‹ Histoire de la Révolution Française, 1789: Les constituantsChapitre 111 sur 117 · LIVRE QUATORZIEME. 39S · texte numérisé non relu

LIVRE QUATORZIEME. 39S

représente non fictivement, mais réellement, une valeur. 4^r, quelle est la valeur suprême, type et source de toute autre valeur? C'est la terre. Tonte pièce de monnaie, frappée t^u coin de l'État et garantie par l'Ëlal , qui repr^n^ un morceau de terre, cette valeur fondamenlale de toul«3 les autres valeurs, sera donc la plus parfaite des monnaies, bien qu'elle ne soit qu'un morceau de pB)ûer.

Mais Mirabeau ne se dissimulait rien de ce que la pensée d'un homme d'État doit apprécier dans les circonslancej, dans les passions, dans tes préjugés mêmes du moment où il avait A ji^écer en grand une transformation si inusitée eu: France du signe monétaire.

Il se disait : Le système de Law et les déceptions de la négence sur tes chimères du Mississipi ont décrédité les actions, sorte de papier-monnaie en France. Il faut donc rendre visible Thypothëque de l'assignat. Il se disait : Les biens du clergé ne trouveront qu'un petit nombre d'acquéreurs à vil prix au moment de leur vente, parce qu'il y aura cinq à six millions de terre en vente â la fois, et à peine un ou deux millions circulants pour les acquérir; il faut donc ajourner et distribuer les ventes par époques successives et par portions de sol achetable au fur et à mesure des besoins urgents de l'Étal.

Enfin, il se disait : Le clergé a répandu à tort dans les masses le préjugé de l'inviolabililé et de la consécration divjne de ses propriétés territoriales. Le champ a été élevé é la sainteté de l'autel : le dépouiller parait dépouiller Dieu. Bien que les. classes supérieures en instruction et on inteUigieBce fichent parfaitement que la dotation territoriale de tel ou tel culte n'est point le culte lui-même, et que le sol national tout entier sous les pieds du peuple ne soit que rhérit^ge de Dieu tour à tour doRpé^ usurpé,

SM tES CONSTITUANTS,

conquis depuis Charlemagne et retwufuis par )a fanrille sur la maiomorle, le clergé, dépossédé du sol, eriéra ATa proranatiou et au sacrilège. Ce «ri troublera beaucoup de consciences; le» fidèles se refuswont ft aiSqnérir tfDè parcelle des biens réputés biens de l'autel, les limldes craindront la vengeance divine, les scrupuleux le scandale, les incrédules mêmes le respect humain, le mauvais renom de ces biens. Le «lei^é, quoique indemnisé par quatre-vingts millions de rentes payées par la nation, .passera pour proscrit et spolié , les biens des proscrits ont ane odeur de ruine, de sang, de larmes lenleà s'évaporer du sillon. On évitera de les acquérir directement. On ne voudra pas avoir sur le sol sa parcelle visible, reconnsissable et revendicable peut-être un jour par les successeurs de ce clergé proscrit; il faut donc confondre ces titres dans une masse inextricable de titres telle, que la monnaie des assignats qui les représente, forcément placée comme monnaie dans la main de tous, ne soit néanmoins pour personne Un scrupule, une irréligion, un crime, une accusation. D(m< nons ces biens aux municipalités et aux villes, ^tres collée-^ tifs sans nom, sans scrupule et sans responsabilité, ef je" tons ensuite l'assigoat, qui est hypothéqué sur ees bïMs,' dans la circulation générale et forcée, afin que nul ne soit ëd réalité coupable de la mesure universelle. Le clergé laiméme vendra, achètera, trafiquera, vivra avecee Signe Mo-' nétaire hypothéqué sur sa propre dépouille^ Aprè^ quelque temps, tout sera confimdtt, réabsorbé idans la masse ifanuméraire et des propriétésjla circulMiotai'du'nwnéraire qui manque aura été si^léèe, l'expropriation t^rïtat-M^ du clci^é sera eonsomméet et la'IUvvlution aùravaincUi'

