LIVRE DIXIEME
La puaillanimité et l'évanouissement du seul homme qui pût contre-balancer dans le peuple de Paris la dictature populaire, militaire et parlementaire de la Fayette, rejeta Mirabeau tantôt dans les plans d'alliance avec ce dictateur, tantôt dans des ébauches de coalilion avec le comte de Provence, frère du roi. Ce prince, qui se sentait plus apte au gouvernemenl que son frère, rêvait le nJIe de Gaston, dac d'Orléans, pendant la Fronde. Il aspirait à chasser un ministre déconsidéré et inhabile, à présider le conseil du rot comme prince, et à former sous lui, avec les grands meneurs de l'Assemblée constituante, un gouvernemeot des supériorités de tribune et d'affaires, capable d'accomplir ce qu'il accomplit depuis comme roi, une heureuse transaction entre la Révolution et la monarchie. Mirabeau, tourmenté par son génie et par ses nécessités domestiques autant que par le sentiment de l'écroulement de toutes choses, avait fait faire des ouvertures à ce prince dans le sens de ses secrètes ambitions. Il se proposait d'entrer côinnie premier oa comme principal ministre dans le conseil du comte de Provence, et d'y prendre, par son caractère et par son talent, la domination politique de l'Assemblée, du peuple et du roi.
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Lffi'cwtsrmrAArs.
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€e'H«maire; «(ue nOUt «vobs «buâ les ^ewii'.et idans rlequri oBturilrciid. l«.Tâniit9Ufl -et !)B dénoter «aol gw les «^constaoïes ot'sur las bommeâ, révèle 4»m-te-trïbtm fhonmè d'État digne ttu ^randrétequo: la fonhtÉotàii reltasa, ■ ..■■■:■.■■,
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■ elleHHteie -a'« ipas 'cié-libre'deUfi^lkas T7 S8iRw.'die u dÀhat de \ib*pl« du roi rïde l'Andinblâe màt lénidanu ment &« suoeâ&4eld ftévielvtiOB: lieâ acits du>mlituifqiK
■ et des dûpUés <ûf«nt «lésobéis fi*ree i^'-Us Eorani tnla-
■ oliésde«o»lrfti»te.'Lasùretè pATSôiiiclle duToi et deea •> famille tt'fst pas elcore A l'atiri-dcG uata^rophraLiSi •' Paris a d« graadee forces, il rbnfenuie aussi de ^raodes H causes d^efervpseenite. -la ipopulaoe !reinuée est irpéns-
■ tible; l'iiiner appniohe,: In suitsifitanceB ipcmi-Bt mno- •> qiier, ia-bfiDqiier9ulc peut éclater. QueseraiParisCans o trois' t)NisT<:et4«ineinciit'iui'h'dpitalt'|Kitt-ctiviun' (MA- •> lie d'iiorreur! Est-ce là que ile^cèief tie'èa «Rtiba'ipMt « mettre en dépôt sod existence et tout notre espoir?
« Les ministres sont sans moyens. Un seul, M, Necker, <• qui eut loujours des enthousiastes plutôt qu'un parti, a « encore de la popularité. Mais ses ressources sont con- « nues, il vient de se montrer tout entier ; sa tôle, ïéritau blement vide, n'a osé entreprendre que d'étayer un
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'M>^ifife''qaiis'éeraulv^c-'totile6'<[uirt«;iltTent prole&g«r
-tnpdiliqiHi'Le^fBaDOter'il^trti^aimip m 'taisge «a aoflffle ^«é Psvlt^quVta MtaHut'le rbymme.' Que chviendrfi ta ->M'3iitioniHpP<s4lin6«^al)lis>l)eMq«in*MiteT PletlS'nesoâtiies -Miiaïq^avd'tftifiqoelae ét>i4tomagiiS. 'e'èttle'tinméntdn -Miidébèiçpâr^ulUitaoï'bMindret'fj'Aeaeinbtée ^ta-4tWiaie se ^.aiitti»cFÂlitl!l>nr4p|fiioili> {igbKqtM 'S'éR'tdétaeh^'; Ufic^flBS
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« Ne dominera-t-il pas rAssemblëeîË'&MeHblée tdnni- -< bertt^t^HH^ei'travaax sàm iêtrt! Troublée^r- iés mni- >t'imDti9iis-^(K'tnitle 'ét<èn«ine4)ls 'préparent? L'État rêeott- ■xjtrTftri^'-il'lB p*ix?iF8Piiiée- saf«ce?'le Mi «ifaethMi et -u'ses-vdritàbleE df idts, eewt (tmtUVxisteiice est itécessaire >•« tàtelilHfflépHttiqm îau' la mDBarchleMra-t-elht ébhinlée -« 'ëin«9'is«S'>n)rideitienfiSv 'HrfM-^abatileinent démembrée, i:«| t^PBl-fr^li* -dissbuPeMli est ftroileà prèrolT par ce qaî ■' •■ ttflirt'dei s'ftocftrtïpKi- Bcqiri s^ioioniplirti^;.
'' " Wuâ'wi-s moyens «e préseirteirt ; «»lsil')' en a qoi -M.dé<éhaliMWt'lei inàux1«9 piitseffNvyables, et qtte j« ne ■«'Kiteque çouv *n dotoupni;t 4e roi cMnme -de s» perle "h 'HfefiHible'. ■■■■■■■■■■
* Se retirer à Melz ou sur loutt iWitre frontière, ce
b seraM déclaifer ' la ^erre i la tietisR et abdiquer le -■>;lMi¥e>I'«t"qui'peni'eaktllcr jusq«V)il'FeKaltation <fe la
« LES CONSTITUAHTS.
« nation française pourrait se porter si elle voyait son
•c roi l'abandonner pour se joindre à des proscrits et de-
■ venir proscrit lui-même ?Hoi-mënie, eprés un tel événeu ment, je dénoncerais le monarque. Se retirer dans K l'intérieur du royaume et convoquer toute sa noblesse H autour de lui serait un parti non moins dangereux.
■ Justement ou non, tonte la nation, qui confond la nou blesse avec le patriciat, regarda longtemps les nobles « en masse comme ses plus implacables ennemis. L'aboiiu tion du système féodal est l'expiation de dix siècles de ■I délire. On aurait pu diminuer la commotion; mais il u n'est plus temps, l'arrêt est irrévocable. Se réunir à la u noblesse serait pire que de se jeter dans une armée •I étrangèrie et ennemie. Où serait dans un tel parti la u sûreté du roi? Un corps de noblesse n'est pas une armée
■ qui puisse combattre ; ce n'est point une province qu'on « puisse retrancber. Héme avant la réunion, cette noblesse u éparse serait égorgée.
u Se retirer de Paris pour recouvrer simplement sa u liberté, pour dénoncer l'Assemblée au peuple et rompre « tout lien avec elle serait une mesure moins violente que u les deux premières, mais non moins périlleuse : elle •I exposerait la sûreté du roi; elle ouvrirait également la « guerre civile, parce qu'une grande partie des provinces u vont soutenir les décrets de l'Assemblée. 11 est certain « d'ailleurs qu'il faut une grande révolution pour sauver
■ le royaume; que la nation a des droits; qu'il faut les " rétablir, les consolider; qu'une Convention nationale •> peut seule régénérer la France, et qu'il n'y a de sûreté « pour le monarque que dans une étroite coalition entre le H prince et le peuple.
■ Tous ces moyens écartés, voici ce que je pense du " dernier, que l'on envisage et qui n'est certaioement pas
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