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Le même jour, la jeanesse de Bretagne 9» oonfèdéraît A PontiTy pour défendre la constitotîOB démocratique centre les complots du clei^é et de l'aristocratie dam tes proyinees.
Le comte d'Artois envoyait de Turin des émissairei dans le. iBi4i de la^France pour insurger l'aristocratie^ le eick'gé et les .pajfsans. eofitre la eoastitutien, '
L'insurrection des campagnes contre les châteaux, les jnceadies, le pillage, let meurtres, un moment réprimés, fid renouvelaient dans les provinces reculées, sous prétexte d'acrncher aux seigneurs leurs titres de rentes féodales. , iLe tocsin sonnait à chaque Instant dans les villes pour appeler les gardes nationales et les troupes au secours des sillages menacés. Dans le Quercy, de généreux citoyens perdaient la vie en s'efforçant de disperser ces altroupetoonta. Dans 1^ Languedoc, des familles nobles arrachées k leiiiis.dentei^eâ:et emprisonnées par les paysans insurgés ntélaivmt déliNrées qu'après avoir payé la rançon de leur délivr.; ne^ eadomitEA qUitlance. de lenrs revenus arriéi^si E^i Cht^pagne, U peqpte, j^olsidénint toutes les PcdeJian^ G^,e)i,aatur^jpomme, une féodalité abo^isT refnsdil, les armes à la main, de payer le prix de ses fermages^ le Rouergne, le Périgord, le Limousin, la basse Bretagne, étaient sillonnés par des bandes incendiaires qui rappelaient la jacquerie. Le rapport de t'abbé Grégoire, eu nom du comité des recherches de l'Assemblée sur ces excès, signalait, le 9 février, pour cause de ces calamités, l'igno-
9W LES CONSTlTUAfl!rS.
rance de la langue, la fausse ÎDlerprétatiou des décrets de l'Assemblée, les instigations des eanemis de la Rcvolution poussant aux exagcrations pour décrcditer les |»'incîpes ; il montrait la Lorraine prête à se décbirer dans une guerre civile sanglante; il demaudait à l'Assemblée des décrets explicatifs de ses premiers décrets, aux municipalités des instructions, au roi des troupes pour éclairer, réprimer, combattre les perturbateurs de l'empire.
" Que demandez-vous t » lui répondit l'abbé Maury, déguisant ma) sous un découragement affecté sa tristesse du triomphe des ennemis de la Bévolution. * Ces excès ne ■ sont pas l'ouvrage des hommes qu'on aurait crus cona Iraires à la Révolution ; ils ne sont que l'affire^ corn- « mencement d'une guerre civilel...
« Et que proposez-vous? L'action du pouvoir «técvtif? « Mais ses tribunaux sont suspendus ou vacants par suite « de vos propres décrets. Des troupes? Hais les irpupes « soldées, d'après vos décrets, ne peuvent marcher contre » les citoyens que sur l'ordre des municipaux ; et les mu- •I nicipaux, effrayés de la multitude des brigands, n'osent •I invoquer contre eus la force armée ! Les milices ufttiou nales? Mais elles ne sont pas aux -ordres du pouvoir okéu cutifl
« Le second moyen que vous proposez consiste i éorire u aux provinces pour les engager i la paix, au respect dû Il à la propriété; mais est-ce à des invitations que nous Il devons nous arrêter? Quand ou incend^ le» phâteaiix, « quand on massacre les citoyens, quand le prétexte bypo- •I crite de la constitution tend à la renverser> est-ce par u des invitations que le corps législatiC4oit,trai|«r avec des u scélérats ? Non ! C'est par des décrets supposés qu'on a u commis des crimes, c'est par des décrets qu'il faut dire u anatbêmo aux brigands. Pourquoi des palliatifs, tandis