Voili le système qoe Mirabeau fit Tahùri Vua'igitat sauva daixiftos la! France de l'évanouiHsenMQtdlpsitMnsaeti^ns.parrabsenoe dKiSUiBér>iremét8lKquli. -

. Coogic

On a repriwhé depuis à Mipabesa etsuxcréalcnrB des qsstgoatsle discrédiddan» lequel ce papier^monnaie tomba sou» ce SMn>et la .raine des fortunes, quand la déitience el U vîoUttca deB,dénia|og»efl le raHldplièi>cnt jiiaqn'i I» représeDUlJoR du néant et rityfwthéqiiérent sur t'ëeliftraiid. C'est 0MUue.6i oh reprochait au légi^teurqai'frsppe une pièce d'oFde bon aloi la hoateuse moiuiaie qaedcE faussaires e>d«ssiGaires frapperont dr jour sous le même tilre«l sous le métw fxergoe que lui.

. Cette. émission noiiTelle d'assipata amena, comme conaâ^pnee» la nowtîlulioQ civile du olei-gé, question que la législetioD révolutionnaire ne devait jamais toucher que P4iir l'écarter d'elle, qui fiit la faste capitale et bientôt l'eKpûltion terrible de l'Assemblée constituante. Le titre solide (Ot qrMole de la constitution jurait avec la nature des dfux principes qui allaient s'y entre-déchirer en s'y confODdaot. Cesstitutioo civile du clergé signifiait nécessairement c(^ntrat d'uuîw entre l'État et l'Église, entr& la politique et. la «ansciaiicev enU^ le prêtre et le citoyen. Le aenl «ORtMtipbilflMpfai^e étfflt' la. liberté des deux; enehetner r«H'&l!aiitrQt c'était. Iqs ctiuti«ii)4riï et les vicier 4^nn par raumi<$'ÉbBiiLiainev''tt Mm de la philOBOphe hypocrite et de }«. religion, asservie, un de ces ceoconAsts â la fcàirelig>«HKLe^ipoUitiqitMH qui soitt la tiaionie'des psnlifM et'le macbiavélismedAf loii : ïles.MDS.traflq«aiil-ded'i*t6r4ts de

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leur foi avec les maîtres des empires, les autres trafiquant

de la foi de leurs peuples avec les maîtres des dogmes.

Le temps de ces IransacEions entre la conscience et là politique était passé. L'Assemblée faisait rétrograder les principes de la Révolution en faisant ces faveurs Ou ces violences au sacerdoce : l'État, pouvoir terrestre, né dévaft pas prendre la responsabilité du ciel. '■ ^ ■-■'

La situation faite au clergé catboliqne dans cette constitution était du reste ample et prodigue de dignités, d'opulence et de respect. '

Un évéque par département. '

L'élection de l'évëque et des curés par le peuple, comme dans l'Église primitive. ,' '

Les prêtres, reconnus fonctionnaires publics,' salariés comme prêtres par l'État. ■ m

Cinquante mille francs de traitement aux evéques'des villes principales. ' '

Vingt mille francs à ceux de second ordre. ' " ' |

Dix mille francs h ceux du dernier ordre.

six mille francs aux curés de Paris.

Quatre mille francs et deux mille qiiàtré c^nts rra^cs aux curés des localités secondaires. ' ' ',' ."' '"'i

Des pensions' sufffsantes aux ^'-eligieui^ et t^éti^eiisi^ sé^ cularisés. . .. ,- ,.. . ..

