‹ Histoire de la Révolution Française, 1789: Les constituantsChapitre 100 sur 117 · SI» LES CIR13T1TIIANTS · texte numérisé non relu

SI» LES CIR13T1TIIANTS

■ Ne peut^on pas, pour uie des fonetîrtns do gbaverneinenC

■ qui parljdpe i la fois à l'aotioa et i la tolonté de t'exéu cation et de la délibèmtioa , fajre concourir aa mémo « acte «I B« même but les deax pouToirs, dont Ton eonsti- H tue la FriDce, Vautre la sagesse d« la nafton ? N« peut>oa « pas attribuer eoncBrremmeot le droit de faire la paix et i la guerre aux deux pouvoirs à la fois? m

Toute-la situation personnelle de l'eratenr se Irahissait dans ce Tain effort de conciliation de dent fMctions inconciliables, dans la paix ou dans Ib guerre, qui sont i tt f6is et indissoloblement délibération et action toat MseiÉible. Mirabeaa oinertement monarcbique aurait prodige le droit de paix et de guerre au prince ; Mirabeaa frafocïiement républicain l'aurait incontestablement refénitiquè pouric peuple par son représentant responsable. Wrabeeiu, lié à la cour par sa corruption, au peuple par sa popnlaritc, à la logique par son esprit, au sophisme par sa taotique, ne voulait èTidemmcnt faire ni pleine justice ni pleine injustice à personne : il voulait partager fa vérité^et le mensonge avec un tel srtiflce, qu'il parât avoir 'bien mérité k la fois de la monarchie et de la républiqae. Mais, dans le courant de son discours, la force de la vérité éclatait k chaque argument, et après avoir jeté des hommages et des attributions sans mesure à la cause populaire, il prodiguait les ai^ments à la royauté. Son ditconrs fut donc le chef-d'oeuvre de la dialectique et delff diplMnatie oratoire plus que dii véritable raisonnement. i.'élbqu«nce du moment , celle qui correspond aux passions, aat dAigers, BOX embûcbes de la circonstance, y ab6ndait;1'éloquence des siéclesj la vérité absohje, y manqtiéit. L'tmteùr s'y jouait sans sombrer sur les vagues de son auditoitv. L'homme d'État y cachait son dernier mot. Qu'y manquaitil? Le probité de l'esprit; elle eit in»èpHra&fe deeeUe du

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eœur< Il prêtait égalemenl à la réfoUtion des deux côtés. Baraave pouvait le convaincre d« déception «nvers le peuple. Gai aies d« déceplion envers la monarchie. Cependant, Ica loonarchiates ropplaudissarent aveoplos d'cntraiœmenl-qiR les démocrates, car, en leur refusant ien apparence le droit, il leur prodiguait l'évidence. .

« Vous convenez tous qu'il faut que le gouvernement

■ puisse r^KWSser une première hostilité. Or qu'estce que

■ repousser une pr«nière hostilité, si ee n'est eommencer

■ la guerre î

•• Je la'arréte à cette première hypothèse pour vous en

■ faire sentir la vérité et les conséquences. Des vaisseaux

M sont envoyés pour garantir nos colonies; des soldats .

* sont, placés sur nos frontières. Vous convenez que ces « pc^ratifs, que ces moyens de défense appartiennent

' ' au, roi. Or, si ces vaisseaux sont attaqués, si ces soldats « seat menacés, attendront-ils pour se défendre que le « corps législatif ait approuvé du improuvé la guerre? a Non, sans doute. Eh bieni par cela seul, la guerre u. existe, et la nécessité en a donné le signal. De là je con- •• clos que dans presque tous les cas il ne peut y avoir de u délibération à prendre que. pour savoir si la guerre doit

■ étrecoalinnée.

<c Hais quoi! direz-vons, le corps législatif n'aura-t-il

■ pas toujours le pouvoir d'empêcher le commencement.

■ de. la guerre? Non, car c'est comme si vous demandiez « s'il eat m moyen d'empécber qu'une nation voisine ne « nous attaque, et quel moyen prendriez-vous?

u Ne ferezrvous aneuns préparatifs? Vous ne repous-

■ .settz point le» hostilités, mais vous les souffrirez, l'élat

• de guerre sera le même.

■ Çbargerea->vous.le corps lé^alatlf des préparatifs de ' H défense 7 V»HS,nteiDp.6oh«roï pEkS pour cala ('«^«ssion ;

,.gle

M8 LES CONSTITUAKTS.

Il et commËiit concilierez-voua ceUe action d^ pouvoir

H législatif avec celle (]u pouvoir «lécutîf?

t> Forcercz-vous le pouvoir exécutif de tous netiflo' ses Il moindres préparatifs, ses mojodres démarches? Vaus H violerez par cela seul toutes Les régies de I» prudence. " L'eoDemi, cgmiaissaiit toutes vos prccaulieas, toutes vos Il mesures, les déjouera ; vous rendrez les préfraratifs iou- « tiles : aillant vaudraît-il n'en point ocdouBer.

I Bornerez -vous l'étendue des prépEiralifstiBfaisJepouu vez-vous avec tous tes points de contact qui vous lieat •> k l'Europe, à l'Inde, à l'Amérique, à tout le globe ? Hais

■ ne faut-il pas que vos préparatifs soient dans la propor- « lion de ceux des États voisins? Hais les hostilités cora-

■ mencent-elles moins entre deux vaisseaux qu'entre deux •1 escadres? L'état permanent de la marine etde l'armée u ne suffirait-t-il pas au besoin pour commencer la ^erre? H Mais ne serez-vous pas forcés d'accorder chaque aînée

■ une certaine somme pour les armements imprévus?...

•I Lorsque la guerre est commencée, il n'est plus au

■ pouvoir d'une nation de faire la paix. L'ordre mène du V coips législatif de faire retirer les troupes areét^ait-il « l'ennemi?... •

Après avoir convaincu pendant une in^wieable série d'hypothèses la nation d'impuissasoe dans les fonctions qu'elle prétendait s'attribuer il démontrait que le droit suprême de faire versi^r ou d'étançher le saug dce peuples n'était pas plus garanti dai^s uoeasgomUée pwfukire que dans le conseil d'^u rgi.

« Je vous. le demande à vousHnéme, j> dit-il, « 8fFa>4^B u mieux assuré de n'avoir que des guerres justes^ équita- « ble3, si l'on délègue à une assemUée de sept eents peru sonnes l'exerfice du droit de:fair« Ugnerre! Avcz-tous

■ prévi» ju$iqu'où l'exititatioo du oDunge el d'une fuisse

L)ji.z.iit>,Cooglc .

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