LB^,CONST(T^|STS
travail nécessaire, mais consciencieux) de la divisipn di} royaume en qualre-vingt-lrois départements, de l'ori^isation de l'armcc,' toujours ur^nte, toujours ajoiirnéie , .e;t à la révision âes (ifusious , question pleine de i;capdale qui nourrissait rindîgnalion du peuple contre l'aristot^alie vénale des dîlapîtiateurs de couf. Elle décréli» le, serment civique en trois mots qui traçaient les trois devoirs deq citoyens : Fidélité a la nation, a la loi, ^li HOi,
xvn ';;;;
Le parlement de Bretagne, cité précédemment à la barrç de l'Assemblée, y comparut le 10 janvier, D'Espréntéliil , devenu aussi fougueux défenseur des privilèges, dfis parlements qu'il avait été factieux parlementaire contre la couronne, voulut faire appel au peuple en faveur de ces iqagistrats révoltés. Chapelier l'écrasa sous des arguments, Mirabeau sous des accents q^uî firent trembJcr,)e privil^ judiciaire comme ils avaient.fait trembler le.frdne. , ,
<i^ Eh quoi! c'est une poignée de magistrats sans tifr^ et • sans cflractére qui viefln,eftt ^|re|ai(,^s(Hiye|iaj(| î.Hous « avons désobéi, et Ia^osiéri(énoii|a,a,d^riera)iin'y|^ara u que leur démence qui passera 1^ U ^stiérit^, si tputefois « elle peut y être irafisi^ïse; m(i^.)]s,ii'eff(pê<Jije|'Çflt pflf u cette grande révolution qui va changer Jji, fjiç{;.<)i|i£l()l)(t H et le sort de l'espèce hamaine>
» D'où vient l'audace de ces magistrats? quelle puissance M auxiliaire leur a inspiré tant de conSanceî Ils viennent K demander que des privilèges oppressifs soient rétablis.
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LITRE DOUZIEME. SâO
■ la Bretagne a soîiânte-sîx représentants dans celte as- K semblée, et l'on vous dît qu'elle n'est pas réprésentée ! « Onze Magistrats bretons viennent dire qu'ils ne peuvent U'fiBk consentir que vous soyez les rêgénéraféurs de cet emu'pii-êtXjé n'est pas dans de vieilles chartes,, oà la ruse, «'combinée avec la Torce , a trouvé les moyens d*opprinier K Te peuple, qu'il faiit chercher lés droits de la nation, « c'est dans la raison ': ses droits sont anciens comme le ■1 temps et sacrés comme la nature.
u Le discours qui a été prononcé cache des desseins couu pables. On cherche â rallier tout ce qu'il peut y avoir « d'espérances odieuses. Leur fierté sénatoriale vent emu pécher les Bretons d'être libres ; ils voudraient que les
■ abus Tussent éternels et que le régime féodal Tût immua- • ble. Qu'ils apprennent qu'il n'y a d'immuable que la
■ raison , et qu'elle détruira bientôt toutes les institutions « ''Vlcieiises. Vainementon cherche â séparer le monarque de «sa hation : il sera toujours uni avec elle; iltriomphera u' de ceux qui Vénlent taire de lui un instrument d'oppres- H sioli. Les magistrats ne réclament les anciens privilèges «que pour asservir leur province. Ils parlent de leujf » ËbdsefeBcet Elle est le résultat de leurs anciennes tiabi-
■ todes, 'elle les porte â conserver leurs usurpations. >
' ' A^tis ées paroles, Suffisantes, Selon lui , pour montrer riPrlsistlMfe vdltintÈ d'uiiè révolution t[m ne s'arrêterait pas devint ithË tb^è'qifândëli^ àvaït'brisé uti sceptre, Mirabeau «Ota'Ie'tléchio'éôminé jt^bië unique infligée & ces magistrats du9si îHipùissàbts deVantte'petipte' qu'ils avaient été iiisolétilirdèv'aiïtlîrtii;"-''' ■'■' ^'- '/'■' ■'■ ''"
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LES CONSTITETANTS.
Ëasalds les défendu au nom du droit historique et de ces iBéëpendances fédèratives des protinces que la nation ne pouvait néconnaltre, mais qu'elle avftit juré d'absorber dans la fédération pins légale et plus forte de tous les Prançsis.'
Barére, qui débutait à la tribune, fil valoir, contre les srgaments vrais mais rétrospectifs de Cazalés, ee droit souverain d'flne Dation qui prend sa propre dictature aux époques de régénération et de crise, et qui relire à elle tous les pouvoirs, légaux jusque-lA, pour ne reconnaître d'autre légalité que celle du salut commun.
Clermont-Tonnerre, de plus en plus rallié à la cause de la (»ns(ttalion modérée mais victorieuse , seconda Mirabeau, et revendiqua le droit de la nation contre le vain droit des parlements, qui voulaient se faire les tribuns des provinces après en avoir été les tyrans.
L'AssemÛée, pour tonte peine, condamna les parlements à prêter serment à la nation et k la loi.
Le -le, l'Assemblée accorda deux mois de snrsis aux ecclésiastiques pour faire la déclaration de leurs biens.