En tout qUairè-vingls millions dé rerehii net piyés par l'Etat aux membres du sacerdoce. ' " • '

L)ji.z.iit>,Cooglc

UVRE qUATpRZIEME. 3W

Tels élaient les traitements que la constitution civile allouait au clergé. Si le clergé national n'avait dépendu que de lui-même, il les aurait acceptés. Il ne s'éleva pas une yqix jppar accuser l' Assemblée de Qialveillauce ou de parcjinonie> ta condition des évëques était r^dtiitç, pour quelques-uns d'enire eux qui possédaient jusq^u'â trois cent et cinq cent mille livresde revenu ecclésiastique,,mais elle était améliorée pour beaucoup d'entre eux, et le nombre des évécbés était augmenté, La condition du clergé inférieur, des curés, des religieux et des religieuses, A l'exception des abbés et des abbesses, était considérablement améliorée, car les curés recevaient un traitement supérieur à celui que leur attribuait le haut clergé sur ses biens avant la Bévolution. Les religieux et les religieuses recevaient, dans leur ffunille, ijne pension presque égale à leur part d'existence commune danf leur monastère, plus la liberté pour les jeilnes de se livrer à des professions.

L'Assemblée ne touchait en rien au dogme, mais elle touchait témérairement A la discipline de cette monarchie romaine absolue qui ne pouvait laisser mettre la main du siècle entre .t;lle et ses ministres sacerdotaux en France, sans dénoncer le schisme et sans établir le conflit des deux pouvoirs. L'Assemblée y touchait dans l'éleclion des évéques pi4s dans le sacerdoce, mais dont le choix était attribué par élection au peuple. Elle y touchait également dans l'élection dçs curés ei^leyée aux évêques. Elle y louchait dans la sécularisation^ sans négpciatïOQ avec |e pontife suprême de B<}me, des ordres monastiques. Enfin elle était accusée il'y toucher, sans son consentement, eif revendiquant pour [a nation Içs propriétés, territoriales que la papauté confondait aVec la discipline et avec le dogme comme partie inté^rantç et infiliéna^le de l'existence el, de la majesté du cuite lui-même. Elle y touchait ^lùspro^oa-

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dément encore en professant en priocipe la tolérance et l'égalilé des cultes, en ne prononçant pas le ntot d'Église exclusive, nationale, en p)-ivaat l'Église, accoutumée A ee privilège, du droil d'être le premier corps de l'ÉUt.

n y avait M a^sez de raispns et assez de préteiLles pour que ]a constitution civile du clergé, promulguée saqs l'aveu du pfipe, devint le germe d'un schisme qui joindrait les passions religieuses, Ie& plus indomptables de toutes» aux passions politiques, dans les élémeots de guerre civile qtii s'accumulaient à chaque pas de la révolution, Vue franche déclaration de liberté et de neutralité aurait eu moins de périb que cette déplorable immixtion de l'Assemblée constituaHle dans l'organisation de l'Église.

Louis XVI, conseillé dans cette circonstance par sa foi religieuse timorée, reflisa sa sanction au décret sur la con* stitution civile du clergé avant d'avoir consulté la cour de Rome, régulatrice de sa conscience dans les affaires de l'Église. Il pressentit le schisme. Tout fait présumer dans les correspondances secrètes du temps et dans la corregpondance de Mirabeau lui-même, divisé alors par tacliquQ entre la monarchie et la révolution, que Louis XVI et ia reine ne virent pas sans espérance ce germe de division entre l'Assemblée et la conscience du peuple des campa? gnes. Le refus de sanctioo avait l'avantage pour eux d'innocenter complètement le roi aux yeux des populaticns ferventes de tout attentat contre l'Église, et de ranger 1% foi derrière la royauté.

Néanmoins, si l'Assemblée constituante avait institué son Église révolutionnée face à face avec l'ancieDue Église, sans contraindre ni les ecclésiastiques A leur serment ni les populations à leur orthodoxie nationale, la guerre ci* vile pouvait être évitée, ou du moins ajournée faute de prétextes, et les deux autels subsister, concurreinpieiit

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UTIt£ QUATORZIEME. «Il

jtisqu'è ce que l'autel salarié et l'autel libre se fussent acclimatés, comme en Angleterre, dans les iuslitulions. Mais le Serment exigé, que nous raconterons bientôt, donna motif à la persécution, des persécutions au martyre, du martyre à la révolte. Tout s'alluma du feu de la foi et du fanatisme de l'impiété nourris l'un et l'autre de brandons politiques. L'Assemblée constituante alluma ainsi l'incendie qu'elle voulait éteindre.

