‹ Histoire de la Révolution Française, 1789: Les constituantsChapitre 103 sur 117 · BEAU · texte numérisé non relu

BEAU

« Je n'avais pas besoin de oette leçoa pour saroir qu'il « est peu de distance du CapUole à la roche TaipéÎMue, « mais l'hofnme qui combat pour la raisan, pour la.pBteie, •> ne ^ tient pas si aisémont pour vaioou. Gduî qui a la « eonsciesce d'avoir bien mérité de son. pays, et surtout de » ,luî être encore utile; celui que ne rassasie ^ .uae vaine u célébrité,, et qui dédaigne les succès^d'us jjHie pour la

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> véritable gloire; celui qui veut dire la vérité, qai vent 1 Taire lebîen publtc, indépendammput âes mobiles mou-

■ vemcBts'de l'opinion populaire, cethommeporle avec lui " la récompense de ses services, le charme de ses peines t et' le' prix de se» dangers ; il ne doit attendre Sa moisson,

* sa destinée, la seule qui l'intéresse, la destinée de son

■ nom, que dntemps, ce juge incorruptible qiiî fait jus- H tice à (tous. Que cem qui prophétisaient depuis huit

■ jours mon opiuion sans la connaître, qui calomnient en « ee monieat mon diacoura sans l'avoir compris, m'accu-

■ sent d'encenser des idoles impuissantes au moment où u eHes'Sool renversées, ou d'être le vil stipendié des hom-

■ imes que je n'ai cessé de combattre; qu'ils dénoncent

■ oomne OR eniemi de la révolution celui 'qui peut-être « n'y a pas été inutile, et qui. cette révolution fût-elle

■ étrangère & sa gloire, pourrait là seulement trouver sa « -sâreté; qu'ils livrent aux fureurs du peuple trompé celui « qui depuis vingt ans combat toutes les oppressions, et o qui parlait aux Français de liberté, de constitution, de « ' résistance, lorsque ses vils calomniateurs suçaient le lait « des cours et vivaient de tons les préjugés dominants.

" Que'm'importel ces coups dé bas en haut ne m'arréte-

■ ronl'pas dans ma carrière. ']e leur dirai : Répondez si

■ vous potivei; oalomni» ensuite' tant que vous voudrez.

■ 'Je renite'dffiic dans la lice armé de mes seuls principes

• et de la fermeté de ma conscience. Je vais poser â mon t> lourde véritable point de la difficulté avec toute'la net- " 'l«^ doilt Je suis capable, et je prie tons ceiix de mes

■ lÉilTerstiires -qviné m'entendront pas de m'arréter afin "■ qnege m'ekpriiKe plus tittirement, car je silis dérîdé à

« déjouer les reproebes'Iantrépétés d'évasion, de subtilité, u'd'eBtortilkige,' et Vit ne'tlMt qu'A moi, cette jovrnée

■ éèvoikra !« aecret de nos ioyantès respectives. -

m tis coMsnTFAîPre.

« Hr Bttrmve m'a fait TboBiieur de ne répondre qu'à « 1001 ; jlaurai.poiir sen UUoI le même égard qu'il mérite

* A plus juste titre, et je vais à mou toor esgoyer de leré- " fMtep. n

Après ceispliqndideéblDuiasanent, qneTâme tomptimie de Mirabeau répandait en éclatant de douleur, de force et d'jroniesur son. piédestal, il pulvérise article par article le projet de fiarnave, faisant rejaillir, en les faulsat eux pieds, tAur à tour avec évidence ou avec dêdaâa, Ws inconséquences, les arguties, les néants dont te pcojet était plein; et l'examinant da point de vue d'une eonstttotion monarchique, il n'en subsistait pas un vestige ' après un quart d'heure de cette analyse. Puis, laissant là cette ptussière d'arguments et prenant l'homme dans EeBbiias..pour l'arracher de terre el le livrer de pins haut enoore  la vue et à la compassion des véritables bonunes d'Kiat : -

>i II me semble, B dit-il, » messieurs, que le poiot.de la « difficulté est enfin complélemeot connu, et que M<..Bar'

* nave n'a point du tout abordé la que8tioa.Xe smH un ■ triomphe trop facile maintenant que de le poursuivre « dans les détails, où, s'ji a fait voir du t«)ent,.il.n'a « jamais montré la moindre connaissance d'bomm». d'Étal u ni des alTaires humaines. Jl a déclamé contre -le* nni u que peuvent faire et qu'ont, fail^ les.irois,' et il a'est K bien gardé de remarquer que dans notre constitotitai le •I monarque ne peut plus désormais être despoto ni vien « faire arbitrairement, et il s'estibioa satAé- surtautde « parler des moqvemeatspopulairesi-.... " i •■>■