Le ^ Robespierre s'éleva, è l'Assemblée, dans un discours sans réplique, contre ritiiqnitéde l'article delà constitution qui imposait un cens pour condition au droit d'élire et d'être élu; il démontra que dans les provinces de la Flandre et du nord de la France, l'angmenlalion des biens ecclésiastiques avait tellement réduit le nombre des familles propriétaires et. |i]qM8ées,qa'H n'y avait pas quatre citoyens actif^^ur.centhabilants, etque-le droit d'élire el d'être
UTRB iWUZIEHE. 231
élu devenait un privilège plus exclusif des droits civiqaes que les privilèges abolis.
1 Voulez-vous donc, » dit-il, • qu'un citoyen signe avec
■ mépris par le nom sacré de peuple ?. . . Voulez-vous qu'un
■ citoyen soit parmi nous un être rare, par cela seul que ( les propriétés appartiennent â. des moines, A des béaé-
■ fîciers, et que les contributions directes ne sont pa»«n
■ usage duns nos provinces? Vouiez-vons que nons por-
■ tions â ceux qui nous ont confié leurs droits des droits
> moindres que ceux dont ils jouissaient? Que répondre
■ quand ils nous diront : Vous parlez de liberté et de eon- < slitution, il n'en existe plus pour nous. La liberté oeu- « siste, dites-vous» dans la volonté générale, et aotfe voix « ne sera pas comptée dans le recensement général des voix
> de la nation. La liberté consiste dans la nomination libre ( des magistrats auxquels on doit obéir, et nous ne cboi- ( sissonsplusnoe magistrats. Autrefois nous les nommions,
> noijts pouvions parvenir aux fonctions publiques. Kous
> ne le pourrons plus quand les anciennes contributions
■ subsisteront... Dans la France esclave, nous éiiom dis-
■ tingués par quelque reste de liberté ; dans U France de-
■ venue libre, nous serons distingués par l'esclaTage.
> Si nous pouvons vous proposer un parti qui , loin de
■ compromettFe vos décrelfletyos principes, leacimaile et » les consacre ; s'il n'a d'autre effet que de fortifier vos déc crels et de vous assurer de plus en pliM Ift eoifianSe « et l'amour de la nation,, quelle objection pouvez-vouB « faire?
t L'Assemblée nationale , considérant qne les contri-
■ butions maintenant établies dans diverses pairties àa
> royaume lie sont ni assez uniformes ni assez segemeilE
■ combinées pour permettre une ipplication juste cl nbr^ ' • verselle des décrets relatif aux conditiens i'ai^AH^,
333 LES CQNSTITU^UfTS.
■ voulant maiabeoir l'égalité politique entre toutes les > parties du royaume, déclare l'exécution des dispositions (Concernant Jd-i)atur£,et la. quotité des contributions Jié- ( ceaefiirçs pour ^re citoyen actîr, électeur et éljgible, dir- .( féi;ée jitDfu'^ Hépoque où un nouveau mode d'imposition « 8{era>/^abli; .qu£ jusqu'à cotte épo^e, tous les Frimçais, .( c!cst->à-4>re tous les citoyens domiciliés, né& Francis ou « naturalisés Français, seront admissibles à tous les em- * plois.publics, sans autre distinction que celle des vertus « ei djçs talents. » -
. Ce discours fit de Robespierre le vengeur d'une vérité : situation puissante» quoique souvent effacée, dans le sein d'une assemblée et dans le dernier repli du, cceur du peuple. Il ne triompha pas, mais il prolesta. Les proleslatioqs sont les triomphes de l'avenir.
L'incompatibilité des foaclions publiques el des fonctions de représentant, principe vrai si on en exjcepte les ministres, orgaae$ nécessaires du pouvoir royal a,tipr^(lfl ■ la représeatation . nationale, prévalut le jour suivant.à la voix depuport.
Les troubles de Marseille , rappelèrent à la Iribuqe .jjlii^iBau,. député, de Provence. Il prit «vec force le ..^rtiid^ séditieux,. contre.>la garde na^tionqle, sacri/iaDt . la, .bflnrigHQÎsie, pu {Kuple» jwur y cvnserver sob rôle de iribnçi, j - ... ., , ..■■■■:,.'.■.
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LIVBE SOCZIEHE. 23?
> Le 19 aoél, > ^-il, « cette garde nstionale tua sur la è place de la Tourette an habitant, sous le prétexte frÎToIe ( d'un atnroupetnent. Elle fat fauëe par le peuple'et abligée ■ de cacher en fuyant la honte de cet horrible attentat. ( Le Dorps âa malheureux assassiné foi prâraenë par le « peuple le lendemain dans les mes de ht ville. Au milieu « dé ce sjiectacle, si capable de causer IWertesccUée, la
< maison de E. Laflèche, consul, Tut pillée, ses meubles k incendiés. La troupe soldée entra alors dans hi tille et « saisit vingt-trois brigands flétris, dans la maison même « du consaî. Le prévôt ne les a point encore jugés, tandis « qu'il Jioursuit avec une rigueur înonïe une multitude de t dtoyensqui n'ont Tait d'autre crime que de déplaire au ( parlement et à l'intendant de la protince, dont ce juge
< cruel s'est déclaré bassement le vengeur, >
On ajourna encore le jugement de ces troubles, jugement qui pouvait amener des troubles plus sanglants.
