LIVRE DOUZIEME. 2W
« VOUS empcchcraït de recevoir le témoignage de leur ■ amour! Vous avez cherché votre bonheur dans celui de « vos peuples; permettez qu'à leur tour ils placent lewf <i première jouissance dans celles qu'ils viennent vous Il offrir. Mais si nous ne pouvons vaincre pai* nos désirs la Il touchante sévcrilc de vos mœurs, vous daignerez âa « moins accorder ii la dignité de votre couronne l'éclat et la •> pompe qui, en ajoutant à la majesté des lois, deviennent I' pour vos peuples un moyen de bonheur. Vous le savez, " sire, ils ne peuvent être heureux que par le respect des « lois, et la majesté du trône en est înséparnblei La classe « la plus infortunée jouira surtout de la majesté du trône, <i car la plus voisine de l'oppression est la plus intéressée •I au maintien des lois. Ainsi, c'est pour le bonheur de vos * peuples que nous venons contrarier ces goûls simples et « ces mccurs patriarcales quî vous ont mérité leur amour, u et qui montrent aux nations l'homme le plus vertueux Il dans le meilleur des rois. «
Le roi se refusa â taxer lui-même la situation et la munificence de son peuple.
« J'aurai toujours assez, i> répondit-il, " si les créan- II cîers de l'État sont payés et si les services publics sont ir assurés. »
Camille Désmoulins et les journaux démagogues raillèrent cette noblesse de l'Assemblée et cette dignité du monarque.
» Pour mettre le comble à la joie du prince, n écrivit le lendemain l'amer journaliste, « H. le marquis de Mon- « tesquiou a proposé de lui accorder pour lui , sa femme. Il ses hoirs et leur maison, un revenu de vingt millions! « On trouvera assez civile cette pension da premier bour- « geoii du royaume!...'»
L'Assemblée cohstima le mois de' janvier tont ebtkr au