■I II a ciléPériclés faisant la ,gi|«rrei.po(K.aepitavaidre » ses, comptes. J!fe sembleraitrjjL fias, àtr«ntQn{bv, \4ue " Périclèsait été.i^n roi.oui mi pai^isUfi (t^apatifue^Pérî- •< c\ès é|ait.iin,,lw)mi9e quJ^v.socjMM ilattai; les paeeitms « populaires et s^ faire applaudir.à. proffaiiei) SOrlaBtde

.Goog[e

WIKR TRBIZIEHfl. 3^

■ la tribanc par ses largesses ou- celles de ses amis, a « entraîné à U guerre du Péioponëse...^ Q^if 'L'Assemblée « nationale d'Athènes. » ...

II abandonne Barnave; il le ressaisit encore; il l'abandonne de nouTeau, el ne s'adressant ptoB qu'à l'assemblée de la nation et au temps, seul tribunal digne de lui, lltermiue par celle compassion , dédsigneuge suMimflè du mépris, qvi s'apitoie sur ce qu'il a vaincu :

<< Il est plus que temps, n dit-il d'une voix fatiguée de triomphe, « de terminer ces longs débats. Désormais j'es- « père qu'on ne dissimulera plus ie vrai point de la diffi- <i . culte. Je veux le concours du pouvoir exécutif à l'expres- K sion de la vidonté générale en fait de paix et de guerre, K comme la coustitolion le lui a attribué dans toutes les <> parties déjà fixées de notre système social. Mes adver- H saires ne le veulent pas. Je veux que la surveillance de

■ l'un des délégués du peuple ne l'abandonne pas dans les « opérations les plus importantes de la politique, et mes B adversaires veulent que l'un des délégués possède exclut> sivement la faculté du droit terrible de la guerre, comme « si, lors même que le pouvoir exécutif serait étranger à

■ la confection de la volonté générale, nous avions h déli-

■ béfw sur le seul fait de la déclaration de la guerre, et

• que l'eiereiee de ee droit n'entratnAt pas une série d'opé- •• ration miides oii l'action et la volonté se pressent et se « confondent!

«Votlila ligne qui nons sépare. SI je me trompe, encore

• une fois, que mim adversaire m'arrête, ou plutAt qu'il a Mèstitae Âms son dêerel, à ces mots : Ce corps législa-

■ tif, ceux^l : ie pouvoir tétfislatif, c'est4-dire un acte t émané des représentants de la nation el Sanctionlié par

■ le roi, et' nous 'Sommes patMlemént'd^accOrd, sinon B dMS' la pralii^e/ du moins dans la théorie; et nous

37» LES CONStlTPANTS.

• verrons alors si mon dccrd ne réalise pas mieux que « tout autre celte théorie.

« On vous a proposa de juger la question par le paral- ■■ lèle de ceux qui soutiennent l'afflrmalive et la négative; u on TOUS « dit que vous verriez d'an côté des hommes qui « espèrent s'avancer dans les armées ou parvenir à gérer

■ les afTstres étrangères, des hommes qui sont liés avec

■ les ministres et leurs agents; de l'autre le citoyen pai- « sible, vertueux, ignoré, sans ambition, qui trouve son « bonheur et son existence dans l'existence, dans le bôn-

■ heur commun.

■ Je ne suivrai pas cet exemple. Je ne crois pas qu'il soit

■ plus conforme aux convenances de la politique qu'aux « principes ite la morale d'affiler le poignard dont on ne H saurait blesser ses rivaux sans en ressentir biimtât sur « son propre sein les atteintes. Je ne crois pas que les « hommes qui doivent servir la cause publique en vérila- « bles frères d'armes aient bonne grâce à se combattre en

■ vils gladiateurs, à lutter d'imputations et dlntrigiies, et « non de lumières et de talents, l\ chercher dans la ruine K et la dépression les uns des autres de coupables succès, « des trophées d'un jour, nnisibles & tons et même à la « gloire. Mtis je vdbs dirai : Parmi cewx qui sootîennent v ma doctrine, vous compterez tous les hommes rriodérés « qui ne croient pas que la sagesse soit dans les extrêmes, « ni que le conrage de démolir ne doive jamais fàil'e place H à celui de reconstruire ; vous compterez la plupart de ces

■ énergiques citoyens qui, au commencement dés états « généraux (c'est einsi que s'appelait alors cette ConvcMioR

• nutîdnric, encore garrottée dans tes ranges dé ta liberté), » foslërenl aux pieds tant de préjugés, hra'tère'nt tant de " périls, déjouèrent tant de résistances pour passer au

■ sein des communes, à qui ce dÉvonement donna les en-

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