Le 30 janvier, Sîeyés, qtii paraissait rarement à la tribune, de peur de détruire par sa parole le prestige de son silence, lut le rapport sur la liberté de la presse, vérité de principe sans cesse démeottc depuis ou modifiée par tes circonstances. Ce rapport, empreint d'une métaphysique doctorale mais sophistique, faisait de la presse un droit impreseriptiblé cdhfSrè à l'homme en noissant par la nature. L'es' sociétés chez lesquelles l'imprimerie n'était pas intentée enraient été bien étonnées d'un tel axiome; mlsis distihgdaOt aussitôt fe droit et l'usage, Sieyès, en déclarant le droit inviolable et illimité, réprimait sévèrement l'usage. Pui^, ^epreUant là thèse de la liberté absolue :'
• Dans ses rapports aVec le gdovemement'j i'di^tiit Sieyés; • la même cause se chdnge en'une source fo;onde « dé prospéritÈ nationale : elle devîenMa'Séntfaellë'ef la ( véritable sauvegarde de la liberté publique. C'elât'bien
■ la Taate des gouTernements s'ils n'ont pas su, s'ils o'ont ( pas voalu en tirer (out te fruit qa'elle leur promettait.
■ Vûolta-vottB ■.refermer des abus T Elle vous préparera les ( voies, btlayera, pour ainsi dire, devant vous cette imilc titude d'obstfteles que l'ignorance, l'intérêt personnel et
■ la aaiwaise foi s'efforaent d'élever sur votre route. Au ( flambeau de l'opinion pablique, tous les ennemis de la
■ nation et de l'égalité, qui doivent l'élre aussi des tu-
< miéres, se hUent de retirer leurs honteux dessdns. Avez-
■ vous besoin d'une bonne institution? Laisses la presse « vous servir de précurseur; laissez les écrits descitoyens
< éclairés disposer les esprits tt sentir le besoin dH' bien « que vous voulez leur faire. Et, qu'on y fasse atlefltion,
< c'est ainsi qu'on prépare les bonnes lois, c'est ainsi
< qu'elles produisent tont leur effet, et que l'on épatée t aux hommes, qui, hélas! ne jouissent jamais trop tât, le <i long apprentissage des siècles.
■ L'imprimerie a changé le sort de l'Europe; elle chan- « géra la face du monde. Je la considère comme une non-
< velie faculté ajoutée eux plus belles facullés de Iltomme.
■ Par elle, la liberté eesse d'être resserrée dans de petites
< agrégations républicaines : elle se répand sur lesroi^u- « mes, »ur les empires. L'imprimerie est;, pour rimmrai-
• stté de l'espace, ce qu'était la voix de l'orateor sur la
< p[ftc« pubtiqae d'Atliénes «t de Râm« : par elle, la pen- > séè de l^enuÉie de géni&se porte à la fois dansions les
■ lletR}'e]le frappe, pour ainsi dire, l'oreiHe de l'espèce
■ bufflaine entière. Partout, le désir secret delà liberté,
< qui jamais ne s'«tcnit eotièreBieDt dans^le oceur-de
■ rhomme, la recueille, cette pensée, avec amonr, et
• t'embrâssetjuelqRefolffavsofarefr; ellesemélej elle se « confond dàns:tQu9^ses seatiweniSi
- c jEt^e wpeut pas un xd nubile agUiutil' lu fois sur
LIVaE DO«ZlEHfi. 33S
• des millions d'àmes! Lea philosophes et tes publicïates se c sonl trop hâlés de nous décourager, eo proaonçant que
■ la liberté ne pouvait appartenir qu'à de petits peuples. u Us n'ont su lire l'arenir que dans le passé, el lorsqu'une t nouvelle cause de perrectibilité, jetée sur la terre, leur
■ présageait deschangemenls prodigieux parmi les hofflmes,
> ce n'est jamais que dans ce qui a é4é qu'ils ont voHlu re-
> garder ce qui pouvait être, ce qui devait être. ËlevoBS- ( nous à de plus hautes espérances. Sachons que le terri-
■ toir« le plus vaste, que la plus oombreHSs population,
• que tout se prête à la liberté. Pourquoi, «g effet, uq
■ iPËlrument qui saura mettre le genre humain en corn-
• mwMuté d'opinion, l'émouvoir et l'animer d'ua senti- ( ment, l'unir du lien d'une constitution vraiment sociale, c ne serait-il pas appelé à agrandir indéfiniment le do-
■ maine de la liberté, et prêter un jour à la nature même 1 des moyens plus sûrs pour remplir son véritable des-
■ seia ? Car sans donle la nature entend que tous les hom- ( mes soient également libr@ et heureux.
