X A VANT-I PROPOS
à lui-même, de ia première pap^e jusqu'à la dernière. Nous ne renierons aunin de nos [)ririci[)es; nous ne modifierons point nos jugements essentiels : e'esl la récompense que nous obtenons déjà |»uur avoir voulu, alors comme anjouid liui, prendre uniquement ia vérité pour régie et pour guide. La vérité ne chan|>;e pas , les passions humaines se transloi ment ; la vérité demeure.
Est-ce à dire que les événements qui se passent ne contribuent ni à nous éclairer, ni à nous ins- Irnire? A Dieu ne plaise que nous nous renfermions dans cette ojnniùtre iumiobilité, et que nous ayons l'orgueil de ne rien apprendre quand nous sommes forcé de lire au grand livre des révolutions I Que nos lecteurs se rassurent. ISous mettrons à proût pour eux et pour nous les leçons que la Ti ovidence envoie à notre patrie et à l Europe. Mais par cela même que nous répudions, aujourd'hui plus que jamais, les traditions de l'école fataliste, pour nous abandonner avec une pleine conhance à la volonté de Dit;u , soit qu'il nous console, soit qu'il nous châtie, nous dirons à ceux de nos amis qui se livrent à F inquiétude ou au désespoir, parce que le secret de l'avenir nous échappe : Hommes de peu de foi, pourquoi craifiorz-vous? l.a miséricorde de Dieu s'est-elle ailaibiie, et la France u'est-elle plus la
AVAMT-PROPOS. XI
nation qu'il a choisie entre toutes? Laissez gron- •der la tempête, et soyez fermes, fussiez-vous vaincus et en petit nombre I Hi in eurrAus, et ht in equis ; nos autern in nomine Domini. c< Ceux-là « se contient dans le nombre de leurs cbevaux ce ou de leurs chariots de guerre ; mais nous, nous « plaçons notre force dans le nom du Seigneur. »
Parû^ juin 1849.
DE
LA RÉVOLUTIOi\