La liberté religieuse, premier but de la Révolution, fut ajournée d'un siècle.

Ce fut à quelques jours de distance que l'Assemblée abolit la noblesse et les titres qui constataient ces distinctions désormais puériles si elles n'étaient pas offensantes entre les citoyeiis, de prince, duc, comte, marquis, baron. La pensée des législateurs, à l'exception du petit nombre d'entre eus qui prenaient, comme dans beaucoup de démoci*aties, la jalousie pour de ta lumière, ne fut nullement d'abolir par un décret ce qu'un décret n'a pu fonder, c'estjl-dire la noblesse naturelle, mais d'abolir la noblesse politique. La noblesse naturelle, filiation authentique et honorable du sang, du temps, des œcturs, de la pureté et de l'antiquité des familles, filiations instinctives et séculaires respectées sur toute la terre, s'allie parfaitement avec la liberté et ne contredit point l'égalité, puisqu'elle ne donne à aucun citoyen de supériorité de droit sur aucun autre, et qu'elle appartient librement k tous. Cette noblesse n'est 5t,

uà LES cmsmvKms.

que de la cMsidéffition psbllqué, elle n'est poibt do prMlége. C'est Ir bonne renommËe d'une maison, la veHu dti même sang présumée dans une ménie race, le rejajtlissemeni des qualités du père sur le nom des fila, là r6càiîi'< pense des àneélrcs dans les descendants: Cette prfsompIioD d'honneur et de wrtu continnée on transmise de teiné en TCine avec le sèng, Téducallon, les exemples dans une même famille, est presque toujours conforme à'réxpêrience historique, qui atteste depuis sa première page Jusqu'à la dernière l'infliience des races et leurs prédispositions indélébiles à tel on (e1 caractère social. La nature en cela n'est ni aristocratique ni démocratique, car ces venus héréditaires de la race se transmettent aussi bien dans les plus humbles familles des classes inférieures de la nation que dans les classes supérieures de situation. La nature peut se perfectionner et se maintenir dans le foyer domestique le plus modeste comme elle peut se détériorer et déroger dans les plus hauts rangs. Il y a des noblesses dans la chaumière et dans l'atelier comme il y a des ilotes dans les pàlais^et dans les cours. C'est l'estime publique qaidéé^ne seule cette noblesse et qui l'enr^stre àT«c^ où mà^è'lti loi dans ses souvenirs. Une législation stupideffif^démocratiqne qui Toudraît abolir celte noblesse dès'^fMâille^ honorées séculairement de la notoriété de soii ÎJbttfléor j-^ ses services eu pdys, de ses vertus, devrait, pour èltk rigourensemeot cobséqueate, abolir ausSt les >ioms de'fkmille et interdire aux fils de porter le nom d\!i p&*,' car I» nom est une distinction, et ce nom èstuii litrt^'tttpèlrl^t'A tous les litres, puisqu'il rappelle des vertus et qu'i! (présume la bonne renommée. S! la pensée de- TAs^dAlée constituante alla jusqu'à ce nî^Uem«ilI ieé btinnéi et'des mauvaise» rehommées, elle dépaSsà l'tgâHfé'civiqiie-pôfir procTamer me égalité nalurcÀIe qiji n*«i9(A ^Mtlik.'qtti

LIViRE iSOAT&ÈZimÇ. lOS

çoDti;e4U la nature ^elle-méine, qui détrvit .l'émulHiion du patriotisme et qui enlève au citoyen iUustre et t(on la réioQoération d'estime que la brièveté de )a vie:I)ttiaaiae ee permet à la sAciété de lécompenscr que dans ses fils. Ifoutf croyons que les aages de l'Assemblée eonslitJia^te.ne lem^- ^Éreut pas dans celte inconséquence, et dass eett^. ingratitude, sollicitées par d'aveugles démagogties, et ^qu'ils ne prétendirent détruire que les titres qui rappeltdçnt.des [H-ivilé^s, des conquêtes, des inégalités de droit d'impôts, des bumiliationa de castes, vestiges d'une invasioD, d'une fé(Hlalité, d'upe servitude qui n'existaient plus.