■ Vous ne réduirez donc pas, luessieurs, les moyens de € comnnuiifalioa entre les lienunes. L'instruction et les x vérités nouvelles ressemblent i tous les genres de pro- « duits ; elles swU dues au travail. Or, on sait que dans
■ twitee^èee de travail, a'est la liberté de faire et la facl-
■ lilé du débit ^ soutiennent, excitent et multiplient la
• production. Ainsi, gêner mal â propos la liberté de la
• presse, ce serait attaquer le fruit du %iia\e jusque dans
■ son gerOMv œ serait anéantir nnei partie des lumières
• qui doivent^feire la gloircet la rtcbesse de votre pos-
■ tenté.
■ Combien il serait plus naturel, au aouM'aiFe^ surtout
■ lorsqu'on montre avec niBm beaucoup. d^intértt aux t progréHduwBUtten», de faroriser^de lMiitet>sie9 fMces
LES OONSTlTOANTS.
Il celui qui- totlS importe le plus, te commerce de la
Une loi sévère et minutieuse en quarante-quatre articles corrigeait ces doctrines de l'anarchie de la pensée éérile par l'arbitraire des peines portées. Le jugement par jury des délits de la presse présentait seul, aux esprits iAexpérimentés du temps, une garantie d'impartialité aux écrivains. Mais l'expérience devait bientôt apprendre aux lé~ gïstaleurs que la passion est la partialité des jurés comme l'esprit de servitude est la partialité du juge; que lV)pinion seuleétàltla véritable justice et la souveraine pënatitëde la presse, et que ce sens nouveau, prêté à l'homme par l'imprimerie, après avoir renversé des autels et des trdnes, renverserait des assemblées, et n'était compressible que par lui-même. Dans ce long et terrible conflit entre la presse et la société, la victoire, après bien des ruines, ne restera qu'aux plus hardis. Le plus hardi sera celui qui, ayant la foi la plus constap^ ^ans la raison publique, dé* fiera hardiment la presse d'offusquer longtemps la vérité. Cet organe, comme le soleil moral, crée l'erreur sans donté; niais il crée Itll-méme la: lumière- destinée A fliire éVaiimii^ ses illusions, ses sophismes et ies menstmgei, excepté pénddnt les j^ourtcs dictatures, où la société, malade on ttUifblêéj imptlSe inomentanément "le repos etIeSîWce â âcs'iirgàii'^. 'Ëtélnilre la presse, e'eit ctéiâdre h conscience htiàiUinë. Lés ténèbres ne profitËiit qo'atn Ùdlfai-
UH'ilE.DOUZlEHE. 317
teuFS. Tonte politique morale .renjea le jourau peuple pour reconnaître le juste et sanctionner sa propre loi.
Sieyès et l'Assemblée avaient l'instinct de ces vérités, mais ils les faussaient en les exagérant, comme la Fayette l'avait fait dans la décIarsliOR-des droits de l'homme. Il n'y a de droits en société que ceux que la société reconnaît compatibles avec l'existence de la société elle-même. La nalare n'avait pas fait naître l'hominé avec nn terrain enclos sous ses pieds ou avec une imprimerie à sa porte. En exagérant ce sqpbisme de droits naturels, Sieyès, la Fayette et l'Assemlilép étaient forcés d'exagérer les mesures répressives contre leurs axiomes : l'un prenait la dictature d'une milice a^mèe et soldée, contre son droit naturel et illimité d'insurrection proclamé le plus sacré des devoirs; l'autre, après avoir proclamé la liberté illimitée de la presse un droit naturel, rivait une chaîne en quarante-quatre anneaux pour enchaîner l'usage ou l'abus de son principe. Mais qu'importaient des lois contre ta presse i une époque ou, il n'y avait personne pour appliquer les lois, personne ponry obéirî ,
I^s çmoutes, va nioinenl Roupies, couvaient de nou- veau dans ift. capi^le. Elles embaudiaient même le^ anciens jiardts-françaîses, devenus les janissaires soldés de l'ordre.. I^es. agi,t^tieurs ^réunirent une AUitdou^. à, quinze cents.de c^soldata dans un banq)ieMujt|Cl|a¥p^:É1^9éos, sous ivétexle dtaller demanda, saos acfne^,, Mix,^aj[ist^^ats
.C.oogle
m LES COnSTlTUANTS.
les têtes des conspirateurs jugés par leChAtetét. La Fayette, prÉvenn à temps du complot, les fit cernerdans les Champs- Elysées par sa cavalerie et par de nombreux balailloDs de la garde nationale; les soldats embauchés recoBVurent leur erreur â la voix de leur général et rentrèrent dans. la discipline.
Les magistrats du Chdtelet, encouragés par celte fermeté de la Fayette et par cette déroute <Ies sédilieut, osèrent citer Marat, le chef des agitateurs, devant leur tribunal. Haral s'évada de nouveau et remplit la France de ses gémissements et (le ses invectives.
■ Un bon citoyen, >i dit-il dans son pamphlet du lendemain, u vint m'averlir qu'on allait m'enlever. Je passai " chez uu voisin, et vingt minutes après, je vis d'une cr«i- « sée toute l'expéditian.
