LIVRE DOUZIEME. I9t
a VoiU, si Dons eu croyons le ministre, ce qui nous
> commande JmpérieBsement de transformer la caisse d'es- I compte en une banque nationale, et d'accorder ta garan- I tie de la nation aux transactions que cette banque sera ' destinée à consommer.
<t Cependant, si nous trouvions convenable de créer une I banque nationale, pourrions-nous faire un choix plus I imprudent, plus contradictoire avec nos plus beaux dé-
■ crets, moins propre â déterminer la confiance publique, I qu'en fondant cette banque sur la caisse d'escompte?
a Et quel don la caisse d'escompte offre-t-elle en échange I des sacrifices immense! qu'on nous demande pour elle ?. .. I Aucun... Nous avons besoin de numéraire et de crédit; I pour que U caisse puisse nous aider dans l'un ou l'autre t de ces besoins, il faut que le crédit de la nation fosse
> pour la banque ce qu'il a paru au ministre que la nation K ne pourrait pas faire pour elle-même.
« Oui, messieurs, par le contrat que H. Necler nous t propose de passer avec la caisse d'escompte, la rest source que la banque nous offrirait porte tout entière
■ sur une supposition qui détruit nécessairement celle dont t le mjnistraa fait la base de son Mémoire. Si la nation t ne méritait pas encore aujourd'hui un trè&^rand crédit, ( ulleeapèce de succès ne pourrait accompafner les me- K sures que ce Mémoire développe. En effet, H. Ne«ker X nous propose, ponr suppléer la lenteur des recettes sur I lesquelles le trésor royal a compté, de lui faire prêter K par la banque oationaie cent soixante et dix millions en I billets de banque. Mais <inelle sera la contre-valeur de I ces billets? où se trouveront les fonds représentatifà de I cette aommeî
■ i<i Vous créerez un receveur extritordiitaire.
« S> Voas ferez verser dans la cai8se.|es fcHuk-qui prO-
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lS2 IBS CONSTITUANTS.
a viendront, soit de )a contrîbuIiOD patriotique, soit des « biens-ronds du dtfmaiiie royal et du clergé, dont la re- <( vente serait déterminée, soit enlindela partie deà droits
■ attachés à ces deux propriétés, et dont l'aliénation et le
rachat seraient pareillemeDl prescrits.
« 3" Le trésor Toyàl fburnirait sor ces objets des res- « criptiàns en échange de cent soixante et dix millions de « billets.
« 4" Elles seraient livrées à raison de dix millions par « mois, à commencer de janvier i7di jusqu'en mai 1792.
I Et quels seraient, dans la circulation, le passe-port de
■ ces billets de banque, le motif de la confiance que la
1 capitale et les provinces pourraient placer dans l'usage « de ce papier? Le crédit de la nation. Un décret spécial « de voire part, sanctionné par le roi, la rendrait caution « de ces billets. Ils seraient revêtus d'un timbre aux armes a de France, ayanlpour légende : Garantie nationale.
i Respirons, messieurs, tout n'est pas perdu ; H. Necker
■ n'a pas désespéré du crédit de la France, Vous le voyez ; s dans treize mois le nouveau receveur extraordinaire sera « en état, par les divers objets que vous assignerez â sa
• caisse, d'acquitter de mois en mois les rescriptîons que «■ le trésor royal aura fournies sur lui â la banque naa tionale , en échange des cent soixante et dix millions « qu'elle lui aura livrés en billets.
a C'est donc nous qui nùus confierons i nous-mêmes les 4 soi-disant billets. Uniquement fondée sur notre crédit, « la JKinque daignera noua rendre le service essentiel dé
* nous prêter, sur lenantlsiement denos rescriptîons, les « mêmes btHels auxquels notre timfcre »^r«-donn*la vie « et le mouvement: ...
■ « ' Notas érigerons donc en banque nationale privilégiée « une caissed'èscompleqiie qaatre arrêts de sarséance tint