LITRE ONZIEME
-« Je dois éUe charme de ce qui araace la révoluliM, et je -< cslcole tiHit ce qui «upScherait d'atteindre le point où
■ je désire que nous nous arrêtions...
X ht pew^ se peut être modéré que par moi ; lorsque •■ je n'y suis pas, la télé leur tourne,.. Ma situation ne « PesMinbte fl celle Ae personne : je régne dans Paris et M aNruiipieiipteen raréu^'poussépard'«bomiHa6tes'cal>a- « tes...^Iïe cslcale!! pas ce qUe-je puis, je n'enferariueun « USaige... Ne calculez pas ce 4]ue j'ai fait, je ne vetlxdu- « eunepéOOiJipeBSË... Calculez Je bien public et laillbvrtê '■de mou payB, et croyez que je ne oie refuserai â atttun -■ ïanleau, à'aucran datiger, pourvu qu'au moment^u calme •« je-redetteone simple particulier, attendu qu'il ne reste « (ftPab pàS'À faireé mon ambition,. c'est d'arrn<«r A »Aro. u Telle'fist 4a manière dont je me conduirai totijMm. Si le -« TOi accepte ta constitution, jela .défendrai ; s'ills refuse, 'M ^ ie MDifcattrai. Le joor oîi il s'ttst rendu prisouBier A
■ Doi m'a plus -nmé à son service que s^it œ'awt promis Il la moitié de sou royaume. Ma «Uiatuoest bien extuaor- > diuàire: jesuisdansuMfràndeaTCOture, et jejosiade •l 'imuer tjtfe }"«■ sM'tirâi sans avoir eu méme^un matlve- •I iBsnteinbHtetix à me reprocher, eteprès avoir mis tout « itfr^HMHde à sa place, je me retirerai avec le quart de la « :(brtuiMi]sc je possédais en eailrant dran le monde...
>t 4e ev^; saas'aucun doute, s- pouisuit-iï en léerinmt A Umème persoi»Mi,-doat il canssaitlesisenUmMls royalistes, «'pmr:deoX'<:bambr-es,potirun»^iatëlu ponr'dixans, ' «-«nni d'an vélo suspensif... Si L'on n'est pas «ontMt de « moi (A la cour), il y aura du roalbeur. l'ai parlé ce matin u à' la Commune de ia aécessité' de pukiir les factieux. 'Un li-a&tfe'qiH'mel tecatt dA|wpnlarïsé ce»t fois. Le peuple
«r esft fflcité* m'accoser d'aristoeralie él de royalisme
1 NORSBSfflities imitetu»y'» éerH'll qmlqnos sew^es
plus tard; « de laisser le mÎDistére tel qu'il est. Je n'entre « rai pas au eoaseil; je ne serai pas généralissime. Mira- «' beau abandonne le duc d'Orléans à sa turpitude. Il m'a « dit BOTvBarnave, las Lametli, DuporI, des choses qui H m'ont 'bien frappé. J'attends des preuves.
•t II est simple, » dit-il ailleurs, " que, dans ce moment, " tous ceux qui ont de la bienveillance pour moi, ou qui " souhaitent se placer près de l'endroit où je serai, s'occuu peut de mon sort futur; d'autres le feront par amour « pour la chose publique. Les uns voulaient que je fusse u connétable, d'autres généralissime; les ministres m'ont « proposé le bâton de maréchal de France ; Alexandre La- ■ melh parlait de l'armée de Flandre, qui, au fond, me K coaYÎemlràit fort, quand tout sera calmé, parce que c'est •> Ut principale armée et celle qoi marcherait en cas de K guerre. A tout cela, je réponds que je ne puis m'en ocu cuper que lorsque je serai devenu inutile, et j'imagine, M entre nous, que l'ingratitude me sauvera alors de l'em- « barras des récompenses. »
Quelques jours après, il parle du supplice de Fayre's. « J'ai été touche ce soir, « écrit-il, « de la mort courageuse " de cet homme, qui est bien coupable. La fureur publique K m'a fait horreur aussi. Si je n'avais pas écrit au tribunal •1 cette lettre (qui atténuait sa situation), je serais bien V malheureux. La mort de M. de Favras me paralt'cepen- •> dant juste. J'ai parlé ce matin un peu vivement à l'As- •I sêntblée sur Mirabeau; j'ai dit : Je ne l'aime, ni nefes- •I lime, ni ne le crains. J'ai besoin d'être cOnSolé; je sUis (ennuyé des hommes!... »
Lé même Jour il écrirait au roi, en retour des faveurs et des missions donl il était comblé par la cour :« Je mets « aux pieds de Votre Mejesté la reconnaissance d'un cœur « pur et sensible qui sait apprécier ses bontés et répondre
. Coogic
LIVAE ONZIEME. 1»
« à sa confiance. Croyons, sire , que vos intentions bien- •■ veillantes seront remplies. Quand le peuple el le roi fe-
■ ront cause commune, qui pourrait prévaLùr contre eux?