« A onze heures el demie s'avancèrent au petit pas, dans « la rue de l'Ancienne-Comédie , par celle Saint-André, H plusieurs détachements de huit honunes trés-peu éloiu gnés. Après le mot d'ordre donné à l'officier qui com- ■> mandait le corps de garde qui est à ma porte, ces déta- H chements s'y rassemblèrent, et lorsque le dernier fut « arrivé, ils en sortirent, se firent ouvcir la porte cochére, 1 se rendirent dans la cour, silencieusement et sur la <t pointe du pied, et se présentèrent à la porte de mon <t appartement, qu'ils trouvèrent fermée; puis ils descen*
■ dirent à mon imprimerie, demandèrent à mes ouvriers a où j'étais, prirent des renseignements sur ma personne, « sur les endroits où je pourrais me trouver, «teulevireot
■ plusieurs exemplaires de mon journal et d'une dènoncia- H tion en règle contre le ministre dc3 finances, prêta à « paraître. Ils avaient cerlaiuemcfit à lev tète quelque
■ espion bien au fait des personnes qui sont à mon servies M et des chambres qu'elles hablieut. Emnontut l'escalier
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L1TRP DOUZIEME. m»
■ jusqu'au grenier, ils arrivèrent à la porte de ma retraite, H et je les aperçus par le trou de la serrure. Ensuite ils •> entrèrent dans plusieurs pièces, Grent d'exactes mais u d'inutiles recherches, et redescendirent dans la cour.
■ Ufle demoiselle qui se trouvait chez le portier leur dit
■ que j'étais sans doute dans mon ancien appartement, « me du Vieux-Colombier. Ils s'y rendirent tous à la Tois « sans laisser un seul homme en arrière. Dès qu'ils furent « éloignés, je descendis dans la cour, et j'appris qu'ils u avatent présenté au corps de garde un décret du ChAle- « let, portant l'ordre de m'enlever partout où je serais.
■ Celordre était écrit sur un chiffon de papier non timbré. « Je quittai la maison et j'allai chercher un asile chez un M ami de cœur. Le lendemain matin, plusieurs témoins H dignes de foi vinrent m'avertir de ce qui s'était passé H rue da Vienx-Cotombier. Ils avaient forcé la porte. Le K pasvre ami du peuple, » ajoutait-il, « est si excédé de H pe»éeolions et de fatigues qu'il demande indulgence •I poBrl« désordre de sa publication d'aujourd'hui. >•
Danton était le patron avoué de Marat, qu'il méprisait, ma» qu'il afTeolaït d'applaudir comme un fou qui disait impanément des vérités fortes. II invoqua pour son client l'appuiéu district des Cordeliers. Ce district, devenu en même temps 1«. club le plus dominateur de Paris, prit Marat -mus sa protection. Marat insulta plus haut le tribunal; il éerivit une lettre à l'Assemblée, une autre i la Fayette pour réclamer la garantie du pouvoir révolutionnaire contre Texistencë posthume du Châlelet.
N Anathémel ■ s'écriail-il, ■ contre ce tribunal de sang, X d'où le puissant échappe toujours impuni, et où le cou-
■ pBble;estexpMié cfandeslinemcnt quand il a des com- « plice» d'un ranjg élevé In Atlasion S Favras, qui vivait cncwe et qu'on' Mcusait le comte de Provence de vouloir
. Coogic
sa hts cfliiTsriTtrANTs.
raire égorger dans sa prison pai* des émeotes factices, pour Teriner le louche aax réTëlationa.' ' ' '
' La Commune alors, par nn rapportée Boùcbev d'iU^îa, un doses membres les plus outragés dans la reuille dï Marat, ordonna des poursuites par-devant leChitelet contre l'agitateur dn peuple. Les Cordeliers et Danton s'insurgèrent contre la Commane et nommèrent cinq eommissalreé, eonservateurs de la liberté. Ces commissaires posèrent des sentinelles à la porte de Marat, qui logeait dans une maison attenante au district des Cordeliers, me de rÉcoIe-de- Médecine. La Commune envoya une petite ahnéé composa de bataillons d'antres districts et de quatre escadrons 'de cavalerie, pour prêter force à ses décrets. Ce cor|ii d'armée cerna yainemcnt le quartier : le district, eei^voqué par Danton, refusa de liVrer le coupable;- H enrO^'une députation à l'Assemblée pour aecusn'la mnnicipfllllé'jti- SurpQtion sur les droits dés distrièts et de sé*tëes' contre les citoyens. L'Assemblée réprimanda timidement l«s 'Cordeliers,- et les conjnra deire prêter* l'exéeBlittndu'décret 'contré un de leurs mëmbt-es:' - ■ . . ; ;■ i.:, -, :.
' Pendant ces i^pèls 4 l'AsMmltlé^ïteës<ré3i!UntU'ife4a Gom'mntae; lé peuplé, ' au Mmftre- dë'éeot îMlle,' 'homihes, fèmmeâ et' enfatitSi -afmés; désafméSj'-s^ippllhMs; 'thèmiçants, s'était jeté, dans h quaiHii;i>'dér'1I(ml(#er3^ -entre WmïAijieii^e'etl'atittée mt^le. <lftt4e>,' eoHarïaltdanl de bataHionv Hnilirel Intrépide, iÈéfcoaa«oAiro Ib nioUesse
UVRE ppCZISHK-. Sfl
^eses îold(i(9. Jt'arinéÇjSe, relirti d'çlle-ni(!me, débondée devant l'attroupement et les vqçirératÎ9nç du ^uptè. Mar rat, vainqueur, disparut de nouvesu pour fomenter des séditiona plus décisives.
