‹ Histoire de la Révolution Française, 1789: Les constituantsChapitre 99 sur 117 · LIVRE TREtZIElII · texte numérisé non relu

LIVRE TREtZIElII

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» Si je prends la parole $ur une matière soumise depuis

■ cinq jours A de longs débats, c'est seulement pour éta- « blir l'état de la question, laquelle, â mon avis, n'a pas Il été pesée ainsi qu'elle devait l'être. Un pressant péril « dans le moment actuel, de grands dangers dans l'avenir, < ont dû exciter toute l'attention du patriotisme ; mais l'im-

■ porlance de la question a aussi son propre danger. Les « mots de guerre et do paix sonnent fortement à yoreille,

■ réveillent et trompent rimagination, excitent les pas- « stonk les plis impérieuses, la fierté, le courage, se lient M aux plus grands objets, eux victoires, aux conquêtes, au «' sort des empires, surtout à la liberté, surtout à la durée

■ de cette constitution naissante que Ions les Français ont « juré de maintenir, et lorsqu'une question de droit public

■ se présente dans un si imposant appareil, quelle atten-

■ tton ne faul-il pas avoir sur soi-même pour concilier H dus une discussion' aussi grave la raison froide, la pro- « fonde méditation de ['homme d'État avec l'émotion bien

■ eseusarble que doivent inspirer les eraintes qui nous «I enfrMiieuit»

Après ee début rendu plus émouvant et plus dramatique par l'iocertilude de son auditoire qui attendait de lui le senonrs -ou la défaite, les yeux de ses adversaires, qui épitimt les mou sur ses lèvres, et le sourd murmure de l'attroupement innombrable autour de l'enceinte qui se préparait à le porter en triomphe ou h le vouer aux gémonies, il posa lentement sur un terrain nouveau la question :

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