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. J,8 discussion fut à la fois philosophique et éloquente, surtout par Ja généreuse abnégalioa des orateurs les plus .B(diles4e oaiDS et de races, faisant spontanément au peuple Je;sBmfice de ces supériorités devenues des hochets. Les MonlAocency, les Noailles, les Lametb, les la Fayette, Jes Saiati-Fargeau, la plupart des geotilsbommes de l'As- ^mhlée,:^ signalèrent par leur çmpressunent è r^eter «es TaiiiM^. d,ép«ui)les des privilèges ou de^ vanités d'iine aitlns «^tui^y qui pouvaient porter oaibrage è.régalité. u,* C'e^t auiourd'hul le loiuiieau de ia ,vanité,et de tous v^snûwnments.cle J'orgqeil de.casiet » ^'écr.ia I,aatbel. ,tt AbolLsgona la noblesse hérédiXairçJ n .Un t^pjilaudi?^mentf^éral prouva que.ce cri sortaU.du^.c^ur.du pays tout eçUçf. Çbarr^ i^^^^ .en ^yelff^m Ptaf id«Q^t («^

<M L£S'C(K<$tlTCA'nT3.

motifs. Ob s« prÉdpitti, «nnnie aU 4 août, an pied de la tribtine, pcruV }^'TiValiser d'afebégstlcni: On y laissa mohter la t^ayétté,' fjui portait Tégalkë américaine datas son nom aristocratique et dont on attendait l'oracle de la déinocratie'suruH'tersUjet. . - .

V 3e ne'dfsptiteraljBmais sur la parole, n dit la Fayette. «J'espère n'avoir jamais à disputer sur la constitution, «la motion que'M. deLamelh appdieest titiecdnsëqùënce •I si iiëcessaire de la constitution, qu'il' est impossible «qu'elle Tasse la moindre difficulté. Je nie contente de m'y * joindre de tout mon cœur. ■

De nouveaux battements de mains applaudirent la Fayette. Le marquis de Foucauld, un des nobles les plus obstinés aux têlustés. sacrées à ses yeux, de l'ancien régime, demande comment on récompenserait les grandes BCtIâns, s'il était interdit d'écrire sur les titres de famille : « Un tel, fait duc ou comte, tel jour, pour avoir sauvé " l'État. " — «On écrira, » répondît a^ec une mâle simpli* cité la Fayette : « Pn tel a sauvé l'État, tel jour. »

ha Fayette, outre-passant ensuite le but et confondant les dénominations respectueuses attribuées aux héritiers éven^ tuels du trône avec les inégalités civiqaes, softiint'que'ies princes dn sang ne devaient être que dés citoyens actifs."

•1 Anéantissons ces vains titres, enfants frivoles de l'oru guelletde la vanité, » reprit M. deNoai1)es.«PIus dédis- «■ linclrons que celles des vertus! Dit-on le marquis de « Franiliil , le comte "Washington, le baron Pox'î On dit « Benjamin Franklin', Foi, Wàsbingtoïi. 'Ces noms n'ont <■ pad besoin de qualification p6ur qu'on ks retienne : on « ne tes prononce jamais sans aâmiratîonl;..'»

le Vicomte de Noaillèe oubliait que ni'Wanklin ni Watiblnglon n'àTàient été dés aristocrates titrés avant d'être destitoyeos d'une fépubJiqué, f i?(|àlité des Américaitis n'é-

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