Un antre pamphlétaire^ nommé Jtulledge, publia contre H. Necker une accusation incendiaire qui souleva également la colère du peuple, les sévérités de la Commune, le patronage des Cordeliers.i NéiAer y Était traîné dans la fange des calomnies, les mieux accueillies par ce même peuple. i^i. axait arboré, quelques mois auparavant, son Itfi^te^pQur.iflole.:
Coiome^ homme politique, Rutledge lui reprochait s«s habitations, à rCAonnaitre les droits représentatifs des plélié(ei)%i,.cûnivie financier, sa faveur pour l'egiotage, dont il l'aceusait d'avc^r partagé les usures sur la nation; comme « administrateur des subsistances, il lui reprochait son incap^cit^ et ses collusions avec les prétendus accapareurs. Il évaluait à quinze millions sa fortune, preuve, selon lui, de.sa cupidité et 4e ses gains dans la banque. La fortune é(aitf;rande, mais honorable et pure.
„... -if ai fait.iqa tâche, ■ disait Rutledge } « que H. Necker ,ff,f«tiw«,)a s^nnt, Mpnsiejtr l'admiaistratear cfca finances, < jos^ûçfiTKiOiU? sans délai aux yeux de la nation.. ..Garder .f.h siUnw,. SOT, un ^lp<)iilti,. cp. serait passer condam-
f WiiOP,, :■ ■ \ ...:....,.. .. . . ; ■ ■ ^ ■ .'
. ,«>Jjp.4()q«/^ pfip jBoi),pl)ts k jçhange.au pul>|ip, en sou- ■ doyant des plumes vênaW.pQui; ine diiïatnex ; il ne pJ»I<Wit,!B*B.W-dç (ipw(.pi^,.de .volrpiu^tifleption,.. Je ' .iilfkV»;t^af|«W ti^evanl. I^.^ajlion,, comto^ ,vin,|écf;i)(aift..pv- «,b|ic;.îiL.f«j^ %ou$ , lifver.çpnaplétf ment <)u,eofCOi(rir. les
■, suite» Ae:sa,jiisieiadJBQ^K ..^ ^.,>.. ,.-
• ,las faiteque j:aifl|Wg*és contre v)0|W a9pt„^^flôf(}ri,#é u publique; ils , torw«a|. ]a preuve, de y4s„4it«i|ita^, ,!^ ç f l/e *. M
U3l.z.llt>>COOglC
4t ItS CONSTITUANTS.
' preuve «st jugée illusoire, j'ai tort sans donte de m'étre
I abusé; et si, pour expier ma faute, il faut que je pê-
■ risse, je périrai.
c Si elle est jugée victorieuse, je périrai encore par les I nuées d'ennemis publics attachés à votre char: j'en ai > trop dit pour pouvoir échapper.
■ Peuple in^ral et frivole, qui accuMS les tynoB et
< abandonnes tes défenseurs t je me sois dévoué pour toi ;
■ je l'ai sacrifié mes veilles, mon repos, ma santé, ma li-
■ bertét,.. Et aujourd'hui tu me vois en aitesce poursuivi
■ par tes ennemis, et forcé de fuir poar échapper A leur • fureur... Hais non, je ne te fais point de reprodies : m»
< vertu serait-elle si pure si j'avaiseompté sur ton OTKMirfi
xxui
Rulledge, menacé d'arrestation par la Comnnme, oùsi^ geaient les amis de Necker, recourut comme Starst i la protection toute-puissante des Cordelters. Le district, ras^ semblé et composé des amis de Danton, Paré,Fabre d'Églaiitine, puplaîx, Audotte, répondit que, sur la demande de Antledge, qui requéraitla protection des Cord«liers,rasaieiiblée générale, unanimement co|iY(>quée, pl^gaîtAutledge sous la sauvegarde delà loi. j\ÎRst s'élevait,. de, ^lartiec ^' quartier, de club à club, puissance contria paissanee, sous les yeux du roi, de l'Assemblée, de la Cpmmnne^ «Vsous l'épée de la Fayette.
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Lirai nwziuiE.
Les royalistes de l'Assemblëe vouIore«t organiser aussi, en favcvr de lenr prirtdpe , cette puissance anarchique des clubs, dmt les Jacobins et les Cardeliers leur donnaient le modèle en concentrant en eux une puissance d'a- {itft4io« supérieure i toute loi. Us ignoraient que les clubs, qui Eont la représentation de la passion populaire, n'ontde force que pour lès majorités, et n'attestent des minorîtés que l'iinp^BlBrilê et la faiblesse. Le club des Grands- Augustîns ou desMalouetistes, du nom de l'orateur principal de celte réunion , afBcba rîmpartialltè pour attirer ù lui les hommes d'ordre et de modération. Hais l'impartialité est le crime contre tous les partis dans les temps de factions. La prétention d'imposer des digues à l'exagération des principes irritait davantage les fanatiques d'opinion, que le courage de nier ces principes et de les combattre en fKe.'IMalouel, Huteàu, l'éféque de Nancy, la Fare, Boufflers, Bédon, composèrent le noyau de cette réunion. La dnAt» entière de l'Assemblée s'y affilia, à l'exception des neuibtes du parti de la eonr trop signalés par leur opposîlion: violeble aux prîneipês populaires, tels que Maury, d'Espréménil, Gazalès, dont la présence aurait pu démentir le (Mi^blèré d'imparliatité de la réunion. Les membres pu- Mièretat fturâ prïneipes et It^r règlement dans un avis au puMic, dont relique mot justifiait leur but.
