‹ Histoire de la Révolution Française, 1789: Les constituantsChapitre 110 sur 117 · LIVRE QUATORZIEME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATORZIEME

corps social; que le marasme amènerait promplement le innrintiré et ' le mécoDlentcmetil unanime oa contre les riches diétentAurs da naméraire, <m contre Ta révolulîoii elle^iHétne, ^ifoi] aceusëreil d'être la cïuse d'une misèVe publique dont «He n'était que l'occa^on. Avec nnt'olligence d'un, ^rît supérieur et avec la prtvoyance'd'nn cœur honnête, en grand homme d'ÉIat de l'AssemBIèe, il n'avait y» que deux moyens de prévenir cette rétractation, par fa faim, des principes révolutionnaires qu'il voulait Taire triompher même du découragement public: ou livrer les riches aux pauvres et proclamer, comme dans une société prise d'assaut, une ère de confiscation et de pillage; ou créer un numéraire nouveau en assez grande masse pour suppléer, dans les transactions, dans les acquisitions, dans le luxe, dans les besoins réciproques, dans letraValï, dans le Mlaire, le numéraire enfoui par la peur ou émigré par la eeafveil lance. Le premier moyen était un crime au lieu d>[msatut, un acte de barbarie en pleine civilisation, qui atirait changé des législateurs en^Ktïas de la propriété. Le' second moyen était le papier-monnaie hypothéqué sur les' biens apppropriés ft l'État par la réforme de l'Ègtise propriétaire.

Le papier-monnaie, tant discrédité en France depuis par la. dépréciation tout accidentelle des assignats, était en soJj comme il est encore anjoùrd'hui, une monnaie égale et supérieure fk quelques égal-ds fi la monnaie mélaltique. Toute- moKsaleesli quoiqu'on en dise, olie valeurde ^areconvention ; la ' mdntiaie est un signe frappé bu' â:ril eu coin de iM «ouiété ou de l'État pour représenter cdihme mo'yen'd'édhangeteUeoii telle valeur conventionnelle aussi' des cboses de'nécessité ou de luxe que les hommes ont besoin d'échanger entre eux' sans les échanger en naltrrd; lea'pièees''db'mon)taib'svm les mots de la' langue '*niv«r'

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sot LES CONSTITCAKTS.

selle des valeurs, mots à l'aide desquels tous les intérêts de vendeurs et d'acquéreurs s'entendent et transigent dans la nation et quelquefois dans l'univers; que ces mots soient frappes en op ou gravés en caractères d'imprimerie, l'effet est le même, du moment où la convention s'applique h l'un comme A l'autre et que la confiance s'y attadieavec la même certUude. L'or lui-même, que nous Tardons par préjugé comme le type de la richesse, n'a en soi presque aucune valeur directe et substantielle : c'est le plus inutile des métaux pour les besoins réels de l'homme, le fer et le cuivre ont mille fois plus d'emplois et de service dans l'habitation des peuples. Une nation mourrait de faim devant des Alpes d'or. La convenlimi seule en a fait un signe de richesse. Mais ce n'est qu'un signe, ce n'est pas la richesse; il n'y a de richesse que ce qui nourrit; abrite, vêt, chauffe, abreuve directement l'humahitê. Cela est si vrai, que si l'or venait A se découvrir dans une telle abondance sur quelque coin du globe qu'on pût en frapper indéfiniment en monnaie, il perdrait sa valeur, et que des nations entières, annulant la convention qui le constitue valeur, en arriveraient, comme nous le voyons déjà, â le démonétiser. Le Français qui se croit riche présenterait en Hollande, en Belgique, en Chine ses monceaux d'or, qu'on lui donnerait contre son or démonétisé à peine du pain. La monnaie métallique ou- de pépier n'est donc en réalité que convention, convention sociale, nationale, et quand elle est plus accréditée, inlernatlbnalc.

Le papier-monnaie, ou assignats, inventé el obstlnémertt défendu par Bliraheauetsesamis, reposait sur celte simple base : l'État frappe la monnaie avec ce qui lui convient et la fait circuler soqs la garantie de la loi snpréme, pourrù que cette monnaie, signe de richesse et moyen d'échangé,

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