‹ Histoire de la révolution du 18 marsChapitre 12 sur 60 · V. Grêlier · texte numérisé non relu

V. Grêlier

Des décisions prises par le Comité central, le 19 au soir, étaient publiées : l’état de siège était levé dans le département de la Seine, sur cette considération que ce n’était qu’un moyen de despotisme militaire ;

Les conseils de guerre de l’armée permanente étaient abolis, sur ' la proposition dn cit. Assi, qui les flétrissait comme tribunaux d’exception ;

Une amnistie pleine et entière était accordée pour tous les crimes et délits politiques.

Une autre proclamation était relative aux faits écoulés; le Comité y déclarait de nouveau qu’il n’avait pas, comme on l’avait prétendu, été l'auteur de l’exécution des deux généraux fusillés le 18, à Montmartre :

Citoyens,

La journée da 18 mars, que l’on cherche par ralsen et intérêt k travestir d'une manière odieuse, sera appelée dans l'histoire : la journée de la jastice du peuple I

Le gouvmement déchu, — toujours maladroit, — a voulu provoquer un coollii sens s'éire rendu compte ni de son impopularité, ni de la ton-

fralernilé des différentes armes. — L’armée entière, commandée pour être fratricide, a répondu à cet ordre par le cri de : Vive la République ! Vive la garde nationale!

Seuls, deux hommes qui s'étaient rendus impopulaires par des actes que noos qualifions dès aujourd'hui d’iniques, ont été frappés dans un moment d'indignation populaire.

Le Comité de la fédération de la garde sationale, pour rendre hommage à la vérité, déclare qu'il est étranger à ces deux exécutions.

Aujourd’hui, les ministères sont constitués ; la préfecture de police fonctionne, les administrations reprennent leur activité, et nous invitons tous les citoyens à maintenir le calme et l’ordre le plus parfait.

Citoyens,

Vous avez vu à l'œuvre la garde nationale; l’union, établie au milieu de tant de difficultés par le Comité de la fédération de la garde nationale, a montré ce que nous aurions pu faire et ce que nous ferons dans l’avenir.

Quelques journaux ayant mis en circulation ou propagé, répété des bruits dénués de vérité, une note de l'Officiel, en reconnaissant le respect dû à la liberté de la presse, émettait l’espoir que les journaux comprendraient « que le premier de leurs devoirs est a le respect dû à la République, à la vérité, à la justice et au droit, « qui sont placés sous la sauvegarde de tous. »

Une adresse aux départements, rédigée par le cit. Vésinier, alors l’un des délégués au Journal officiel (l’autre était le cit. Lebeau}, faisait appel au concours de toute la nation, et plus spécialement des grandes villes qui avaient plus d’une fois été en communion de tendances avec Paris.

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