■ Nous, •*• <Hiaîènt-ils, u membres de l'Assemblée na-
■ Uonale, ennemis de toute mesure exagérée ou violente,
■ dévoués i la cause de la liberté et dn salut public, etta-
■ chés aux intérêts du peuple, nous ne cesserons de nous
su LES COJfSÏITlTAKTS.
< opposer :â tout pt-ojet qui tendrait à l'égarer, soit en lo ( portait 'au désordre, soit en l'excitaiit' au mépris de la ( tonali^tkmëtde^loîs/
< Tout citoyen, selon nous, doit se soumettre à la con-
> slitution : le temps et l'expérience maniresteront et cor-
• rigeroat légalement ce qu'elle pourrait avoir de défec- ■ tueux. Il est plus que temps de ramener l'ordre et la « sécurité, de rendre au roi le pouvoir exécutir suprême,
> conrormêment aux principes de la constitution.
H Nous défendrons les droits de l'homme et des citoyens.
< Les titres étant abolis, le seul titre de citoyen doit réunir
• tousics Français.
>[ Nous voulons la liberté de la presse, fin réprimant par
• les lois SB licence
Deux articles seuls de cette déclaration contrastaient avec l'esprit de la Révolution qui respirait dans tout le reste : c'étaient les articles sur la liberté pleine et sincère de conscience, premier but de la Révolution. Le club des Impartiaux demandait que la religion catholique eût seule dans le royaume le privilège du culte public el du titi-e politique de religion nationale. Partant de ce privilège, la déclaration demandait une dotation territoriale imliéhàbte pour l'Église.
La presse, vendue presque tout entière aux Jacolîns et aux Cordeliers, s'indigna de l'aiidace des députés royalistes ou impartiaux. Leur crime était de vouloir user en 'faveur de leurs opinions de celte liberté d'associatioÀ dénl'lés ïacobins poussaient H licence jusqu'aux écrits lésplus impunis. Ils se déchaînaient contre le cf iib rïvlil et Contre le manifeste des' Impartiaux. Le peuple,' soulève par ces feuilles, ne tarda pas ù s'émeUter et à insulter les orateurs etiéd spcbtatfeurâ dù'dlub^ Ttiutè lentà|îvè pour modérer la Révolutitrfi loi paraissait uo complot contre la liberté.
- LIVRE BOUZIEME. US
hes portes du couvent des Théatios devinrent le UiéAlre d'un attroupement permanent, et ne tardèrent pas & être fermées par les menaces et par les violences des autres clubs.
Le roi, cependant, ouvrait son cœur aux hommages et aux augures de paix qu'il venait de recevoir de rAsseiublée, ft l'occasion de la nouvelle armée. 11 voulut, d'après les conseils de M, Necker et de la Fayette, reporter lui-même â l'Assemblée an gage de concorde et de bonne foi à son peuple ; U se rendit, accompagné seulement de ses ministres, qu milieu des députés prêts à clore le travail de la constitution, et prononça un discours propre à rallier les opinions et les £œurs.
