lui envoya le seigneur de Revers pour le féliciter de son avènement au trône, et lui recommander la clémence et la bénignité. « C'était le moyen le plus sûr, disait-il, de parvenir avec le temps à la dignité impériale ^. »

Le prince d'Orange n'avait pas rompu cependant ses relations avec les protestants français. Depuis la mort de Charles IX, il entretenait une correspondance extrêmement active avec la Rochelle. Les messagers du prince et ceux de la Rochelle passaient par l'Angleterre et ne manquaient point de conférer sur l'objet de leur mission avec l'un ou l'autre membre du conseil de la^Reine '.

Malgré l'appui donné aux insurgés des Pays-Bas par le gouvernement d'Elisabeth, celui-ci continuait de ménager l'héritier de Charles-Quint. Dans les premiers jours de juillet, Requesens avait reçu la lettre par laquelle Philippe II demandait formellement que la reine d'Angleterre accordât le libre passage et l'accès de ses ports à la flotte qui viendrait d'Espagne. Le grand commandeur choisit don Bernardine de Mendoça pour faire connaître

1 Correspondance de Philippe 11, t. III, p. 10S.— L'envoyé de Requesens était Charles de Gavre, seigneur de Fresin, gentilhomme de la bouche du Roi.

- Henri III entra en France le 5 septembre, et la lettre du prince était datée de Delft, le 27 de ce mois. [Archives de la inaison d'Orange-Nassau, t. V, pp. 60-61.)

' Telles étaient les informations que l'ambassadeur La Mothe-Fénélon donnait à Catherine de Médicis, dans une lettre du 18 juin 1574. [Recueil des dépêches des ambassadeurs de France en Angleterre, t. VI, p. 45.)

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