LIVRE TREIZIEME
beauélait mirbt sur deux: colonnes, face â face, 'l>(ne d«s colonnes eoDlBDaat le texte du diaeonrsle) que HirtilMau l'aval écrit «t déposé sur la Iribone eu '^redescendant, l'autre colonne aonteoaot la même réplique teHeqo'tl l'avait fait imprimer le lendemain daiis sts "joariHiux', avec les 6bui{;emente, les eoireelioiis, lee pQiisffiO'ES^ifQe la rèfleùon ajoute toujours à la parole. Ils vbulaJent prouver ainsi deux choses, l'une qse Uirabean n'arait fes improvisé son Moqueuse, l'autre qu'il avait modifié sciemmeot les termes de «on décret, eu le rapproefaaot de leur propre décret à cok, pour paraître avoir vaincu là où il n'avait que transigé. Ces deux accusations étaient vraies, mais elles étaient- mesquines. Mirabeau lu»iéme se glorifiait de ae jamais porter à le tribune que des discours respec- Micusement prémédités pour le puhlic et pour Ini-méme. £t quant aux légers cbangemenls de rédaction dans les curtidcE de ewi décret, pour les rapprocher du sens de ses adversaires, ce n'était pas uûe vaine victoire d'amourpn^re^ c'était lo talut du pays que devaient se disputer lefl'Orttlenrs. Celte chi<:ane des Lameth et des JacobiBs envenima de plus en plus la haine entre ses rivaux et lui.
Le caractère de Mirabeau ne se prétait cependant pas à la baine : nul ne rendait plus de justice et souvent plus d'hommage à ses rivaux. <c Ce jeune homme, ■ disait-il en parlant de Barnave, <r est un jeune arbre qui grandit pour ■ devenir un mât de vaisseai) I f Mais Barnave n'avait pas reçu de la nature une âme pluË grande que son talent. Il y avait en lui trop d'efforts pour qu'il eût la grâce et la forée.'-- "■■■■"■■' ■■ ' ■
* ftahiare,-» >Jil «n des témoifts de ce temps, le plBs
impartial entre 'ce» deux horameSj Oamotit (deGenSVé);
« Sam^yertogefllt 4ans )a même maisotl que nous â Ver-
« SBÎlIes. Jfl n'aurai» pttimelieraTec laï, Siêtte trétatidll
Sre VES COfïSTITDANTS.
t D'aarait pas été dans la faction Lameth, ennemie de Mi-.
■ rabeau ; il avait un amour-propre irritable, un air jaloux
■ el colère, une présomption réTollanle, mais beaucoup > de (aient pour la discussion quand il se fut un pén « exercé, car dans les commencements il était prolixe Jus- « qifà rennui. C'est nn des hommes qui se mûrissaient et
■ dont le déreloppement fut rapide. Sa jalousie contre
■ HoHnier, son codéputé, l'avait séparé de loi autant que « ses principes révolu tionn aires, ■ a]oute-t-iI.
■ Je voyais assez souvent Pétion sans deviner le rdte
■ qu'il ferait un jour. Il avait l'embonpoint d'un liomme
■ indolent et l'allure d'un assez bon bomme; mais il était « vain et se regardait comme le premier orateur, parce « qu'il improvisait toujours comme Barnave. Peu d'esprit, « rien de saillant, aucune force d'expression ni ée pensée.
a J'avais connu Target l'année précédente, mais il était « devenu si important depuis qu'il était membre de la K grande Assemblée, que je me perdis à ses yeux dans lu < nullité la plus complète, et après avoir essuyé une oa
■ deux fois SCS grands airs boursouflés, je ne fins pas ■r tenté d'y revenir. C'était de lui dont on disait qu'il s'é- « tait noyé dans son talent ; les grands mots l'étouffaient. « Mon amour-propre s'est un peu vengé de ses dédains
■ dans le journal de Mirabeau par quelques plaisantttries, « mais il en aurait fallu bien d'antres pour taire IR ponc-
■ tion â son éloquence hydropique.
« J'ai causé deux fois avec Robespierre : H avaft nn aspect sinistre, il ne regardait point en face, il avait
■ dans les yeux nn clignotement continuel et pénible. Uue
■ fois qu'il était question d'une affaire relarive b Genève, « il nie demaihla quelques éclaircissements, et je le près- « sais dé prendre la parole; il me dit'qu'il svaitunelimia drté d'cnfanï, qu'il tremblait toujours en s'approcbaat