« Que les vrais citoyens, n dît-il, ■ y réfléchissent,
■ ainsi que je l'ai fait, en fixant uniquement leur attention K sur le bien de TÉlat, et ils verront que, même Kvec des Il opinions différentes, un intérêt imminent doit les réunir M tons aujourd'hui. Le temps réformera ce qui peut rester « de défectueux dans la collection des lois qui auront été II l'ouvrage de cette Assemblée. Hais tout principe qui teO'
■ drait ô ébranler les principes de la coustilutioa même, », ti^ut concert qpiaurai^ pour but ^e Is renv£rser|0u d'en « affail^lir l'^eureusp iniluence, ne serviraient qu'à ,in(rQ- « dujre au ipîlieu de nous les maux effrayas de. la; dis* « corde; et, enaupposant lesuoc*^ pariiel,au,.lBaaeatpn^ * d'une sem^Ublf^ tentative poutre jnoq p()ugltt «bjoiii» )c
9M LES GOHSIVTVAKT&
■ résultat nou pm^'ait, MASTemplaceiiient, de divers ■I biens dont le nouvel ordre de choses nous offi-e la a jierspective. -
H livronHious donc de bonne foi at» espér&noea ipte « nous pouvons concevoir, et ne songieena qu'à les réaliser « par un accord unanime. Que partout on sache que le mo- II narque et les représentants de la nation sont unis d'un u mËme intérêt et d'un mëmeTceu, afin que cette opinion. Il cette ferme croyance, répandent dans les provinces un « esprit de bonne volonté et de paix... Un jour, j'aime à « le croire, Ions les Français indialinctement reconnaîtront Il l'avantage de l'entière suppression des différences d'oru dres de l'État, lorsqu'il est question de traviailler eDcianu mun au bien publie, à celle prospérité de la pairie qui M intéresse également tous les citoyeus; et cbîwundôit u voir Bans peine que, pour être appelé dorinavanl A « senriFl'Ètat de quelque manière, il suffira des'étre rendu ■I remarquable par ses talents et ses vertus... «
Après avoir parié de la noblesse et du cler^, U disait :it J'aurais bien aussi des pertes i compter si, an milieu ■ u des plus grands intérêts de l'État, je m'arrêtais À ita
I calculs personnets; mais je trouve aœ eompcDMtieaqai . u me suffit, une compensation pleine et entière dans fèc- « croissement du bonheur de 1b nation, etc'tstdufoad'de
II mon cœur qne j'exprime ici ces s^timenls. Je'défendrat K donc, je maintiendrai la liberté constitutienndLe'tbint Is <t wéu général, d'accord avœlie mieo, a consneré les piin- •t cipes. Je fais davantage : et, de concert «véc (à rei^e, M qui partage mes smtiments, je préparerai de bonne H beùre l'e^rtt et lé cœnr de tara fils «a uouvel «rdre de. Il choies que lescirconstaHeesdutameué.' '
« Puisse celte jouniée, e4 votre Monarque vieiit'»'Bnir s àYO^dè la Bianiére la plus frauhe et'itapld) «Miëre,
LIVBB MWZIBJIE. U7
< éti€ n&e époque mémoralilfl dans l'histoire de cet ■ empire t
■ Elle le sera, je l'espère, si mes vœuz ardents, ai les i iariuttes exhorlatiODS peuvent être ua signal de paix et > de rapprocheiaeBt enlre voas. »
Cette touchante adjuration an cceur et à la raîsoo des repriseBtaals de la France, dans la bouche d'un roi qui ne pouvait plus Yaiocre et qu'on savait -iucspable de tromper, anr[Hrit A l'Asserablée tout entière une de ces émotions qui seraient des traités de paix si elles pouvaient être permanentes. Les membres delà gauche, du centre, de la droite, se nufondirent dans une acclamation d'autant plus significative qu'elle était plus irréfléchie. Robespierre lui-même apiilandit; PédoB se retint pas ses larmes. Un député jacobÎB medéré. Goupil de Pfcfein, demanda avec enthou* siaeme que l'Assemblée Ëxit cette émotion fugitive et lui dennAt le caractère d'un acte éternel, en prêtant individuellement à iMUte voix le serment de Sdélité i ce roi qui se confondait sÛDsi avec la Ipi et avec la iiation. Cette propoeitÎDB'fut votte d'ivresse. Bureaux de Puzy, qui présidait ce ÎMr-U, hoanéteJiomme qui ne savait mentir ni au roi ni BU'peupleet qui unissait tousses devoirs dans un sérieux patriotisme, s'avftoca le premier à la tribune pour prêter le serment. Tous les membres de l'Assemblée, appelés lentement parlews nems, montèrent successiveineut i la tribtine, et^ pr^nantpar leurs gestes h ml et ta Erouce A
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»B LES CONSnrVAHTS.
témoia, jurèrent à leur tour , au bruit des applaudissements. L'explosion du cœur de la France avait répondu à un mol du roi. On était las de se défier, de se haïr, impatient de se réconcilier et de l'alqaer.
Le roi, reconduit jusqu'aux portes de son palais par l'Assemblée, dans le touchant désordre de l'enthousiasme, reiilEa plein' de reconnaissance pour un telpeupl». I) fit péaélrer l'espérance et l'altendrisEemeBt dans k cœur de la reine. Le pevple, entraîné par l'exemple de l'Assemblée, lut à travers ses larmes le discours du roi, répandu à milliers d'exemplaires dans les rues de Parés.
Un vent de sérénité et de joie poussa le popula6on de Paris autour de l'hétel de ville ponr y répéter à bi facC'du ciel la seène et le serment de l'ABsemblée. Les crîsd'nne multitude innomln'able roreérent Baillyâ sortir de i'hibsl de ville et i prononcer solennellement sar le balcon, sn nom du peuple, le serment mntuel prononcé par les repro^ sentants à la France. Bailly jura au nom de' Paris. Le peuple entier éleva, m le répétant, son serment jusqu'au ciel. Soixante membres du conseil de la Commune, Iratérsantâ pied la capitale à la suite de Boillyt allèrent reporter BU roi ia reeonnaiasaiice et la joie du penpte; A ïeut''retour, ils trouvèrent Paris spontanétneat illuminé, comme pour prolonger un jour qui semblait trop coart â la féNétté publique. Lo serment, renouvelé! le dimanche suîvant'par îes députés dans la ca^édrale de Paris; reçut la consécration d'un acte religieux etleCAractèl^ 'd'iaU''seiltlËieDt étemel. '■ '' ■"'" ■■ ' -
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