■ Je jure du moins à Votre Majesté que si mon aspoîr était
■ trompé, la dernière goutte de mou sang lui attesterait * ma fidélité... »
Enfin il écrit à la même époque au général Washington, le patron de sa jeunesse et le modèle imaginaire de sa vie, une lettre dans laquelle se groupent, dans la perspective de lo distance, ses pensées réservées sur la Révolution.
■ Notre Révolution poursuit sa marche aussi heureuse- « ment que possible chez une nation qui, recevant à la fois 1 toutes ses libertés, est encore sujette à les confondre u avec la licence. L'Assemblée a plus de haine contre l'an- K cien système que d'expérience pour organiser le nouveau > gouvernement constitutionnel. Les ministres regrettent
■ leur ancien pouvoir et n'osent se servir de celui qu'ils ( ont. Enfin , comme tout ce qui existait a été détruit et •I remplacé par des institutions fort incomplètes, i! y a « ample matière aux critiques et aux calomnies. Ajoute!! H que nous sommes attaqués par deux sortes d'ennemis ;
■ les aristocrates qui aspirent à une contre-révolution, et
■ les factieux qui veulent anéantir toute autorité, peut-être
■ même attenter à la vie des membres de la branche ré- " gnante. Les deux partis fomentent tous les troubles.
» Après vous avoir avoué tout cela, mon cher général, je
i* LES CONSTITUANTS,
« TOUS dirai avec la même franchise qu« nous avons fait « ime admirable et presque incroyable deslruclion Ae tous -u lés abus, de tous I«s préjugés; que tout ce qui n'était pas « utile au peopre, tout ce qui ne venait pas de lui a été « rctrftnchéj qu'en -cotisidérant la Siluatioii fopographi- •I qife, morale et politique de la France, boii's avons opéré « plus de changements en dix mois que les patriotes les « plus présomptueux ne pouvaient en espérer; et que les X rapports sur notre anarchie, sur nos troubles intérieurs •I sont fort exagérés. Après tout, cette révolution, où l'on « trouve seulement à désirée (oomme un momient en Amé- •I rique) un peu plus d'énergie dans le gouvernement, pro- •> pagera, affermira la liberté, la fera fleurir dan? le monde ' eittier, et nous pourrons attendre tranquillement pen- « dant quelques années, jasqu'à ce qu'une convention eor- 1' rige des défauts qne ne peuvent apercevoir dés à présent u des hommes à peine échappés au joug de l'aristocratie et " du despotisme. Permettez-moi , mon cher général, de ■ vous offrir un tib1«au représentant la Bastilk telle " qn'tille était quelques jours après que j'eus donné l'or- « dre de ta démolir. Je vous fais aussi hommage de la prift- <• cîpate clef de cette forteresse du despotisme. C'egtua •I tribut que je vous dois comme an fils & son père adoptif, •I comme un aide de camp à son général, comme. un mis- « sionnaire de la liberté à son patriarche !
Ofa voit qu* "la Fayette se parait aux yeUx des républicains de là victoire dn 14 juillet et du Renversement de la